LOUIS XVII – AUTOPSIE D´UNE FAUSSE VÉRITÉ ( projet en cours de réédition) [ MAJ 27/09]

septembre 21st, 2016

MAJ 27/09 Et une raison de plus de poursuivre nos recherches sur le destin de Louis XVII !

La fin de l’exil pour les derniers Bourbons ?

 

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Fondé en 2013 par Nicolas Doyen, sapeur-pompier de son état, passionné de patrimoine et d’histoire et par Julien Morvan, professeur d’Histoire-Géographie, « l’association pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons », n’a eu de cesse de porter ce projet historique depuis 3 ans. Aujourd’hui, elle amorce le dernier chapitre de son existence. Le samedi 24 septembre, l’association a eu le plaisir d’accueillir à la mairie de Saint-Denis, les descendants enthousiastes de Charles X parmi lesquels, SAR le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, cousin du duc d’Anjou Louis-Alphonse de Bourbon, et SAS le prince Charles-Henri de Lobkowicz.

« Apolitique et citoyenne », loin de toutes querelles dynastiques qui agitent continuellement le microcosme royaliste et réunissant divers soutiens issus des deux branche dynastiques, l’association, dont la présidence d’honneur est assurée par l’écrivain-journaliste et historien Philippe Delorme, avait peu avant sa création pris contact avec le ministère de la Culture afin de le sonder de nouveau sur cette question. Le responsable de la mission aux Commémorations Nationales avait alors marqué son vif intérêt pour le renouveau de ce projet devant réconcilier la France avec son histoire, avec pour seule condition, que « les historiens s’assurent que le défunt n’ait pas exprimé la moindre réserve sur un rapatriement de son corps et que les représentants actuels de sa famille s’y montrent favorables ».

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MAJ 26/09

Vous avez dit  » Lois Fondamentales du Royaume de France …. renaissance du Royaume de France  » ?

Aussi ne pouvons-nous résister au plaisir de citer la conclusion tirée du dernier article publié ce jour sur Royal-Artillerie, qui nous propose une belle escalade, en attendant de pouvoir vous proposer la réédition de notre ouvrage, à laquelle nous travaillons actuellement, au milieu de notre vallée de larmes !

De l’abdication des rois de ce temps

La monarchie étant un régime de chair et de sang, a cet avantage sur les régimes froids, de l’adaptation. La « coutume » se crée en continu. Nos rois de France n’abdiquaient pas, seule leur mort était le signal du renouveau. Souhaitons que les sages qui veillent aux lois fondamentales du royaume de France sachent le jour venu en adapter les dispositions aux circonstances, ce que les anciens n’avaient jamais cessé de faire du vivant de la monarchie avant que leurs lointains successeurs ne les figent dans des concepts hors du temps quand la monarchie fut morte. Les Lois sont une indication, un cadre, un canevas, un scénario. Elles évolueront à nouveau lors de la renaissance du royaume, naturellement. Pour le moment, gravées dans le marbre funéraire d’un régime disparu, elles nous servent de main courante sur la via ferrata de la restauration ; mais il faudra bien quitter un jour les parcours touristiques escarpés et entrer dans la vraie vie des nations.

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Chers amis lecteurs, 

Ainsi que vous le savez, la dernière édition de notre livre est épuisée et nous travaillons actuellement à une nouvelle version imprimée, enrichie de nos dernières recherches, que nous envisagerions de publier prochainement, et dans laquelle serait insérée notre étude critique de la thèse défendue par l’historien Louis Hastier et le Dr Jacques Descamps sur la mort de Louis XVII au Temple avant le 8 juin 1795. 

A l’heure actuelle, seule une version numérisée de l’édition 2014,  en noir et blanc, est disponible sur ce site dédié à l’auto-édition.

En raison des demandes enregistrées lors des Journées Chouannes de Chiré des 3 et 4 septembre 2016, *** voir PS *** nous réfléchissons à une proposition reçue d’une maison d’édition, qui nous permettrait de publier une mise à jour complète du dossier sur l’énigme du cimetière Sainte-Marguerite, avant de reprendre nos recherches sur les traces de Louis XVII hors du Temple, en l’honneur de la mémoire de la Reine Marie-Antoinette, si outrageusement calomniée par ce qu’on peut lire ici ou là  … 

Nous serions donc infiniment reconnaissant à nos lecteurs qui pourraient être intéressés par ce projet, qui n’est pas encore finalisé, de bien vouloir nous faire part de leur avis, que nous prendrons très volontiers en considération.   

En outre, avec l’aide précieuse d’un ami, nous avons aussi en chantier une version anglaise de notre livre que nous pourrions peut-être publier dans le courant de l’année 2017. 

Merci par avance à tous pour votre bienveillante attention.

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*** PS *** : Vous pouvez avoir un aperçu ( publié ce jour ) du 

en cliquant sur l’un ou l’autre des liens ou photos proposés …

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Lectures Françaises 

Présentation du livre "Musulmans, vous nous mentez"

Les « hérétiques » de Riposte Laïque au 50e anniversaire des journées chouannes de Chiré !

Autour de l’enfant au yoyo du musée d’Auxerre

septembre 6th, 2016

Après une longue pause estivale, c’est avec une reconnaissance à la mesure de la compétence de leurs auteurs que nous vous livrons les réflexions de trois experts du CEHQL17 , au sujet d’un tableau qui avait longuement retenu notre attention sur nos premiers forums MSN et Google, sans que nous puissions conclure ! 

Et nous profitons de cette étude pour saluer avec joie la résurrection du site du CEHQL17, dans laquelle on voudra bien nous autoriser à voir un signe, parmi d’autres, de celle du Royaume de France, que nous appelons de nos voeux par la découverte de la vérité sur le destin de Louis XVII, à laquelle nous travaillons, grâce à Internet, tel un nain juché sur les épaules des géants qui nous ont précédé ! 

Bonne lecture.

PS 07/09 – 17 h 20 : Merci à Mme Renée Lescaroux qui vient de nous communiquer les images ci-après, avec des observations complémentaires en cours de vérification, que nous ne manquerons pas de vous communiquer dès que nous serons en mesure de le faire.

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DJX12 - DoisyDAAVP12 - dauphin

L’enfant au yoyo du tableau du musée d’Auxerre

par Renée Lescaroux  en collaboration avec Arnaud de Jenlis et Gilles de Raismes ( membres du CEHQL17 )

1ère partie

En histoire il n’y a pas de petits faits, ou, du moins, il n’y a pas de faits négligeables. Un détail banal, une chose en apparence insignifiante, peuvent jeter tout à coups un rayon de lumière qui permettra d’avoir un fil conducteur pour la direction des recherches.

Au mois de janvier dernier, notre ami Gilles de Raismes m’a fait parvenir par internet deux dessins à la mine de plomb représentant le Dauphin et Madame Royale par « Louis Auguste Lebrun » en ajoutant : « vous avez le bonsoir du petit Louis ». A ma demande sur la provenance des dessins, Gilles m’a répondu qu’il s’agissait d’un album sur Marie Antoinette avec des tas de gravures et la reproduction de manuscrits. – Notes de Charles Kunstler – exclusivement réservé aux Sociétaires du Club du Livre d’histoire, imprimé en 1956.

Comme j’ai depuis longtemps une très mauvaise opinion du Club du Livre, j’ai tout de suite reconstitué, grâce à internet, la vie et l’œuvre de Louis Auguste BRUN, né à Rolle dans le pays de Vaud en 1758 dans une riche famille bourgeoise ainsi que les événements aux Tuileries du printemps 1791, à l’aide des mémoires de Weber, le frère de lait de Marie-Antoinette.

Employé d’abord à Dammartin par le Duc de Luynes qui l’avait présenté à la Cour, il a très vite travaillé pour différents seigneurs mais surtout pour la Reine et pour le comte d’Artois avec lequel il s’était lié d’amitié.

Ayant copié pendant son apprentissage à la demande de ses maîtres un grand nombre de Hollandais célèbres il est devenu un bon peintre, surtout pour les paysages et les scènes de chasse. Mais quand il y a des personnages dans sa peinture à l’huile on peut lui reprocher une certaine raideur. Il est classé en histoire de l’Art comme paysagiste, peintre animalier et dessinateur. Dans cette dernière technique Brun était un génie.

Quelques années avant la Révolution il avait été nommé par le Roi à l’Académie et était devenu Directeur des Études de Peinture et de Dessin pour Marie-Antoinette et Madame Elisabeth.

Brun vivait à Versailles mais aussi à Paris et voyageait assez souvent. A Paris il était ami avec le dessinateur et graveur Prieur le Jeune (les tableaux historiques). Prieur et sa famille habitaient l’Enclos du Temple car J.L. Prieur le père ayant été orfèvre à la Cour n’avait pas été payé, déclaré en faillite et poursuivi par ses créanciers. La possibilité de se réfugier dans l’Enclos du Temple pour bénéficier du droit d’asile l’avait sauvé.

Brun a quitté Paris en 1789, peu de temps après la prise de la Bastille, pour s’installer à Versoix, dans l’Ain. Bientôt il a été dénoncé par les Jacobins de Versoix comme royaliste et a été obligé de se réfugier à Genève, toute proche. Là aussi il a été dénoncé cette fois-ci par Madame de Staël, comme révolutionnaire.

Le joli enfant bien habillé qui montre sur un côté un petit oiseau sur le bord de la cage et de l’autre côté une corbeille de fleurs s’appelait Charles François Doisy, né à Versailles en 1785 comme notre petit Louis. Son père était cuisinier à la cour car le petit Doisy dit dans ses mémoires qui datent de 1863 que son père était « un grand saigneur » mais qu’il ne supportait plus le sang et il est par la suite répertorié comme domestique et coiffeur et plus tard comme lamineur. Le petit Doisy, comme d’autres enfants de la domesticité de Versailles, jouait tous les jours avec notre petit prince à la demande de la Reine et faisait aussi partie du « Royal Bonbon » régiment que la Reine avait crée pour amuser les enfants. Et le comte d’Artois appelait le petit Doisy jamais autrement que « le petit Sozie » et Marie-Antoinette disait que les deux petits étaient comme des jumeaux.

Lors de l’installation de la famille royale aux Tuileries, environ 30 domestiques avaient suivi, dont sans doute Charles Louis Doisy, le père du petit Sozie, que nous retrouverons peut-être en 1795 chez le marquis de Fenoyl dans l’Ile Saint-Louis. Doisy fils indique d’ailleurs dans ses mémoires la relation de la famille Doisy avec Madame de Sainte-Aulaire.

Au printemps 1791, la Reine avait enfin réussi à persuader le Roi de la nécessité de quitter Paris. Elle eut en effet une très grande part à la négociation avec Mirabeau car elle pensait très justement que les mêmes scélérats qui avaient eu le talent et l’audace de détruire la monarchie connaissaient seuls les moyens de la rétablir et en auraient peut-être la faculté. C’est Mirabeau qui voulait absolument que le Roi s ‘éloignât de Paris ; il avait fait plusieurs plans à ce sujet, et il en garantissait le résultat. Mirabeau mourut le 2 avril 1791 après sa réconciliation avec Talleyrand.

L’opposition que le monarque trouva de la part du peuple de Paris et de la garde nationale pour aller passer la semaine sainte à Saint-Cloud avait très vivement affecté le Roi et depuis lors il ne balançait plus sur le projet de fuite. Il fallait échapper à la garde et à la surveillance intérieure.

Des propositions raisonnables faites par des gens raisonnables dévoués à la famille royale avaient été rejetées pour arrêter le choix sur trois gardes-du-corps inexpérimentés mais méritants car ils avaient sauvé la vie à quinze autres gardes-du-corps que les assaillants du château de Versailles allaient pendre sur le champ devant les fenêtres de la Reine dans la nuit du 5 octobre 1789 . Le voyage à Varennes était donc une récompense. L’énorme berline que Fersen avait fait construire et dont le toit était surchargé d’un immense tas de bagages auxquels la Reine ne voulait en aucun cas renoncer, et l’exigence de la Reine d’avoir avec elle Madame de Tourzel au lieu d’un ancien officier qui connaissait la route et savait prendre des décisions, a été dramatique.

La Reine avait confié depuis un certain temps la rédaction du plan de voyage à son secrétaire personnel, Aujeard qui devait monter le projet et rédiger rapidement un mémoire pour le monarque. Au lieu de travailler à l’abri de toute indiscrétion dans son cabinet Aujeard a dicté son travail à un commis qui en a pris copie pour le dénoncer à la prévôté. Aujeard a été arrêté et mis en prison mais comme il avait réussi à détruire la copie, l’original étant confié à la Reine, il a été acquitté par le Châtelet faute de preuves.

On croyait que le marquis de Bouillé avait sous son commandement plusieurs régiments très loyaux. Cela n’était pas le cas. Le ministre de la guerre Louis Le Bègue Duportail avait retiré les régiments fidèles pour les placer ailleurs et Bouillé était subitement resté avec ces fameux dragons qui cuvaient leur vin, offert largement par la municipalité de Varennes. Arrivée à Varennes, la voiture du Roi n’était pas protégée comme prévu.

Retournons aux Tuileries pour voir les préparatifs du voyage. A force de chercher où l’on pourrait sortir du château avec le moins de risque, la Reine se rendait compte qu’une de ses femmes occupait une petite chambre ayant une porte qui donnait dans l’appartement de Monsieur de Villequier au rez-de-chaussée d’où on sortait directement dans la cour des princes. Monsieur de Villequier avait émigré et son appartement était vide. De l’autre côté cette petite chambre tenait à l’appartement de Madame Royale. La Reine s’empara de cette pièce sous le prétexte d’agrandir le logement de sa fille. Pour mieux détourner les soupçons elle fit faire de nombreux changements et arrangements en partie avec l’aide de l’architecte Renard pour la fabrication de nombreuses clefs et la pose d’une armoire à fonds mobile dans une chambre de Madame Elisabeth.

Marie-Antoinette croyait aussi qu’il n’y avait pas de surveillance à la porte de sortie de l’appartement de Monsieur de Villequier ce qui était une grave erreur. Fersen venait très souvent tard le soir et venait par là et Lafayette était au courant de tout. De plus il n’y avait pas que Madame de Rochereuil qui trahissait, d’autres domestiques faisaient la même chose. Tous les valets d’intérieurs trahissaient.

Madame Campan avait été chargée par la Reine de se procurer dans les boutiques de Paris un trousseau complet pour elle et pour Madame Royale, ainsi que des habits en assez grande quantité, dont plusieurs « à la matelot » pour le Dauphin. Comme Louis Charles ne devait rien savoir du voyage prévu on avait pris les dimensions sur un des enfants des domestiques qui avait le même âge et la même taille et qui était peut-être le petit Sozie. Madame Campan avait prévenu la Reine du danger représenté par l’achat massif de vêtements. Rien n’y avait fait mais Marie Antoinette avait imaginé un moyen pour détourner les soupçons éventuels : il fallait entreprendre des jeux, des distractions et beaucoup d’activités divers. Elle voulait aussi faire parvenir une lettre confidentielle au comte d’Artois à Francfort pour l’avertir du prochain départ . Elle a donc fait prévenir Brun, son ancien dessinateur et ami d’Artois, de venir rejoindre le plus vite possible la famille royale aux Tuileries. Brun est arrivé à Paris au printemps 1791. Il est resté un certain temps pour éviter sans doute d’avoir l’allure d’un messager. C’est de cette époque que date le dessin du petit Louis sur la terrasse du bord de l’eau aux cheveux coupés courts et avec le lapin blanc dans ses bras.

Brun a bien porté la missive de la Reine à Francfort. De retour a Paris il a été arrêté mais libéré très vite grâce à son ami Prieur. Il a immédiatement quitté la France.

La petite pièce modeste ajouté aux locaux de Madame Royale était pratique pour installer tout le nécessaire pour peindre deux tableaux à l’huile avec les matériaux très salissants qu’il fallait broyer pour avoir les couleurs, l’huile de lin, les dissolvant etc. On pouvait donc circuler à l’aise entre cette pièce et l’appartement de Monsieur de Villequier, assister ou non à la peinture, sortir dans la cour des princes, etc. On a habillé « le petit Sozie » avec un des habits à la matelot y compris les chaussures aux talons rouges, la grande ceinture bleue et la chemise en dentelle et tous les jours on faisait un peu de peinture ou on réactivait le « Royal Bonbon » pour amuser les enfants.

Nous connaissons au Cercle le peintre Brun depuis longtemps. Le dessin au lapin blanc et le pastel de profil sont expliqués de façon très professionnelle dans le Musée Louis XVII sous la référence 1Laur 42 et 1Laur 45. Dans les explications données pour ce dessin on parle du critique d’art Fournier-Sarlovèze qui a édité en 1911 un album concernant le peintre Louis August Brun. J’ai pu imprimer l’album sur internet et j’ai trouvé que c’était une vraie merveille car non seulement il y a beaucoup de reproductions mais l’album contient également la biographie de Brun qui est très peu connu en Suisse mais pas du tout en France. Fournier-Sarlovèze explique que Brun signait très rarement ses tableaux mais qu’en Suisse circulent quelques rares tableaux à l’huile signés « Madame Le Brun » qui sont en fait de « L. Brun » et que ce petit arrangement a permis de vendre beaucoup plus chers. Cela est aussi la raison pour laquelle nous trouvons dans toute la recherche concernant le tableau d’Auxerre constamment la mention : Louis XVII peint par Madame Vigée-Lebrun. Il est actuellement répertorié comme le portrait d’un enfant inconnu peint par un artiste inconnu.

Les tableaux avaient été donnés par la Reine à la mère du petit Sozie, sans doute juste avant le départ pour Varennes pour ne pas laisser de traces. Le pauvre petit Doisy, après des jours heureux, comme il le relate dans ses mémoires, a passé un certain temps dans le grenier de l’hôtel de Modène souffrant de la faim et du froid pendant que le Dauphin était enfermé au Temple. Plus tard le père Doisy était installé rue Saint Jacques avec sa famille et y faisait un commerce de fer et avait finalement fait faillite, laissant sa famille dans une très grande pauvreté. On peut penser que les tableaux ont peut-être été vendus ou saisis. Mais il y a aussi une autre piste.

Madame de Sainte Aulaire avait chargé le père du petit Doisy de transporter une valise très lourde contenant de l’argenterie chez Robespierre pour obtenir la libération de son père, le comte Ranconnet de Noyan. Arrêté dans son château de la Mancellière près de Dol le 24 avril 1793 après la découverte chez un bourgeois de Dol du plan de l’association bretonne dressé en 1791 par le marquis de la Rouerie et le comte de Noyan, Monsieur de Noyan, très âgé, fut transporté à Paris et « emprisonné » à la pension Belhomme, moyennant rançon.

Le comte de Noyan et sa fille, Madame de Sainte Aulaire, donnaient à Lalligand, le rançonneur officiel du Comité de sûreté générale, tout ce qu’ils pouvaient mais en 1794 il manquait encore une somme importante et Madame de Sainte Aulaire offrait une malle d’argenterie.

Le petit Doisy écrit ses mémoires en 1863 à l’âge de 78 ans. Il a parfois quelques problèmes avec les dates et les noms. Le petit Louis et le petit Sozie n’avaient que six ans au printemps 1791. Dans ses mémoires il dit que son père était allé en Périgord chercher cette malle. Mais la malle était sans doute à la Mancellière, domicile de Monsieur de Noyan. Souvent les souvenirs du petit Doisy ne sont pas très précis. En tout cas la malle contenant l’argenterie était destiné au Comité de sûreté générale pour être partagée. Le comte de Noyan a échappé à la guillotine grâce à Thermidor et à encore vécu à Etiolles près de Paris jusqu’en 1810.

Quant au second tableau peint par Brun il pouvait intéresser les Bretons catholiques qui faisaient encore la guerre, par intermittance, pour Dieu et pour Louis XVII, depuis la Constitution civil du Clergé depuis 1790 jusqu’au début du 19ème siècle.

C’est en 1794, peu de temps avant la mort de Robespierre, que Doisy est allé chercher la malle avec l’argenterie. Peut-être a-t-il acheminé le portrait de Louis XVII en Bretagne ? Nous ne pouvons pas le prouver mais personne ne peut prouver le contraire.

Il me reste à découvrir comment le tableau représentant « le petit Sozie » est arrivé chez le préfet de l’Yonne qui l’a fait entrer au musée d’Auxerre à la fin du 19ème siècle. Quant à découvrir un jour le second tableau la tâche est excessivement difficile ; nous pouvons supposer que le dauphin était habillé exactement de la même façon et que le fond du tableau représentait les mêmes locaux. La position sur le tableau du petit Sozie indique d’ailleurs assez bien qu’un autre personnage se trouvait à proximité. Si nous nous reportons à la référence 1Laur45 nous remarquons que le Dauphin a les cheveux assez longs et regarde vers le bas. Nous pouvons dire que ce pastel a été fait avant le croquis au lapin blanc sur la terrasse du bord de l’eau où le petit Louis a les cheveux courts, sans doute en vue du voyage. Vous savez sans doute qu’au 18ème siècle les artistes faisaient toujours un pastel avant de commencer un portrait à l’huile. Il s’agit peut-être de la préparation du portrait du Dauphin en vis-à-vis du petit Sozie.

Vadier, dans son accusation contre Robespierre, fait bien mention d’un tableau représentant le Dauphin, utilisé par la Mère de Dieu dans sa secte. Mais quelle confiance pouvons nous accorder à Vadier qui voulait abattre Robespierre par tous les moyens ? D’ailleurs Lenôtre, dans son livre : « Robespierre et la Mère de Dieu » ne fait aucune allusion à un tableau.

J’aimerais attirer votre attention sur l’iconographie : quelques dessins de Brun pour vous montrer son extraordinaire coup de crayons. Et aussi les reproductions de deux petits objets que je vous ai déjà montrés il y a quelques années mais qui ne vous ont guères inspirés : la petite figurine en porcelaine de la manufacture Locré, installée pendant la Révolution rue du Temple. Le sujet est le même que celui du tableau de Brun : le petit Louis avec la cage dont la porte est ouverte ; il y a encore des traces de l’emplacement de l’oiseau. Et la petite boîte en papier mâché qui représente sur le couvercle le Dauphin habillé pour faire un trajet à pied assez long car il a son matelas roulé sous le bras. Cette boîte provient d’une famille du Berry obligée de vendre des souvenirs. Le sujet le plus significatif est évidemment l’oiseau sur la cage ouverte. Si les artistes de l’époque ont choisi ce motif c’est qu’il était certainement à l’ordre du jour.

Et pour terminer je vous livre mes réflexions sur le tableau intitulé : « « le Dauphin avec son chien » référence BCL6 dans le musée Louis XVII. C’est le n° 340 du livret (catalogue) du Salon de 1789 qui dit que le tableau a été « envoyé » par Madame Vigée-Lebrun au salon . Il n’y a aucune preuve. N’oublions pas non plus que petit Louis avait seulement quatre ans en 1789. Il faut comparer aussi l’enfant à la veste rouge avec le portrait de Louis Joseph peint par Mme Vigée Lebrun. L’habillement est le même, chaussures aux talons rouges, pantalon en velours ocre et dentelle drapée autour du cou. Seulement en 1789 Louis Joseph était très malade et ne pouvait plus marcher ni même se tenir debout. On dit qu’il s’agit d’une copie. Mais nous ne savons pas si l’original a réellement existé.

Sources :

 renseignements du musée d’Auxerre
 les mémoires de Weber, frère de lait de la Reine
 un album du critique d’art Fournier-Sarlovèze de 1911
 annonce sur internet de la mise en œuvre à Genève
 d’un catalogue raisonné Louis Auguste Brun
 communication dans le CRIL 17 d’un descendant (Troubadour)
 de Charles François Doisy dont le père, Charles Louis Doisy
 était né en 1755 à La Loupe en Eure-et-Loir
 Jacques Hamann/Maurice Etienne : Louis XVII et les 101 prétendants:chapitre 6,page,35
 le Marquis de la Rouerie et la Conjuration Bretonne
 par G.Lenôtre

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Seconde partie

Dans la première partie de mon exposé concernant le tableau d’Auxerre, nous avons rencontré aux Tuileries la Famille Royale en détention, des domestiques, l’architecte Renard, le peintre et dessinateur Louis Brun appelé aussi « Brun de Versoix », la famille Doisy, surtout le petit Sozie, le régiment « Royal Bonbon », Madame Campan et ses conseils concernant l’achat d’un très grand nombre de vêtements pouvant attirer l’attention des nombreux espions que les responsables politiques avaient introduits aux Tuileries dans l’entourage de la Famille Royale.

Après l’échec de Varennes et l’enfermement de la Famille Royale dans le donjon du Temple, après l’assassinat du Roi et bientôt de la Reine, le petit Sozie qui a neuf ans en 1794, nous parle de sa famille rue Saint-Jacques et des soucis de Madame de Sainte-Aulaire qui doit trouver les sommes nécessaires exigées par le Comité de Sûreté nationale pour éviter la guillotine à son vieux père, le comte de Noyan.

C’est le père du petit Sozie qui ira en Périgord au château d’Escoire pour rapporter à Paris une valise très lourde pleine d’objets en argent.

En m’intéressant au comte de Noyan j’ai en effet découvert qu’il avait été militaire (de là ses relations avec le marquis de la Rouerie) et notamment lieutenant des maréchaux du régiment Périgord.

Le comte de Noyan a sauvé sa tête à Thermidor mais sa fille, Madame de Saint-Aulaire, était tellement démunie qu’elle a été recueillie avec son fils depuis les évènements du 10 août par les Doisy qui étaient domiciliés rue des Marais donnant sur les fossés Saint Antoine.

Avant de partir pour Varennes, la Reine avait donné les deux tableaux peints par Louis Brun à Madame Doisy, mère du petit Sozie.

Cet événement est le commencement d’une nouvelle enquête qui doit nous mener de juin 1792 à l’année 1889 à Auxerre. C’est en effet à ce moment que le tableau est entré comme legs de Monsieur de Bonnaire de Sainte-Pallaye au musée d’Auxerre.

Dans le milieu du 18ème siècle, Sainte-Pallaye n’était pas un nom de famille mais le nom d’une petite paroisse à environ 3 km de la ville d’Auxerre. Les terres de Sainte-Pallaye appartenaient à la famille Lacurne qui était liée au Duc d’Orléans. Madame de Lacurne, mère de jumeaux que les habitants des environs appelaient « les frères Lacurne » leur avait fait construire un joli petit château en lisière de la via Agrippa qui allait de Milan à Boulogne-sur-Mer, et elle vivait elle-même à Auxerre.

L’un des jumeaux vivait constamment au château de Sainte-Pallaye pour s’occuper de l’intérieur, du parc, de la chasse et de tous les agréments de la campagne, mais l’autre jumeau, d’une santé délicate, faisait des études exceptionnelles à partir de ses quinze ans et était connu, très jeune encore, comme Jean-Baptiste de Lacurne de Sainte-Pallaye, grand savant, fréquentant Buffon, Daubenton et toute l’équipe du Jardin du Roi. C’est à lui, savant de nos jours complètement inconnu, que l’on donnait à l’époque le nom de Lacurne de Sainte Pallaye pour le distinguer de son frère qui est connu sous le nom de « monsieur de Lacurne ».

Au moment du legs nous avons affaire à Monsieur de Bonnaire de Sainte-Pallaye. Il est mentionné comme Conseiller général.

Eudoxie de Lacurne de Sainte Pallaye était mariée avec André Ernest de Bonnaire de Rosoy, maire de Sainte-Pallaye de 1868 à 1871, originaire de la région de Sens. Eudoxie avait une sœur, Louise Claire de Lacurne de Sainte-Pallaye, mariée en 1836 avec Casimir André Alexis Viénot de Vaublanc, arrière-petit-neveu du ministre Vincent-Marie de Vaublanc bien connu qui avait été emprisonné pendant la Terreur et encore au moins trois fois par la suite, ayant échappé à tout, très ami avec Artois et fréquentant Jules de Polignac. Louise Claire est décédée peu de temps après son mariage car nous voyons que Casimir se marie pour la seconde fois en 1840.

Eudoxie qui était née au château de Sainte-Pallaye avait perdu son mari de Bonnaire le 15 mai 1878. Onze ans plus tard, le tableau entre au musée d’Auxerre.

J’avance une hypothèse : Eudoxie et sa sœur Louise Claire étaient nées au château. Elles étaient probablement les petites nièces ou les petites cousines des jumeaux de Lacurne de Sainte-Pallaye qui ne se sont jamais mariés. Les deux sœurs ont sans doute connu le tableau qui ornait le château ; c’est en tout cas ce que l’on dit au musée d’Auxerre. Mais il y a autre chose : tous les de Bonnaires originaires de la région de Sens, dont un notaire, étaient protestants. Certains, originaires d’Amiens, avaient émigré en Angleterre. Depuis la Révocation de l’Edit de Nantes, les poursuites pour hérésie étaient fréquentes. Mais nous sommes au 19ème siècle pendant la troisième République et les poursuites sont plutôt dirigées contre la religion catholique. Madame Adélaïde de Cintré qui était née Viénot de Vaublanc a eu les pires difficultés avec la mairie de Montargis, très à gauche au 19ème siècle, au sujet de l’école religieuse de Montargis. Autant qu’il est possible de le vérifier maintenant, la famille Viénot de Vaublanc était catholique et royaliste au 19ème siècle mais nous n’en savons rien avant. Il ne faut pas oublier que le ministre Vaublanc a marié sa fille avec un protestant anglais.

Le peintre Brun de Versoix était protestant car descendant d’une famille du Languedoc émigrée en Suisse. Il y a sur internet une liste des protestants de Bourgogne mais je n’ai pas encore eu le temps de tout vérifier.

A Montargis, la famille Viénot de Vaublanc possédait une copie du tableau qui est entrée au musée de Montargis en juin 1947 par affectation de la Mairie. Cela veut dire en clair que la toile n’appartient pas au musée, c’est une sorte de dépôt. Elle n’est d’ailleurs pas exposée car elle est trouée. Lors de son entrée au musée il a été indiqué que le tableau provenait de la collection de peinture de Casimir André Alexis.

Revenons à ce célèbre personnage qu’était le ministre Vaublanc. On dit qu’il était passionné de dessins et qu’il en avait une importante collection. J’ai trouvé qu’il avait marié sa fille au fils d’un faïencier célèbre, vivant en France depuis 1788 mais pratiquement inconnu chez nous. Il s’agit de l’Anglais Christopher Potter, ancien membre du Parlement ayant quitté l’Angleterre après un duel avec Pitt l’Ancien. Potter était un royaliste ardent et avait même financé une compagnie de garde-corps pour le Roi et la Reine, compagnie dissoute après l’emprisonnement de la famille royale aux Tuileries. Ce Potter faisait faire de la porcelaine superbe à Chantilly et de la faïence à Montereau. La décoration de cette faïence était un nouveau procédé d’impression de gravures, parfois en couleur mais surtout en noir. Vous trouverez dans le Musée Louis XVII quelques assiettes dans la collection de notre regretté Edouard Desjeux et j’en possède moi-même un certain nombre. Les assiettes de Montereau relatent les monuments et les événements importants de la première moitié du 19ème siècle. Potter était devenu extrêmement riche et la fille du ministre avait fait ce que l’on appelle « un beau mariage ». L’histoire de Christopher Potter, ardent royaliste, nous ramène à l’original du tableau peint par Brun et au milieu très cultivé que fréquentaient les Lacurne et les Viénot de Vaublanc.

Le musée de Montargis dit que le tableau provient de la collection de peinture de Casimir Viénot de Vaublanc qui était le fils d’André Viénot de Vaublanc, maire de Montargis en 1817. Mais Casimir était le mari de Louise Claire de Lacurne de Sainte-Pallaye. En remontant l’histoire des familles Lacurne et Bonnaires, sans oublier les Vaublanc, nous trouverons peut-être comment le portrait en pied du petit Sozie est arrivé au château de Sainte-Pallaye.

A Montargis le discours est différent : on dit d’une part que le tableau (la copie de Sainte Pallaye) représente un ancêtre de la famille Viénot de Vaublanc. Mais un historien d’art prétend qu’il doit s’agir d’un prince de Bourbon descendant de la lignée de Naples. Nous avons déjà vu au sujet de la Comtesse des Ténèbres que la mythomanie en matière de recherches historiques est très répandue.

Ces affirmations proviennent du fait que l’enfant porte une décoration. Rien ne prouve qu’elle soit d’origine. Elle a pu être ajoutée pour prouver une origine prestigieuse.

Mais d’où vient l’idée que les tableaux auraient pu être l’oeuvre de Madame Vigée-Lebrun ? J’ai trouvé qu’une double origine de cette fausse indication est possible : d’une part tout simplement par la bêtise des collègues du petit Sozie. En effet,dans le milieu du 19ème siècle le petit Sozie était acteur au Vaudeville. Il jouait principalement les domestiques. Ses camarades du Vaudeville ne valaient guère mieux. Le petit Sozie devait vaguement se souvenir du nom de Brun. Madame Vigée-Lebrun, très célèbre mais ne travaillant plus, décède en 1842. Plusieurs personnes ont dû lui dire : « mais ton tableau c’est sûrement de Mlle Lebrun ». Malheureusement il n’explique pas dans ses mémoires s’il possède le ou les tableaux. D’autre part par les mariages dans la famille Viénot de Vaublanc. En effet André Marie Maurice Viénot de Vaublanc, né en 1842, épouse en 1873 Louise Adrienne Marguerite Le Brun, fille d’un inspecteur des Eaux et Forêts. André Marie est le troisième fils de Casimir, l’amateur de peinture.

Mythomanie et mythe ont la même racine. Or les mythes ont souvent un petit fond de vérité. Pour le prochain chapitre j’ai l’intention de concentrer ma recherche sur la famille Doisy d’une part et sur les protestants de Bourgogne d’autre part ainsi que sur les familles Lacurne, Brunet et Vaublanc. En attendant j’ai fait sortir sur internet une généalogie des Doisy et oh surprise, elle est en néerlandais ! Cela promet.

Sources :

– Guide Pittoresque dans le département de l’Yonne
– Sciences et Art :
La Curne de Sainte-Palay par Léon de Bastard
– L’Edit de Tolérance du 29 novembre 1787
– Géographie : les anciennes voies gallo-romaines et médiévales

Renée Lescaroux 

PS : nous apporterons dès que possible les corrections d’affichage indispensables, en vue d’établir les liens entre le texte et les sources documentaires citées.

Après les Journées Chouannes de Chiré, quelle raison d’être pour notre CRIL17 ? [ Addendum 18 h 30 ]

septembre 5th, 2016

Chers amis, 

Nous vous invitons à lire  les comptes rendus que ne manquera pas de vous proposer le site de DPF-Chiré dès qu’ils seront disponibles.  

La qualité extrême des interventions des uns et des autres, couronnées par le discours d’anthologie de Philippe de Villiers ont fait des Journées Chouannes des 3 et 4 septembre 2016 un véritable moment de l’Histoire de France.

Et comme aurait pu le dire Emmanuel Macron, s’il avait accompagné Philippe de Villiers du Puy-du-Fou à Chiré, nous avons touché du doigt une esquisse du Royaume de France ressuscité ! 

C’est dire si Chiré 2016 a été pour nous comme un moment passé sur le Mont Thabor !

Mais revenu dans la vallée de larmes de l’actualité française qui s’affiche sur nos sites favoris de la réinfosphère, ce lundi matin, comment ne pas pressentir que cet instant aura été semblable à celui qu’ont vécu les apôtres sur le Mont Thabor, en vue de nous préparer à la crucifixion qui attend la France, s’il est vrai qu’à l’exemple de Marie-Madeleine au matin de Pâques, c’est le Royaume de France ressuscité que la plupart des participants aux Journées Chouannes de Chiré 2016 ont pu toucher du doigt ? 

…/… A suivre dès que possible sur ce blog et sur les deux autres coques de notre trimaran CRIL17  ( ici et ) où nous publions le même communiqué …/…

ADDENDUM 18 h 30 

L’extrême gravité de l’actualité, qu’il nous est impossible de négliger, nous a obligé à retarder la publication de commentaires propres à ce blogue dédié à la seule recherche historique sur la question Louis XVII.

En premier lieu nous devons vous informer que l’édition d’octobre 2015 de notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité est épuisée et nous devons envisager une réédition de notre livre que nous enrichirions avec la brochure publiée à l’occasion de ces magnifiques Journées Chouannes 2016. Nous ne manquerons pas de vous informer de la décision que nous prendrons au plus vite, sans attendre de rédiger notre futur ouvrage destiné à présenter nos recherches sur le destin de Louis XVII.

En effet,  les échanges que nous avons pu avoir avec les uns et les autres et les débats publics auxquels nous avons pu assister, au cours de ces journées des 3 et 4 septembre, ont confirmé, de manière parfois stupéfiante, la pertinence de notre postulat dit de Jeanne d’Arc – Le Verrier, que d’aucuns appelleraient peut-être le génie français, à moins que ce ne soit l’illustration d’une actualisation du  miracle capétien en gestation, suggéré par la pléiade d’universitaires qui a écrit cet ouvrage de référence 

Le Miracle capétien

A très bientôt donc ! 

 

Autour de deux questions d’actualité [ MAJ 31/08 ]

août 27th, 2016

MAJ 31/08 

Au risque d’être accusé éventuellement de chercher à créer un simple  effet d’annonce, nous ne pouvons pas nous empêcher de vous livrer la conclusion de notre brochure intitulée  » Autour de deux questions d’actualité « , que nous allons faire imprimer demain et que nous offrirons gratuitement, à l’occasion des Journées Chouannes 2016 – programme de choc par CHIRE-DPF  , à tout acheteur de notre livre, Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité (octobre 2015) , dont il ne nous reste plus que quelques exemplaires.

Nous prenons ce risque pour une seule et unique raison, car nous n’avions pas prévu de vous communiquer cette information avant le début de la semaine prochaine. 

Cette raison, ou plutôt ces raisons, les voici : 

Nous avons voulu voir sur le boudoir de Marie-Antoinette, si par hasard il y aurait eu une nouvelle information significative, au sujet de la taille du Dauphin et des mesures du dernier costume qu’il a porté au Temple.

Ce faisant notre regard s’est arrêté sur ce message posté hier par pimprenelle  

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Marie-Antoinette et le comte de Fersen par Evelyn Farr


Ah bon? Shocked Je viens de tout lire et les bras m’en tombent. Shocked D’après cet article,( ci-dessous )  ces petites pièces ne sont pas l’appartement de Fersen à Versailles, pour finir?
http://maria-antonia.justgoo.com/t2461-fersen-logements-et-femmes?highlight=logementsC’est à ne plus rien y comprendre?! Shocked====Article de Ms Farr dans la Gazette d’Esprit XVIIIe.
https://plus.google.com/104028210571475304295/posts/DrT7GVkihqAIl est question des logements du Comte de Fersen à Versailles jusqu’à la Révolution.
C’est un peu tiré par les cheveux. Wink

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Nous avons donc tout de suite embarqué sur notre trimaran CRIL17, et toutes voiles dehors nous avons parcouru l’article proposé au téléchargement ! Et ce que nous avons pu lire par un hublot de notre TGV maritime nous a totalement révolté et scandalisé, comme vous pourrez facilement le comprendre en le lisant !

Mais quel lien avec la nécessité impérieuse qui nous pousse à publier la conclusion de notre brochure de 30 pages ( format A 4) que nous avons rédigée, il y a à peine 1 heure, plusieurs jours après en avoir commencé la rédaction, après l’étude des livres de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps ?  

Celui-ci : lorsque nous avons entamé notre étude critique, nous étions prêt à admettre que notre hypothèse sur l’exfiltration de Louis XVII du Temple était un pur fantasme et à reconnaître pour vrai ce qui devait nécessairement s’imposer, si la démonstration de Louis Hastier s’avérait irréfutable, comme nous avons ou le lire ici ou là : Louis XVII était bien mort au Temple dans les premiers jours de janvier 1794, puisqu’il est désormais évident, depuis la publication de notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité que ce n’est pas Louis XVII, mais un jeune homme d’environ 18 ans,  qui a été inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795, 22 prairial An III de sinistre mémoire.

Et nous pouvons même, aujourd’hui, vous faire confidence. Si nous avions dû, contraint et forcé par la raison et les preuves historiques et archivistiques et même médico-légales, apportées les unes par Louis Hastier et les autres par le Dr Jacques Descamps, admettre cette terrible vérité de la mort de Louis XVII au Temple en janvier 1794,  une petite musique entendue un jour, même dans certains milieux royalistes, et dont nous ne préciserons pas davantage l’identité, qu’après tout si la Divine Providence avait permis la chute de la Royauté Capétienne et, sanction suprême, la disparition au Temple de Louis XVII, c’est en raison de l’adultère de la Reine Marie-Antoinette avec le Comte de Fersen, père du Duc de Normandie….  

C’est pourquoi nous avons la grande joie intellectuelle de vous proposer le sommaire de notre petite étude  et sa très courte conclusion, avant de pouvoir nous occuper, dès que possible et comme elle le mérite, de la théorie de dame Evelyne Farr !

Table des matières

I Présentation générale de la thèse de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps

II Caractère inédit de la thèse du Dr Jacques Descamps

III La thèse de Louis Hastier peut-elle mettre fin au «  malaise » suscité par la Question Louis XVII ?

III.1 La santé du Dauphin

III.2 Les médecins de Louis XVII

III.3 Le triste sort du jeune Roi 

IV Synthèse de notre analyse critique des théories de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps

IV.1 Relevé résumé de leurs principales conjectures et erreurs.

IV.2 Notre conclusion provisoire

                 Ni Louis Hastier dans La double mort de Louis XVII, ni le docteur Jacques Descamps dans L’énigme du Temple n’ont apporté la preuve que Louis XVII serait mort au Temple dans les premiers jours de janvier 1794.

            Bien au contraire, tout ce que nous avons pu lire en étudiant ces ouvrages nous invite à faire l’hypothèse que ce n’est pas Louis XVII qui est mort au Temple à cette époque, mais le substitué, dont le Général Comte d’Andigné a retrouvé les restes en juin 1801. 

Aussi, et compte tenu des motivations qui étaient les nôtres avant d’entreprendre cette étude (voir notre introduction ), nous allons nous attacher désormais à établir la pertinence de notre modèle d’exfiltration de Louis XVII du Temple, durant la période du  21 août 1793 à la nuit du 2 au 3 septembre 1793, date de l’échec de la tentative d’évasion de la Reine Marie-Antoinette de la Conciergerie.

C’est ce que nous espérons pouvoir publier dans un prochain ouvrage, au cours de  l’année 2017, s’il plaît à la Divine Providence.

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MAJ 28/08 

17 000 mercis à notre site partenaire du boudoir de Marie-Antoinette qui a bien voulu s’intéresser à notre demande 

 La taille de Louis Charles

Voir le sujet précédent=============

Chers amis,

Nous sommes en train de rédiger la brochure intitulée comme ci-dessus, que nous présenterons à l’occasion des prochaines JOURNÉES CHOUANNES 2016 LES 3 ET 4 SEPTEMBRE : SPÉCIAL 50 ANS DE CHIRÉ  .

Au cours de la rédaction de notre étude critique du livre de Louis Hastier La double mort de Louis XVII  publié en 1951, chez Flammarion, nous avons fait un arrêt sur image sur cette citation, extraite de la p 27 : 

« Aveuglée par l’amour maternel, Marie-Antoinette ne se rendit même pas compte que la taille de son fils était inférieure à celle des enfants de son âge, le jour où …/… elle inscrivit sur le mur de sa chambre de prisonnière que Louis-Charles mesurait trois pieds deux pouces (1.02 m au lieu de 1.10 m, moyenne normale) alors qu’il entrait dans sa huitième année. »

Cela nous a renvoyé aussitôt à une information publiée récemment par un internaute sur notre site partenaire  Charles Louis, le roi Louis XVII,  selon laquelle le dernier costume que  » le Dauphin avait porté au début de son emprisonnement au Temple avait été confectionné pour un enfant mesurant 1.20 m.  » ( source : » çà m’interesse » , sauf erreur de mémoire ) . 

Après vérifications et recherches diverses nous venons de découvrir que l’exposition  » Anatomie d’une collection  » où on peut voir ce vêtement du Dauphin est toujours en cours, au Palais Galliera à Paris, jusqu’au 23 octobre 2016, ainsi que l’atteste la page dédiée du site internet de cette très honorable et réputée institution !

D’où cet appel que nous lançons à nos amis franciliens toujours passionnés par la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII :

Serait-il possible à l’un d’entre vous  d’aller vérifier sur place quelle est la taille de l’habit du Dauphin qui est effectivement mentionné sur l’inventaire, au milieu d’autres pièces historiques ? 

On comprendra facilement qu’une réponse avant le 2 septembre 2016 nous obligerait à la plus extrême reconnaissance, en raison de notre participation aux 

Les Journées Chouannes « spéciales 50ème anniversaire de Chiré »,

c’est plus de 130 auteurs présents pour vous rencontrer.

Flash d’informations [ MAJ 22/08]

août 17th, 2016

MAJ 23/08

Joseph de Maistre a écrit dans ses  Considérations sur la France:

« Lorsqu’un peuple ne sait plus tirer parti de ses Lois Fondamentales, il est fort inutile qu’il s’en cherche d’autres … » 

Lu aujourd’hui sur Bvoltaire : 

Face à l’islam, la France devra réformer sa Constitution

( Vite ou avec avec célérité, Monsieur  ? ) 

Il faut que le préambule de notre loi fondamentale exprime l’identité et les racines chrétiennes de notre pays.
…/…

MAJ 22/08 Autour de deux questions d’actualité 

…  n’en déplaise à Wikipedia où on peut lire :

 » Cette hypothèse ( mort de Louis XVII au Temple, début janvier 1794 ) partagée par Louis Hastier, est aujourd’hui infirmée et dépassée par les analyses ADN positives effectuées en 2000 sur le cœur de l’enfant mort au Temple en 1795 23 ) 

 

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C’est le thème de la brochure que nous espérons vous présenter à l’occasion des Journées Chouannes 2016  par CHIRE-DPF  !

Voici quelques extraits du document que nous avons commencé à rédiger et que l’actualité nous invite à publier, pour la raison qu’il vous sera facile de comprendre in fine !…

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Introduction pour cette brochure proposée à l’occasion des Journées Chouannes de Chiré des 3 et 4 septembre 2016

 L’intérêt suscité en 2014 et 2015 par les premières éditions de notre livre LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE ,  et l’absence de toute réfutation connue, nous invitent à proposer ces réflexions que nous intègrerons dans une prochaine réédition de notre ouvrage, en vue de répondre à deux questions majeures étroitement liées à celle de la date de la mort légale de Louis XVII au Temple :

  • Louis XVII est-il mort au Temple avant le 8 juin 1795 ?
  • Est-ce le cœur de Louis XVII qui est inhumé dans la basilique de Saint-Denis, depuis le 8 juin 2004 ?

En effet si nous pensons avoir établi la preuve documentaire que ce n’est pas le fils de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette qui a été inhumé le 22 prairial An III ou le 10 juin 1795 au cimetière Sainte-Marguerite, la recherche de la vérité historique nous oblige à étudier aujourd’hui une tradition historique, qui n’a guère été prise en considération par les tenants de la thèse officielle dominante, selon laquelle le Dauphin serait mort au Temple, dans les derniers jours de décembre 1793 ou au plus tard au début de janvier 1794 !

Si cette thèse, parfaitement compatible avec les conclusions de notre livre, et défendue par l’historien Louis Hastier dans La double mort de Louis XVII  et le Dr Jacques Descamps dans L’énigme du Temple s’avérait irréfutable, elle rendrait absurdes toutes nos recherches en vue de construire un modèle d’exfiltration de Louis XVII du Temple. C’est toute notre espérance de découvrir les preuves de l’existence éventuelle d’un descendant de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, apte à incarner un jour la résurrection du Royaume de France, qui serait aussitôt anéantie ; notre postulat dit de Jeanne d’Arc – Le Verrier[1] sur lequel sont fondées toutes nos recherches sur le destin de Louis XVII n’aurait été qu’un pur fantasme que la raison nous obligerait ipso facto à abandonner !

…/…

En effet au cours des divers salons, où nous avons pu présenter notre livre au public, il nous a été opposé, à maintes reprises, l’objection selon laquelle notre conclusion n’aurait aucune valeur et ne pourrait avoir le moindre crédit aux yeux des historiens et des scientifiques, en raison des résultats des analyses ADN publiés en avril 2000, qui passent pour étayer définitivement la thèse dominante en vigueur, sur la mort légale de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ou 20 prairial an III.

Or, au terme des réflexions que nous exposerons ici, nous serons confronté à l’alternative suivante :

  • Soit conclure définitivement sur la date plus ou moins probable, voire même certaine, de la mort de Louis XVII au Temple, qui se situerait entre le 3 juillet 1793 et le 19 janvier 1794 ; ce serait la fin de l’énigme Louis XVII et l’abandon irrémédiable de notre postulat dit de Jeanne d’Arc – Le Verrier ! Nous pourrions alors reprendre à notre compte ce qu’a écrit la Reine Marie-Antoinette, au cours du premier semestre 1793, après son renoncement à toute tentative d’évasion du Temple avec ses enfants, selon cette célèbre citation, extraite d’un billet à Jarjayes de l’année 1793 :  « Nous avons fait un beau rêve » ! 
  • Soit poursuivre nos investigations pour construire un modèle vraisemblable d’exfiltration de Louis XVII du Temple, grâce aux traces documentaires de sa survie, susceptibles de confirmer la pertinence de notre postulat de Jeanne d’Arc – Le Verrier, étayé par de nouveaux indices absolument inédits, que nous développerons dans un prochain ouvrage.

Quelle que soit l’une ou l’autre de ces deux conclusions, formulées encore sous forme hypothétique, il est donc évident qu’il est impossible que le cœur inhumé dans la basilique de Saint-Denis depuis le 8 juin 2004, soit celui de Louis XVII, qui aurait été autopsié par le Docteur Philippe-Jean Pelletan le 21 prairial An III ou 9 juin 1795, puisque Louis XVII est mort au Temple ou a été exfiltré, avant le 8 juin 1795.

En la fête de saint Jean Eudes  ( voir Autour du voeu de Louis XVI au Sacré-Coeur de Jésus )

Ce 19 août 2016

[1] A l’image de l’astronome et mathématicien Le Verrier, qui a découvert par ses seuls calculs l’existence de la planète Neptune, avant même qu’elle soit observée de visu, nous croyons, qu’il est tout aussi nécessaire qu’un jour ou l’autre il soit mis fin au cycle révolutionnaire qui, depuis deux siècles, met en péril l’existence même de la France.

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ETRANGE COÏNCIDENCE EN GUISE DE PREFACE

Grâce au Salon Beige, site de référence de la cathosphère animé par des laïcs, nous prenons connaissance de la publication à la date du 20/08/2016 de ce communiqué du secrétariat de Mgr le Comte de Paris, ce jour même, 22/08/2016, où nous commençons la transcription de l’ensemble de notre travail de réflexion sur les ouvrages de Louis Hastier et du docteur Jacques Descamps : 

«  Suite à diverses informations parues dans la presse faisant état d’un « communiqué » du Prince Jean, Duc de Vendôme et Régent du Dauphin, en date du 1er août 2016, le secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris rappelle les règles traditionnelles et immuables du droit dynastique français:

…/… lire la suite sur le blog du comte de Paris  …/…

Nous nous garderons bien de faire le moindre commentaire sur le contenu de ce communiqué, dont il nous suffira de souligner qu’il illustre à merveille toute l’actualité de la question même de la Légitimité Royale, fondée sur l’interprétation des Lois Fondamentales du Royaume de France, résumée pour nous par cette seule question :

Existe-t-il aujourd’hui encore, une descendance de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, apte à incarner la résurrection du Royaume de France, dans l’obéissance aux Lois Fondamentales, OUI ou NON ?  » 

Si celui que le Fou du Roi Louis XVII appelle  » Pharamond de Bourbon-Habsbourg  » n’existe pas, ne nous restera-t-il plus qu’à être des royalistes sans espoir ou sans espérance politique, à l’image de de ce que dit Jean Raspail dans cette vidéo à partir de la minute 20 ‘  ?

Merci de noter que vous pourrez lire la suite dans la brochure, que nous offrirons gratuitement à tout acheteur de l’un des derniers exemplaires de notre livre, que nous proposerons le 3 ou 4 septembre à Chiré …

Louis XVII - Autopsie d´une fausse vérité

Ou en attendant, on peut lire plus d’informations sur  : 

Sire Jean Raspail, SVP, auriez-vous des nouvelles de Pharamond de Bourbon-Habsbourg, vertu d’Espérance royaliste survivantiste oblige ?

ou :

Combien de jours nous séparent des événements désormais inéluctables, annoncés par la Reine des Prophètes ? ***

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MAJ 18/08 Voyez la vidéo  Journées Chouannes 2016 – programme de choc par CHIRE-DPF  

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Porté par la prière de nos amis qui, autour de chouandecoeur sont aux pieds de Notre Dame de Pontmain, comme chaque 17 ème du jour de chaque mois, pour demander au Ciel le miracle de la résurrection du Royaume de France, qui nous semble nécessaire pour assurer la survie de la France, nous croyons devoir vous informer que nous espérons pouvoir reprendre notre service avant la fin de ce mois, ou au plus tard début septembre.

En effet de lourdes contraintes privées nous ont éloigné de notre poste de travail, depuis la fin du mois de juin, au point même de nous obliger à abandonner toute recherche ou même toute réflexion critique sur la Question Louis XVII !

Merci chers amis lecteurs pour votre fidélité, dont témoignent à l’évidence les statistiques de notre site hébergeur ; aussi aurons-nous peut-être le plaisir de nous rencontrer le 3 ou 4 septembre 2016 à Chiré-en-Montreuil, si vous croyez à la pertinence de l’hypothèse de la résurrection du Royaume de France, comme le laisse penser la liste impressionnante de plus de 120 auteurs, aux compétences et d’horizons divers qui participeront aux  

JOURNÉES CHOUANNES 2016 LES 3 ET 4 SEPTEMBRE : SPÉCIAL 50 ANS DE CHIRÉ  

Journées Chouannes 2016 Les 3 et 4 Septembre : Spécial 50 ans de Chiré  

 

Autour du voeu de Louis XVI au Sacré-Coeur de Jésus

juillet 21st, 2016

Lu sur l’éphéméride de référence du Salon Beige ; nous reviendrons dès que possible sur cette publication que nous n’avons pas la liberté de commenter comme nous le souhaiterions 

  • le 21 juillet 1792 : le vœu de Louis XVI est remis au père Hébert, supérieur général des Eudistes et confesseur du Roi.

C’est le vœu par lequel Louis XVI a dévoué sa personne, sa famille et tout son Royaume, au Sacré-Cœur de Jésus.

Texte du vœu :

« Vous voyez, ô mon Dieu, toutes les plaies qui déchirent mon cœur, et la profondeur de l’abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m’environnent de toutes parts. A mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme, ceux qui couvrent la face du royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m’avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que, dans les jours de ma puissance, je n’ai pas réprimé la licence du peuple et l’irréligion, qui en sont les principales sources ; parce que j’ai fourni moi-même des armes à l’hérésie qui triomphe, en la favorisant par des lois qui ont doublé ses forces et lui ont donné l’audace de tout oser.

Je n’aurai pas la témérité, ô mon Dieu, de me justifier devant vous ; mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs ; mes fautes sont le fruit de ma faiblesse et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous ; au roi Manassès, qui avait entraîné son peuple dans l’idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l’un et l’autre sur le trône de Juda ; vous les avez fait régner avec paix et gloire. Seriez-vous inexorable aujourd’hui pour un fils de saint Louis, qui prend ces rois pénitents pour modèles, et qui, à leur exemple, désire réparer ses fautes et devenir un roi selon votre Cœur ? 0 Jésus-Christ, divin Rédempteur de toutes nos iniquités, c’est dans votre Cœur adorable que je veux déposer les effusions de mon âme affligée. J’appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l’assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.

Ouvrez-vous, Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs, recevez avec bonté le vœu satisfactoire que la confiance m’inspire et que je vous offre comme l’expression naïve des sentiments de mon cœur.

Si, par un effet de la bonté infinie de Dieu, je recouvre ma liberté, ma couronne et ma puissance royale, je promets solennellement :

1° De révoquer le plus tôt possible toutes les lois qui me seront indiquées, soit par le pape, soit par quatre évêques choisis parmi les plus vertueux de mon royaume, comme contraires à la pureté et à l’intégrité de la foi, à la discipline et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise catholique, apostolique, romaine, et notamment la constitution civile du clergé ;

2° De rétablir sans délai tous les pasteurs légitimes et tous les bénéficiés institués par l’Eglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d’une puissance incompétente, sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres de bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l’Etat ;

3° De prendre, dans l’intervalle d’une année, tant auprès du pape qu’auprès des évêques de mon royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, suivant les formes canoniques, une fête solennelle en l’honneur du Sacré Cœur de Jésus, laquelle sera célébrée à perpétuité dans toute la France, le premier vendredi après l’octave du Saint-Sacrement, et toujours suivie d’une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commis dans nos saints temples, pendant le temps des troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens ;

4° D’aller moi-même en personne, sous trois mois à compter du jour de ma délivrance, dans l’église Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre église principale du lieu où je me trouverai, et de prononcer, un jour de dimanche ou de fête, au pied du maître-autel, après l’offertoire de la messe, et entre les mains du célébrant, un acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacré Cœur de Jésus, avec promesse de donner à tous mes sujets l’exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable ;

5° D’ériger et de décorer à mes frais, dans l’église que je choisirai pour cela, dans le cours d’une année à compter du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera dédié au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis et dans les trésors inépuisables de grâces qui sont renfermés dans ce Cœur sacré ;

6° Enfin, de renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai, le jour qu’on célébrera la fête du Sacré-Cœur, l’acte de consécration exprimé dans l’article quatrième, et d’assister à la procession générale qui suivra la messe de ce jour.

Je ne puis aujourd’hui prononcer qu’en secret cet engagement, mais je le signerais de mon sang s’il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le temple.

0 Cœur adorable de mon Sauveur ! Que j’oublie ma main droite et que je m’oublie moi-même, si jamais j’oublie vos bienfaits et mes promesses, et cesse de vous aimer et de mettre en vous ma confiance et toute ma consolation. Ainsi soit-il. »

Mais à ce moment Louis XVI n’est plus Roi. Sa fonction et son pouvoir lui ont été retirée, mais sans l’aval du Peuple.

Mais que faisait donc Fouché à Trieste ? Hasard ou nécessité ?

juin 28th, 2016

Pour nos nouveaux lecteurs qui ont le droit de ne pas savoir à quoi correspond notre interrogation sur la présence de Fouché à Trieste :

Des lettres de la Reine à Fersen à la question de l’authenticité de la lettre du 16 octobre 1793 … et au manuscrit de Trieste de 1795 …

 

Galerie de portraits de  » Louis XVII  » au Temple

juin 27th, 2016

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Naundorff ou le secret de l’énigme révélé par le CEHQL7 ?

juin 27th, 2016

C’est ce que vous pourrez découvrir   SI vous devenez   membre de cette association qui sera heureuse de vous accueillir et  de vous envoyer un exemplaire imprimé du CR de sa réunion mensuelle du 21 mai 2016.

Peut-être même pourrez-vous le lire sur  le site du CEHQL17 qui devrait reprendre vie, après sa dernière mise à jour faite le 19 novembre 2014,  

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ADDENDUM 15 h 00 

Notre consultant en iconographie et ami VLR nous communique ce lien, découvert au hasard d’un surf , et relatif à une LAS de :  

Naundorff (Karl-Wilhelm)

(?-1845)
Horloger prussien prétendant être Louis XVII

Lettre autographe signée « Charles-Louis Duc de Normandie », Paris, 29 mai 1835, au curé de Saint-Arnoult, 2 pages in-8. Naundorff annonce à son correspondant la naissance de sa fille Marie-Thérèse et la communion de deux de ses enfants.

« A la garde de Dieu A notre Sainte-mère.
Mon vénérable ami,
Notre fidèle est venu bien à propos car j’avait encore 6 francs et il aurait fallu que je reste encore quelques jours à Paris, et ici – je ne peux pas faire mes courses à pied ; enfin je vous annonce que j’ai reçu la nouvelle de Dresde. Ma femme est accouchée d’une jolie petite fille (Marie-Thérèse Naundorff). Que dites vous ?
Mais une nouvelle qui vous fera beaucoup de plaisir c’est qu’Amélie et Edouard ont fait leur première communion le 17 de ce mois et qu’ils ont tenu leur petite sœur le 22 – On l’appelle Augusta Marie Thérèse. Dieu soit loué car tout le monde va bien, excepté leur bourse qui n’est pas dans un état de santé très florissante, je compte donc sur notre Sully pour la rétablir. Aussitôt que vous recevrez quelque chose, envoyez le moi sous l’adresse de Madame de Générès (nièce de Madame de Rambaud, femme de chambre de la Reine), rue des bons enfants n°30 à Versailles. Elle le fera partir pour Dresde et elle vous enverra le reçu de la poste que vous enverrez à celui qui désigne l’emploi qu’on doit faire de l’argent qu’il veut bien donner.
Adieu mon respectable ami, priez Dieu pour moi. Je vous embrasse de tout mon cœur.
Charles Louis. Duc de Normandie ».

Installé à Paris depuis 1833, Naundorff entreprend de se faire reconnaître comme étant le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, officiellement décédé à  la prison du Temple en 1795. Plusieurs personnalités dont Madame Rambaud, Etienne de Joly (ministre de la Justice sous Louis XVI) et Brémond (secrétaire du roi) reconnaissent formellement Naundorff comme étant Louis XVII. En 1834 et 1835, Naundorff envoie une lettre à Louis-Philippe et aux Chambres. Néanmoins, gêné par ce personnage, Louis-Philippe décide de l’arrêter et le 15 juin 1836 il fut emprisonné. Après 26 jours de détention, il fut forcé d’embarquer pour le Royaume-Uni.

On y joint une circulaire imprimée par Naundorff adressée aux amis de la Légitimité (Luxembourg, 2 février 1828) :

« Une adresse à la chambre des PAIRS vient d’être remise à la commission des pétitions. Elle porte en substance : que l’infortuné LOUIS-CHARLES-DE BOURBON, DUC DE NORMANDIE, arraché comme par miracle des mains de ses farouches bourreaux ; après avoir végété pendant de longues années dans les diverses contrées de l’univers, revint en France après la restauration : que repoussé par ses proches qui s’étaient emparés de l’héritage de ses pères…. »

700 €  lettre proposée sur Ebay

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Voir nos archives sur l’énigme Naundorff 

Un portrait de Louis XVII en vente au Puy-en-Velay [ Addendum 20 h 00 ]

juin 27th, 2016

Nous ré-ouvrons exceptionnellement notre site, au moins provisoirement, en raison de :

  • la communication reçue de notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, qui vient de nous faire part de l’information ci-après 
  • du compte-rendu de la réunion du 31 mai 2016 du CEHQL17 que nous traiterons dans un message suivant et qui nous renvoie à une question cruciale que nous avons laissée récemment en suspens dans ce billet : Approche épistémologique de l’énigme Naundorff et de l’Affaire Louis XVII (3)

En ce qui concerne l’image ci-dessous, nous nous garderons bien d’affirmer quoi que ce soit sur l’identité réelle d’un portrait qui vient s’ajouter à la série de tous ceux qui ont été retenus par la critique historique ! Est-ce Louis XVII ou est-ce un substitué n°x à Louis XVII ? 

Par contre il est sûr et certain que ce portrait ne peut pas être celui du même enfant ou adolescent peint par Vien fils et conservé au musée Carnavalet ou celui de l’estampe  » David-Carteaux-X » !

Et si nous croyons opportun d’afficher cette information, c’est en raison des noms de la marquise de Coucy et du comte de Falloux, qui ne peuvent nous laisser indifférent et qui sont appelés à confirmer la traçabilité historique d’un portrait que nous avons déjà évoqué à propos du Puy en Velay ! 

Un portrait de Louis XVII en vente au Puy-en-Velay ?

Nous avions repris une information parue sur cette page du Boudoir de Marie-Antoinettele Ven 8 Jan – 22:06 ! 

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Portrait de Louis-Charles Duc de Normandie LOUIS XVII, dessin à l’ovale au crayon et rehauts de craie sur papier en 2 parties, cadre en bois doré du temps, d’après une tradition familiale, ce dessin aurait été réalisé à la prison du temple et aurait appartenu à la Marquise de SOUCY sous gouvernante des enfants de France, puis au Comte de FALLOUX, puis à ses héritiers (43×35 cm), quelques tâches de rousseur

image

Belle vente mobilière

ESTIMATION1 500 – 2 500 €

BELLE VENTE MOBILIERE DU 08 AOUT 2016

Lundi 8 août à 10h00 à LE PUY EN VELAY

LIEU DE VENTE

Hôtel des Ventes

Rue du Vent l’Emporte

43000 Le puy en velay

EXPOSITIONS : vendredi 5 août de 15h00 à 18h00 : A l’étude

samedi 6 août de 15h00 à 18h00 : A l’étude ; dimanche 7 août de 15h00 à 18h00 : A l’étude

lundi 8 août de 9h00 à 10h00 : A l’étude

LE PUY ENCHERES S.A.R.L – Maître Philippe CASAL

Maître Philippe CASAL et LE PUY ENCHERES S.A.R.L – Maître Philippe CASAL Contact :

Tél. : 04 71 09 03 85

Fax : 04 71 02 26 01

philippe@casal.eu.com

ADDENDUM 20 h 00 

Grâce à Internet, nous découvrons un lien généalogique entre le comte de Falloux et la famille de Soucy , qui pourrait expliquer la traçabilité historique de ce portrait de Louis XVII au Temple !

Si des experts ( professionnels ou amateurs ) en généalogie nous lisent, leurs compétences seront les bienvenues ! Car tout chercheur non débutant sait qu’il existe une terrible controverse historique autour des relations entre la marquise de Soucy et la duchesse d’Angoulême, dans laquelle nous nous garderons d’entrer pour le moment !