Glanures

mai 27th, 2016

En faisant des recherches documentaires sur la question de la morsure de Louis-Charles par un lapin [ dans le jardin de Trianon pour les uns, des Tuileries pour d’autres, à l’âge de 3 ou 5 ans, sans parler d’autres détails divergents selon les auteurs …] nous venons de faire une découverte du plus haut intérêt, grâce à Internet et à Google Livres avec ce livre : 

De quoi sont-ils vraiment morts ?

Jacques Delbauwe – 2013 – ‎Aperçu – ‎Autres éditions
 » De quoi sont-ils vraiment morts… ou de quelles maladies souffraient-ils ?  » 

CouvertureVoyez l’aperçu des pages accessibles avec le mot clef  » Louis XVII «  que nous sommes en mesure de réfuter grâce à ce que nous avons écrit dans notre livre, rédigé malheureusement sans avoir eu connaissance de cet ouvrage, parrainé par Franck Ferrand ! 

 cover

Il va donc falloir que nous reprenions de toute urgence la réédition de notre livre, que nous compléterons par plusieurs annexes inédites, étroitement liées à la question des fouilles de l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite, puisque nous pensons avoir apporté la preuve que ce n’est pas Louis XVII qui a été inhumé dans l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite  !

Autour de Joseph Ducreux et de Louis XVII (1) [ MAJ 27/05 ]

mai 25th, 2016

Compte tenu de l’intérêt évident de la piste ouverte par Emile Mourey sur Agoravox, est-ce que notre ami VLR, notre consultant en iconographie de Louis XVII, pourrait nous dire ce qu’il pense de ce rapprochement du portrait dit oublié de Louis XVII, avec ce pastel de Ducreux, qui orne la page de couverture du livre de notre ami Georges PLAS , Vincent le dix-septième Louis ?  
louis XVIIVincent Le Dix-Septième Louis de Georges Plas

Suite au photomontage réalisé par notre ami VLR, voici quelques observations supplémentaires de notre consultant en iconographie :  

 » Dans le fichier-joint on peut comparer 1 portrait de Louis Charles par Ducreux à deux portraits de Louis-Charles ‘(pourtant nommés « Enfant »ou  » Enfant boudeur » sans autre précision) par Greuze… Pour moi ces deux portraits sont bien Louis-Charles à « 2 ou 3 ans » ….
ducreux louis xvii bb
 Quant au 1er portrait, celui de Ducreux, en comparant avec ceux de Greuze, on voit bien que l’enfant est un peu plus agé ( 5 ans, environ) mais jamais 8 ans!!!! » 
C’est une super astuce de Greuze que d’avoir peint Louis-Charles « en petit boudeur » !!! Cela lui permet de cacher la grosse tache sur sa joue gauche et son cou avec son petit vêtement!!!
Il transforme ainsi un défaut en « belle petite peinture d’enfant »! « 
LOUIS CHARLES 3 PORTRAITS

VLR 

Addendum : 14 h 30 

Courrier reçu de notre consultant, artiste peintre de son état, en réponse à celui-ci  :

 »  Si on pouvait affirmer que tous les portraits affichés ici sont ceux du même enfant, le  » portrait dit oublié de Louis XVII  » serait la preuve de la survivance de Louis XVII, car par rapprochement des âges apparents, il est évident ( tout au moins pour nous ) que l’enfant a plus de 10 ans !

 » Comme aurait pu le dire Monsieur de Lapalisse, « une peinture ce n’est pas une photographie »..Avec une peinture on est dans un monde  » d’interprétation de l’artiste »… La photo, elle, est objective !
Et, de plus, l’artiste peut être excellent ou moins bon dans l’exécution du portrait ! Beaucoup de paramètres dont il faut tenir compte…
 En revanche, ce qui peut nous donner une continuité dans les portraits de Louis-Charles ce sont ces « marques si particulières » sur son visage….
C’ EST NOTRE SEULE CHANCE DE POUVOIR PROUVER QUE TOUS CES PORTRAITS SONT DE LOUIS CHARLES! ( tout en sachant que la plupart des peintres n’ont pas voulu peindre ces défauts! ) ou dans beaucoup de cas les ont atténués ! ET CELA EST TRES IMPORTANT AUSSI… 
1)– Morsure sur la lèvre supérieure, sur la gauche,
 2)– Et les taches si importantes sur sa mâchoire gauche également, (voir le fameux pastel de Ducreux  déjà communiqué [ voir note ***] et que l’on ne peut pas diffuser directement…)
L ‘IDEAL SERAIT DE POUVOIR REGARDER CES OEUVRES EN DIRECT !!!  » 

*** Note : Notre ami nous a communiqué un portrait d’un enfant peint par Ducreux où on voit effectivement une marque sur la joue gauche et dont il a fait une esquisse rapide sur ce dessin.A DOC 15

Nous oserons donc suggérer à notre ami VLR de demander  à Mr Howell Perkins, actuel propriétaire du  « PORTRAIT OF A CHILD » , conservé par le « VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS » de Richmond aux Etats-Unis (Virginie),  l’autorisation de publication de cette image sur notre site, au nom de la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII .

Nous sommes en effet confrontés à un détail du visage de Louis XVII, dont il n’est fait état dans aucune source documentaire connue à ce jour ! Dans le livre que nous avons cité précédemment Les Artistes français du XVIII siècle oubliés ou dédaignés ( Émile Bellier de La Chavignerie  J. Renouard, 1865 – 180 pages ) on ne trouve aucune mention des portraits du duc de Normandie ou de Louis XVII, dans le registre impressionnant des portraits de personnalités réalisés par Ducreux, avec une absence significative d’informations ( p 73 ) pour la période 1785-1795 alors qu’on lit ceci p 68  » Ducreux a figuré aux Salons de 1791 1793 1795 1796 1798 1799 1800 et 1801 « .  

Sommes-nous sur une piste de recherches absurde, ou au contraire serions-nous sur une piste absolument inédite qui pourrait nous conduire à la découverte de la vérité ? …  

Ducreux s’étant associé à David, après son retour à Paris en 1793, il semble de plus en plus évident qu’il va falloir s’intéresser de très près à la vie de Ducreux pour toute la période 1793-1802 et chercher à répondre à la question

 » Où était Ducreux en 1797-1798, à l’âge où Louis XVII aurait eu 12 – 13 ans ?  » 

ADDENDUM 16 h 45 

Notre ami VLR vient de fablobire la demande d’autorisation de publication au VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS et nous rappelle fort opportunément que le portrait officiel de Louis XVII au Temple, conservé au Musée Carnavalet, qu’il ne conviendrait pas d’oublier est le suivant :  

Et pour être complet nous ne saurions non plus négliger cette estampe  » David-Carteaux-X  » 

btv1b6950160v

ADDENDUM 18 h 40 

Merci à notre ami VLR et au VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS qui vient de nous accorder l’autorisation de publication de l’image et des informations qui suivent : Joseph Ducreux MUSEUM

Obj. No. 65.38.4
Joseph Ducreux (French, 1735–1802)
Portrait of a Child
pastel on paper, mounted overall to board
18½”H × 16”W
46.99 cm × 40.64 cm
 Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Gift of the Estate of Regina V. G. Millhiser
 Photo: Troy Wilkinson           © Virginia Museum of Fine Arts
Toute la question est donc de savoir s’il s’agit ou non du portrait de Louis-Charles, duc de Normandie, peint par Ducreux ! A priori, l’esprit se refuse à une telle hypothèse qui n’est étayée par aucune source documentaire connue ! Il est donc impossible que ce soit Louis-Charles, duc de Normandie et futur Louis XVII !
Mais après avoir longuement hésité, et avoir été sur le point de ne pas le publier, nous l’avons affiché en raison de la très forte et intime conviction de notre ami et consultant en iconographie VLR  ! En effet comment ne pas être troublé par ce qui semblerait être une tache de vin ayant la forme vague d’une colombe et qui rappellerait d’une certaine manière les divers témoignages rapportés par la tradition naundorffiste, pour chercher à faire identifier Karl-Wilhelm Naundorff comme étant Louis XVII ? 
 » L’enveloppe scellée ouverte en 1916 par son arrière-petit-neveu, le colonel Jeanroy, énumérera les trois signes caractéristiques du Dauphin : marques de vaccination, cicatrice à la lèvre supérieure, tache de vin à la cuisse gauche. » 
« Louis XVII portait à la cuisse une tache de vin de couleur rosée affectant vaguement la forme d’une’ colombe. »
C’est pourquoi, au nom même de la liberté de la recherche, qui autorise de faire de graves erreurs en toute bonne foi,  avons-nous pris le risque de vous offrir ce portrait que nous devons à notre ami VLR. 
ADDENDUM 22 h 00 Voici une précision complémentaire reçue à l’instant de notre ami et consultant en iconographie : 
 CHARLES LOUIS MUSEUM ORIGINAL 3
CHARLES LOUIS MUSEUM ORIGINAL 3 (2) (1)CHARLES LOUIS MUSEUM ORIGINAL » Si j’ai eu la conviction que ce portrait dessiné par Joseph Ducreux est bien celui de Louis-Charles
c’est qu’une blessure à la lèvre supérieure, à gauche, a été formidablement reproduite par Ducreux lui-même, et DANS TOUTE SA REALITE ET VERITE!
C’EST CELA LE GENIE DE DUCREUX ET LE SECRET DE CE PORTRAIT! Il faut regarder de très prês cette blessure! Et la photo de 2,2 Mo du « VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS » de RICHEMOND (Virginia) le permet…
Voyez les fichiers ci-joints … Cette marque brune, sur la lèvre supérieure, est en voie de guérison.
C’est une petite croûte qui se transforme petit à petit et deviendra bientôt de la peau.
OR, A  L’INTERIEUR MEME DE CETTE BLESSURE, Joseph Ducreux a dessiné deux marques,
sous la forme de deux points, que les deux incisives, NON LIMEES, du fameux lapin blanc, ont faites! 
C’est tout simplement exceptionnel qu’un peintre aille aussi loin dans la description d’un visage!
C EST UNE DESCRIPTION CLINIQUE, COMME L’ AUTOPSIE D’UN CORPS!
C’est la preuve irréfutable que c’est bien Louis-Charles et sa fameuse morsure à la lèvre!
Il fallait un peintre comme Joseph Ducreux, adepte de  » la science de la physionomie », pour
TOUT DESSINER du visage de cet enfant, prouver ainsi la réalité de la morsure du lapin,
et par le fait même, le portrait de Charles-Louis ! » 
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Cher VLR ,
Si vous permettez que je résiste à votre argumentation, toute la question est alors de savoir à quelle date a été peint ce portrait par Ducreux et de la rapprocher de celle à laquelle le duc de Normandie a été mordu à la lèvre par le petit lapin blanc, événement qui, selon la tradition historique parvenue jusqu’à nous, aurait eu lieu dans le jardin des Tuileries !  
Addendum 27/05  
Avant de lancer nos recherches sur les traces documentaires qui font état de cet épisode de la morsure du petit lapin blanc – à Versailles ou aux Tuileries, selon l’âge qu’on attribue à l’enfant sur le portrait peint par Ducreux – nous ne pouvons pas ne pas ajouter cet élément inscrit dans toute la controverse historique qui lui est étroitement liée ( cliquer 2 fois sur l’image ) : 
LA VEUVE SIMON ET SON TEMOIGNAGE
Et si un de nos lecteurs avait la liberté et le courage nécessaires, peut-être pourrait-il trouver une réponse dans ce monument qui fait l’objet de ce magnifique projet international de numérisation , et dans lequel ( Tome VI) nous avions puisé un de nos arguments décisifs pour rejeter l’infâme rumeur, mais hélas toujours bien vivante, comme on a pu le vérifier récemment, selon laquelle Louis XVII aurait été le fils de Fersen ! 
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 « Mes loisirs, ou Journal d’evenemens tels qu’ils parviennent à ma connoissance », par le libraire parisien S.-P.HARDY . (1764-1789). VII Années 1787-1788 – 1701-1800

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (65) [ MAJ 27/05 ]

mai 25th, 2016

MAJ 27/05 – 12 h 10 

Suite à l’échange de courriers en cours avec le boudoir de Marie-Antoinette, il nous semble opportun de vous inviter à prendre connaissance de cette page du site du cabinet d’expertise Honoré d’Urfé, avec qui nous avions été en contact sur un autre dossier …

Appel de Louis XVI à la Nation

Lire c’est relire ! Encore un chantier à ré-ouvrir ! Allo Mesdames et Messieurs les historiens de la galaxie des futuribles royalistes ?  Voyez ce qu’a écrit ce cabinet parisien de référence : 

 » Cet Appel de Louis XVI n’est pas une simple plaidoirie d’avocat. C’est un écrit véritablement personnel, composé à la première personne : c’est le Roi qui parle. Si l’analyse & la mise en forme juridique en reviennent à Malesherbes & à Groubentall, les idées émises sont assurément celles de Louis XVI lui-même. Le Roi y expose le cours de son règne, depuis son accession au Trône jusqu’à son procès. Il y passe en revue tous les événements révolutionnaires et pré-révolutionnaires ; il présente son attitude, il légitime ses idées, il défend ses décisions. Cet Appel est une vaste fresque historique, où tous les événements sont mis en lumière, les personnages présentés sous des angles variés, et le cours de la révolution dessiné tant dans son ensemble que dans ses moindres détails. Cet Appel est véritablement l’œuvre de Louis XVI, mise en forme par Malesherbes et rédigée par Groubentall. 

Il s’agit probablement de la première grande « rétrospective historique » sur la révolution (dite « française »). « 

Écrit par la personne la plus autorisée qui soit, la plus directement visée, et qui en fut la plus auguste victime, cet Appel est un monument majeur de la révolution.

…/… « 

Et voici la source documentaire  » Le Véridique ou Courrier Universel «   citée par Le Boudoir de Marie-Antoinette 

Couverture

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Chers amis, 

Ce matin nous ne saurions trop vous recommander de lire le document tout à fait inédit ( tout au moins pour nous ) que le Boudoir de Marie-Antoinette vient de nous faire découvrir, et à qui nous adressons nos chaleureux remerciements. 

Anecdotes curieuses et intéressantes sur les derniers moments de Louis XVI

Avant de le reprendre ultérieurement pour vous faire part des observations que suscite en nous la lecture de la transcription  d’un témoignage paru dans Le Véridique ou Courrier Universel du 23 Messidor de l’An 5ème de la République Française (Mardi 11 Juillet 1797) , nous prions Madame Antoine de nous dire si au cours de sa recherche documentaire, elle a trouvé une mention quelconque de l’Appel du Roi à la Nation, traité dans cette rubrique, mais au sujet duquel il demeure d’importantes zones d’ombre que nous aimerions pouvoir lever ! ( voir nos archives

Autour de Joseph Ducreux et de Louis XVII

mai 24th, 2016

UN PASTEL DE DUCREUX

La Légitimité : journal historique hebdomadaire ( 1897, p 415 )  

On lit dans le Petit Parisien du 6 avril dernier (1897)  :
 » ... Louis XVII, cet autre prisonnier du Temple, a également suscité l’ardeur passionnée des chercheurs de souvenirs. Mais ceux-ci poursuivent, on le sait, un but particulier. Ils n’ont point encore perdu tout espoir de voir, sinon triompher, du moins revenir en discussion la cause des Naundorff.

Un portrait de Louis XVII, d’une grande valeur documentaire, mais peu favorable à cette cause, était offert à ses derniers partisans dans une vente qui s’effectua le 29 mars.
Ce portrait a été dessiné au pastel par Ducreux peu de temps avant la mort du petit prince. Il faisait partie de la collection du baron Pichon, qui avait ajouté cette note au dessin :

« Mlle Gendron, arrière-petite-fîlle de Ducreux, qui est venue de Vendôme me voir aujourd’hui, 27 octobre 1887, me dit que ce portrait a été fait chez Simon. Le pauvre petit prince était totalement changé à la fin de sa vie. Sa tête même s’était déformée dans les souffrances. »C’est un témoignage qui laisse peu d’espoir à ceux qui croient encore que Louis XVII n’est pas mort au  Temple. Jean FROLLO. « 

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Le prisonnier officiel du Temple n’avait plus Simon pour gardien « à la fin de sa vie ». Le baron Pichon ne semble pas s’être douté que Simon, à cette date, avait quitté la Tour depuis dix-huit mois et… la
vie depuis un an. Si donc le portrait a été fait à cette date, la « tête déformée » appartenait à un substitué. Il est d’autant plus probable qu’il date de cette dernière époque que Simon laissa le Dauphin en bonne santé lorsqu’il quitta le Temple. Et, six mois plus tard, quand Barras vit le Dauphin au Temple, la tête du Prince n’était pas davantage « déformée ». Ainsi le pastel de Ducreux est confirmatif des
substitutions.
Jadis, Madame Amélie reçut chez Mme Elluin une miniature du Dauphin, prise aussi, disait-on, chez Simon et signée d’un commissaire nommé Bourgeois. Oui, mais le prétendu Dauphin du citoyen Bourgeois n’avait pas au menton la fossette bien connue. Ce n’était donc pas l’élève de Simon, c’était un substitué.
Maintenant, pour se prononcer sur le pastel Ducreux, il faudrait le voir, bien entendu. Nous connaissons un autre portrait du petit prisonnier où il a l’oeil tuméfié à la suite du fameux coup de serviette de Simon. C’est peut-être là toute la « déformation » dont le baron Pichon gémissait. Le Dauphin en fut quitte pour une cicatrice que Naundorff avait aussi (1). VERAX.-

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(1) Nous lisons, en effet, dans le Duc d’Anjou et les Naundorff (pp. 10 et 41), qu’en août 1895 don François de Bourbon remplaçait le comte de Grémont par le prince de Valori, comme son représentant en France. Nous y lisons encore (p. 7) que, par lettre officielle du l er avril 1896, il désignait comme son représentant en Bretagne M. le marquis de Sommery. — Nous ignorions ce dernier fait lorsque, dans notre numéro du 1er mars dernier, perdant un peu la tête au milieu de ces représentations diverses, nous nous demandions jusqu’à quel point M. de Sommery était autorisé à se dire le mandataire du « duc
d’Anjou ».

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Voyez les pages 68 à 75 de cet ouvrage : 

Les Artistes français du XVIII siècle oubliés ou dédaignés

Émile Bellier de La Chavignerie  J. Renouard, 1865 – 180 pages

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Vous y trouverez la confirmation indirecte de la validité du témoignage apporté par La Légitimité !  

Et comme il est curieux et particulièrement intéressant de noter que le registre des portraits peints par Ducreux fait apparaître une rupture de 1785 à 1795 avec l’absence de toute référence à un portrait de Louis XVII avant le Temple, au Temple ou ailleurs ! 

Tout comme Mme Vigée Le Brun et Jacques-Louis David, Joseph Ducreux vient donc apporter sa contribution à l’existence de l’énigme Louis XVII ! 

Aussi, comme nous l’avons fait précédemment  dans d’autres dossiers, et après avoir vérifié que le nom de famille de Ducreux est toujours porté, oserons-nous lancer un appel aux descendants actuels, ou collatéraux du peintre Joseph Ducreux, qui pourraient nous lire un jour, grâce à la puissance des moteurs de recherche sur Internet :

SVP, auriez-vous la moindre trace documentaire, voire même auriez-vous entendu parler dans votre famille d’une simple tradition orale, qui aurait été jugée absurde ou légendaire, selon laquelle Joseph Ducreux aurait peint Louis XVII, à un moment donné de son existence, que ce soit au Temple ou à l’extérieur du Temple ?  

En d’autres termes, pourriez-vous nous apporter le moindre indice qui nous permettrait de répondre à cette question :

Ce portrait serait-il celui de Louis XVII, à l’âge environ de 12 ans, peint par Joseph Ducreux ?

louis XVII

Approche épistémologique de l’énigme Naundorff et de l’Affaire Louis XVII (3)

mai 24th, 2016

Dans cet article Approche épistémologique de l’énigme Naundorff et de l’Affaire Louis XVII (1) nous avons écrit : 

 » S’il est évident que la question des ressemblances, mises en valeur et abondamment traitées en particulier sur le site de l’affaire Louis XVII de Tribune Histoire doit être prise en considération à sa juste mesure, il n’en demeure pas moins que la plus extrême prudence doit demeurer la règle pour pouvoir procéder à quelque conclusion que ce soit !

Et peut-être est-ce dans ce cadre-là que peuvent ou doivent même être étudiés les résultats des recherches effectuées par le Pr Gérard Lucotte, dont Pierre Vailland nous a offert une interprétation ! » 

Contrairement à ce que nous espérions pouvoir faire, et pour une raison fort légitime de publication prochaine par son auteur, il ne nous est malheureusement pas permis pour l’instant de publier les récentes découvertes faites par un chercheur de langue maternelle allemande, en qui nous avons toute confiance, sur l’identité de Karl-Wilhelm Naundorff  ! 

Nous sommes donc dans l’obligation de suspendre notre approche d’ordre génétique et généalogique, engagée dans nos précédents billets en nous en tenant à cette seule observation faite par le Pr Gérard Lucotte, et rappelée par notre ami Georges Plas  dans un de ces 4 Comments » : 

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Georges dit :

Voici très exactement ce qu’écrit le professeur Lucotte:

« Sur la base de ce critère de six mutations, Hugues de Bourbon peut être considéré comme étant un membre de la famille de Bourbon, selon les règles établies de relations généalogiques dans des familles avec des noms de famille identiques. Il faut noter que ce seuil de six mutations de différences concerne les familles d’origines relativement récentes. Ainsi, parce que la famille de Bourbon est très ancienne (elle peut être retracée au moins depuis Henri IV, pour les dynasties royales françaises), un tel critère de six mutations de différences correspond à une valeur minimale. » (février 2014)

Par conséquent, si j’ai bien compris, le critère de 6 mutations peut être dépassé sur un laps de temps aussi long, sans remettre en question la qualité de Bourbon d’un individu. Ce qui repose une fois de plus le problème de la fiabilité ou de l’exactitude de l’horloge moléculaire.

La question se pose de savoir si les marqueurs génétiques Y-STRs doivent être la pierre angulaire de cette énigme ? Et dans ce cas, sur quelles bases ?  »

extrait de 4 Comments »

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Après lecture des réactions qu’il nous sera peut-être donné de lire ici ou là, sous la signature des internautes qui nous auront fait l’honneur de s’intéresser aux informations traitées ici depuis plusieurs jours, nous ne manquerons pas de vous en proposer une synthèse ou plus simplement encore un résumé sous forme d’un nouveau modèle d’exfiltration de Louis XVII du Temple, qui sera justifié par  tout ce que nous avons pu écrire jusque là.

Approche épistémologique de l’énigme Naundorff et de l’Affaire Louis XVII (2)

mai 24th, 2016

Poursuivons l’étude de l’approche iconographique proposée par notre ami VLR qui a toute liberté d’intervenir en direct en page commentaires. 

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 » DEUXIEME TABLEAU « OUBLIE », MAJEUR!

En allant fouiller dans les oeuvres pastels de Joseph Ducreux je découvre ceci : http://www.pastellists.com/Articles/Ducreux.pdf

Je découvre un pastel représentant un enfant de 3 ou 4 ans, p16, appelé « Enfant » en médaillon sépia, de profil gauche. Je l’agrandis un peu en le photographiant directement sur l’écran (ça ajoute des pixels!)…Et remarque vite une forme d’oreille que j’ai déjà vue quelque part, des taches sur la mâchoire et le cou et une tache très marquée sur la lèvre supérieure! Cela fait beaucoup pour un seul homme. Je demande aussitôt une photo bien chargée en pixels à l’actuel propriétaire qui est le « VIRGINIA MUSEUM OF FINE ARTS » de Richmond aux Etats-Unis. (Virginie).

Mr Howell Perkins me reçoit le mieux du monde et me transmet tout ce dont j’ai besoin. Qu’il en soit très vivement remercié!

Voici ce que je découvre en agrandissant « PORTRAIT OF A CHILD » …

Voici le dessin joint tiré de la photo numérique de 2,2 Mo qui a été grossie.. (je regrette énormément de ne pas pouvoir diffuser la photo au moment où j’écris. Cela m’est interdit, question de droit… Je vais me renseigner, voir ce que je peux faire.)

J’ai bien sûr dessiné au plus juste ce qu’il y a sur la photo.(je parle sous contrôle de Charles qui a reçu, en message privé, la photo)

A DOC 15

15) dessin tiré de LA PHOTO NUMERIQUE de « CHILD »

Ce que n’avait point fait Kucharski et les autres…JOSEPH DUCREUX l’a fait!

Que voit-on sur ce visage? A la base du lobe de son oreille gauche, une grosse tache brunâtre, plus ou moins ronde et plus ou moins remplie, de 5 cm de diamètre environ, qui descend aussi sur le cou et forme une autre tache « ronde » de 3 cm de diamètre à peu près. Comme si cette tache était faite de petites croûtes plus ou moins dépigmentées..Elle s’étale aussi, amoindrie en couleur, le long d’une partie de la mâchoire! Cela pourrait ressembler « à une tache de naissance » bien que le rendu couleur n’y ressemble pas trop! Un accident, style brûlure? Je ne pense pas. C’est différent, j’en ai vu déjà. En tout cas ce n’est pas esthétique et gâche ce beau visage d’enfant…!

Jusqu’à présent, à mon humble connaissance, tout cela nous avait été totalement caché par les autres peintres ayant fait des portraits de Charles-Louis (car il s’agit de Charles-Louis, le futur Louis XVII.), nous allons le démontrer.

C’est une catastrophe pour ce visage d’ange! Incroyable paradoxe!

L’ampleur de cette tache, de cette imperfection de la peau sur la mâchoire gauche nous surprend tous, je crois! Connaissiez-vous déjà cela? En parle-t-on quelque part?

Pour renforcer cette découverte je me suis intéressé de suite à d’autres portraits, d’autres pastels de Ducreux. Et quelle ne fût pas ma surprise d’en trouver un autre, p17, appelé « Garçon », en médaillon aussi…!

A DOC 16 a

A DOC 16 bA DOC 16 c

16  portrait DE « GARCON » 

Sans même avoir de super gros plan sur le pastel, on remarque de suite des traces sur la mâchoire gauche, comme une pigmentation différente, voire même une cicatrice (?) vers le menton. Je recherche ce pastel très important… En agrandissant on voit aussi une marque à la lèvre supérieure, à gauche, comme dans le personnage précédent… En tout cas, des problèmes de peau aux deux mêmes endroits très précis..Il s’agit de la même personne. C’est Charles-Louis, ici, aussi!

D’autre part, en revenant sur le pastel «Enfant » et en agrandissant la partie « lèvres », on découvre un endroit quelque peu blessé, cicatrisé: à la base de la lèvre supérieure, à gauche, une petite tache brun foncé de 13mm environ de longueur sur 7ou8 de largeur, comme une croûte en pleine formation, avec en son centre, oh! découverte incroyable, (mais que font-ils là si petits, si petits!) 2 points noirs bien marqués, l’un au-dessus de l’autre! Si Joseph Ducreux a peint ces points noirs, si minuscules, c’est qu’ils existaient bien! On peut en être sûr!

Joseph Ducreux a poussé « le vice » (et la vertu) de sa peinture réaliste jusqu’à peindre ces deux points. Et il faut s’approcher de très, très près pour les remarquer, à la loupe. Mais ça, c’est Joseph Ducreux! Il ne cache rien de la vérité d’un visage! Il ne veut rien cacher de la personnalité du sujet.

Autour de cette petite tache brun-foncé, on remarque 2 petites cicatrices, une sur la lèvre elle-même, l’autre descendant vers le menton sur 2 ou 3 cm.

A DOC 17

A DOC 18

Ces points noirs sont les marques profondes laissées les deux incisives supérieures du lapin dans la chair. (Ils ont 4 incisives en haut, une paire fonctionnelle et une paire non fonctionnelle, deux paires l’une derrière l’autre, et une paire en bas). Ces 2 incisives fonctionnelles, plus grandes que les internes, n’ont pas été limées et sont donc en forme de biseaux! Ce sont elles qui sont entrées dans la chair!

DOC 17 « La petite tache brun-foncé et 2 cicatrices? »

DOC 18 « PAIRE D’INCISIVES supérieures de lapin, EN BISEAUX ».

Ces deux points noirs sont donc les deux traces restantes des deux pointes des biseaux! Ces points noirs, très proches l’un de l’autre, nous donnent aussi une autre information à savoir que c’était un tout jeune lapin!

Si l’on veut pousser, nous aussi, la vérité picturale à son extrême, comme Joseph Ducreux, on pourra dire, vue la position des deux points noirs, l’un au-dessus de l’autre, que le petit lapin était en position parallèle aux lèvres quand il a mordu!

Charles-Louis a sans doute voulu l’embrasser et en le portant aux lèvres, le jeune lapin s’est retrouvé dans une situation parallèle aux lèvres elles-mêmes.

Charles-Louis a donc bien été mordu par un jeune lapin aux fines incisives non limées, sur la lèvre supérieure, proche de la commissure, à gauche, alors qu’il le portait à ses lèvres pour l’embrasser!

A partir de cette nouvelle grille de lecture, tache sur la mâchoire gauche et blessure à la lèvre, nous allons pouvoir découvrir de nouveaux pastels et tableaux de Charles-Louis en personne qui ne lui avaient pas été attribués pour cette raison là! Merci, merci, Joseph Ducreux

A ce jour, j’en ai déjà répertorié 6! »

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…/… A suivre …/…

si notre ami VLR le souhaite, malgré la censure dont ses images 13 et 14 ont été l’objet ; mais après réflexion et une nuit paisible nous confirmons la décision que nous avons prise hier ! Comme l’approche épistémologique le permet, nous revendiquons notre royalisme et pour des raisons qu’il n’y a pas lieu de développer ici, nous tenons à exprimer, deux siècles encore après, tout notre respect pour la mémoire de la Reine Marie-Antoinette, comme nous l’avons fait tout récemment dans le dossier de l’imposture du décryptage de la lettre à Fersen  du 4 janvier 1792, sur lequel il faudra bien revenir un jour ou l’autre !

Mais pour être aussi exhaustif que possible, voici les deux célèbres portraits de Karl-Wilhelm Naundorff, communiqués par notre ami VLR et qui, bien qu’en noir et blanc, sont à rapprocher de l’observation que nous avons faite in fine dans notre billet précédent au sujet de la couleur des cheveux de Louis XVII. Nous nous contenterons de remarquer que l’estampe en noir et blanc  » David-Carteaux-X  » permet d’imaginer que la couleur des cheveux du substitué devait s’approcher du blond nécessaire à la ressemblance avec Louis XVII, à la différence de ces portraits-ci, qui vont nous renvoyer inéluctablement au dossier de la morsure du duc de Normandie par un petit lapin blanc, que nous avions examiné dans l’un de nos forums disparus …

Naundorff (2) Naundorff

 

 

Approche épistémologique de l’énigme Naundorff et de l’Affaire Louis XVII (1)

mai 23rd, 2016

Après avoir exposé l’interprétation par Pierre Vailland des résultats affichés par le professeur Gérard Lucotte, à partir de l’observation du fonctionnement de l’horloge moléculaire sur toutes les générations des Bourbons et des Bourbons-Condé, suivi du dernier état connu de la thèse historique d’Hubert Royet, voici la thèse d’ordre strictement iconographique de notre ami VLR.    

Le document que nous publions pour ordre et dont le texte sera en italique est le fruit d’une correspondance privée échangée avec notre ami,  dans lequel nous insérerons entre [ ]  les commentaires qui nous semblent indispensables. 

 »  2 TABLEAUX « OUBLIES », MAJEURS!

Ce 1er tableau « oublié » va être, grâce à son auteur, le point de départ de nouvelles découvertes iconographiques sur Charles-Louis et bien sûr, Louis XVII.

Premier TABLEAU « OUBLIE », MAJEUR!

louis XVII

Qui est ce personnage? Qui est le peintre?

Nous savons qu’au dos de ce tableau il y des inscriptions: «Portrait présumé ou Portrait du dauphin Louis XVII à l’âge de 10 ans. Peinture sur toile attribuée à Greuze… »

Je ne dirais pas «  Portrait présumé » mais «  Portrait de Louis XVII »

Quand vous mettez côte à côte, Marie-Antoinette et le personnage du tableau, il ne faut pas être grand physionomiste pour comprendre qui il est.

On pourrait superposer les deux visages, cela n’en ferait qu’un! Etonnante ressemblance! Celle qui vous frappe comme « un coup de tonnerre »! Même petite bouche si bien dessinée, équilibrée, précieuse, gourmande, si sensuelle! Voluptueuse! Un amour de bouche!

Plus fine en sa lèvre supérieure, plus large dans l’inférieure, comme pour montrer une assise solide.

L’équilibre entre plaisir et devoir! Beau nez fin, long, élégant, aristocratique dans les deux cas.

Ce personnage est donc pour moi le fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI, leur 3ème enfant, Louis-Charles, devenu Louis XVII, à la mort de son père le 21 janvier 1793.

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[    Ce portrait de la Reine étant pour nous une découverte, nous avons donc interrogé notre site partenaire du Boudoir de Marie-Antoinette pour savoir à quelle date il avait été peint, par qui et dans quelles circonstances  ; voici l’image publiée avec une demande d’informations complémentaires qui permet de penser que ce portrait est bien celui de la Reine  ]

   [ En attendant d’en savoir davantage sur le portait de la Reine, reprenons l’argumentaire de notre ami sur le  » portrait oublié de Louis XVII  » ]

Qui est l’auteur de ce tableau?
Tout d’abord ce n’est pas le style de Greuze! Greuze peint d’une façon très différente, si maniérée, toujours avec des poses, des gestes, des sentiments à exprimer, très explicatif, très surjoué, dans des atmosphères de très grande préciosité! De luxe! Souvent grandiloquent! Tout un autre monde, un autre univers! Joseph Ducreux ne fonctionne pas comme cela.

Ce tableau est attribué à Greuze mais j’oserais soutenir qu’il est de Joseph Ducreux pour deux raisons principales:

 

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Joseph Ducreux, lui, est plus sobre, simple, efficace, direct…sans fioriture! Franc, sans détour! Deuxstyles à l’opposé l’un de l’autre! Impossible à confondre! Il n’y a pas photo!A DOC 6

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De plus Joseph Ducreux est peintre du Roi Louis XVI et 1er peintre de la Reine. Il a été envoyé en Autriche pour faire le 1er le portrait de la très jeune archiduchesse Marie-Antoinette et le rapporter au futur Louis XVI…Cela crée des liens très profonds avec la Reine… Elle lui confie donc tout naturellement la réalisation de ce tableau capital, suite à la mort du Roi!

Comment aurait-elle pu confier cette tâche à quelqu’un d’autre?

De plus Joseph Ducreux est connu de toutes les cours d’Europe, il fréquente Rois et Reines, les a peints… Il sera donc aussi un formidable ambassadeur !

Ce tableau devient alors un acte de naissance! Un acte qui dit au monde entier et à l’Europe en particulier: « Voici le Roi de France »!

Mais un Roi non encore couronné… ( pas de couronne au-dessus du « Blason aux Trois Lys » !) Pas non plus de costume d’apparat…C’est dans un très pauvre vêtement qu’est peint le Roi-enfant…Un Roi prisonnier!

[Arrivé à ce point capital de l’argumentation de notre ami, force est d’ouvrir immédiatement un débat d’ordre historique et artistique ! Mais avant d’aller plus loin, nous prendrons la liberté de recopier en italique ce qu’a écrit « l’inventeur »  de ce portrait sur Internet, Emile Mourey (son site)  repris sur Agoravox le mardi 3 avril 2007!] 

 » Retrouver les portraits authentiques du petit roi relèverait, si l’on en croit tout ce qui a été dit, écrit et publié sur ce sujet, de l’enquête policière. Et pourtant, c’est bien le peintre Greuze de Tournus qui est la piste la plus intéressante. En 1791, avant l’incarcération de la famille royale, il a fait un premier portrait de l’enfant alors qu’il n’avait que six ans. Il n’est pas besoin d’être un grand spécialiste pour constater une ressemblance probable avec le portrait inconnu que j’ai placé au milieu, compte tenu, bien entendu, qu’en quatre ans, un visage d’enfant s’allonge mais que certains détails restent (la bouche avec sa lèvre inférieure déjà bourbonienne, la chevelure, le nez, les yeux). L’enfant a pourtant bien changé et ce n’est pas la toilette qu’on lui a fait avant la « photo » qui peut masquer la triste réalité. Les épaules sont tombantes, la poitrine étroite et rentrée, le visage émacié. Les joues se sont creusées, la bouche ne sourit pas et le regard n’est plus le même.

Ce tableau tout à fait inconnu (voir reproduction en tête de l’article ) s’est vendu dans une salle des ventes parisienne, le 11 octobre 1981. La description était la suivante : Portrait présumé du dauphin Louis XVII, attribué à Greuze. L’inscription collée au dos que l’on peut lire encore aujourd’hui sans difficulté donne les précisions suivantes : Portrait du dauphin Louis XVII à l’âge de dix ans. Huile sur toile attribuée à Greuze, non signée, portant en haut et à droite les armes de la famille royale de France. Provenance : vente Sotheby au château de Mentmore (Buckinghamshire) en 1977 de la collection de Lord Rosberry et précédemment du baron Mayer de Rothschild (catalogue portant le titre de “Chrysanthemum”). Toujours au dos du tableau figure une étiquette “1945”, une autre “Tennant Heirlooms 1907” et une autre “Sotheby Parke Bernet et Co, registered Office : 34-35 New Bond street London W1A 2AA.

Le tableau est merveilleusement peint. Les cheveux blonds sont d’une très grande finesse. La longueur des mèches peut être d’environ douze centimètres. L’expression du visage est d’une étrange délicatesse mais révèle un état maladif. Madame Vigée-Lebrun, amie de Marie-Antoinette, qui fit plusieurs portraits de la famille royale et ayant émigré dès 1789, ne peut en être l’auteur. En revanche, plusieurs artistes ont pu peindre l’héritier de la couronne. Tout d’abord Ducreux qui a dessiné Louis XVI au Temple, Prieur qui peignit Marie-Antoinette à la Conciergerie, et tous ceux qui firent les portraits des héros de la Révolution… mais c’est bien le tournusien Greuze qui est la piste la plus crédible. Il était alors à Paris. C’est d’ailleurs l’hypothèse retenue dans le catalogue “Chrysanthemum” qui fait par ailleurs remonter l’origine du tableau jusqu’au baron Mayer de Rothschild.

Mayer de Rothschild, fondateur de la célèbre dynastie, vivait en Allemagne, à Francfort, au moment de la Révolution. Commerçant avisé, agent de change, banquier du prince et de la principauté, il est probable que ses affaires ont prospéré lorsque les émigrés arrivèrent dans la région avec leurs problèmes, leur argent et leurs objets précieux. Peut-être leur a-t-il racheté des tableaux ?

Malheureux émigrés qui rejoignaient l’armée de Condé du Rhin avec leurs trésors les plus précieux ! Heureux, Guillaume Ier de Hesse-Cassel, amateur de médailles, de monnaies et autres objets d’art ! Très occupé, Mayer de Rothschild, changeur, agent à la Cour, qui faisait les transactions pour le prince ! Heureux, les généraux d’armée de la Révolution qui vinrent faire des raids jusque-là pour récupérer sur le prince électeur une partie des trésors nationaux ! Malheureux Guillaume qui devait leur restituer les biens litigieux ! Très occupé, Mayer de Rothschild qui servait d’intermédiaire !

Tout cela pour dire qu’on peut remonter l’histoire de ce tableau jusqu’à son origine, ou peu s’en faut. C’est un gage qui plaide en faveur de son authenticité. Dans ces conditions, il y a une certitude absolue pour que le blason aux trois fleurs de lis peint en haut et à droite soit bien d’origine. Ce blason est aux armes de la famille royale régnante et lui est réservé. Les branches latérales n’ont droit qu’à un blason modifié. Quant au futur Louis XVIII, il n’a pas eu de descendance et les enfants du futur Charles X auraient certainement été peints dans une tenue plus riche et plus conforme à la tradition royale.

Il s’agit donc bien de Louis XVII dans sa triste authenticité et non dans une posture académique d’enfant royal.

Curieux, ce Mayer de Rothschild qui conserva dans sa collection le regard d’un enfant français ! Lui-même avait perdu ses parents à l’âge de douze ans. Etonnant, le parcours de ce tableau revenu en France après être passé par l’Angleterre en suivant la branche des Rothschild de Londres !

Remarque : A l’époque de cette vente existait un doute sur l’identité de l’enfant mort au Temple. C’est probablement pour cette raison que le tableau n’était qu’attribué. Mais aujourd’hui, il est prouvé qu’il n’y a pas eu substitution d’enfant et que c’est bien Louis XVII qui est mort dans la prison du Temple. Son coeur momifié ayant été par miracle conservé grâce au médecin légiste Philippe-Jean Pelletan qui l’avait autopsié à son décès, des experts ont pu l’authentifier en comparant son ADN (acide désoxyribonucléique) à celui de la reine Marie-Antoinette. Les conclusions de leurs recherches ont été présentées à la presse le 19 avril 2000 et exposées dans un livre de l’historien Philippe Delorme, Louis XVII, la vérité. *voir note*

Extraits Wikipedia : « Le cordonnier Simon, qui s’est occupé de l’enfant, est jugé par les historiens comme étant un personnage grossier… Par la suite, Louis-Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, sans hygiène ni secours, pendant six mois, jusqu’à la mort de Robespierre, en juillet 1794. Son état de santé se dégrade, il est rongé par la gale et vit accroupi. Sa nourriture lui est servie à travers un guichet et personne ne lui parle ni ne lui rend visite. Ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé. Après la mort de Robespierre, son sort s’améliore relativement, même s’il demeure prisonnier dans la tour du Temple ». Fin de citation.

Il est probable que c’est à ce moment-là que Greuze l’a peint, pour la dernière fois, peu de temps avant sa mort. Sa tenue vestimentaire semble assez proche de celle qu’il porte dans une lithographie anonyme du musée des Estampes et dans l’eau forte – extrait ci-dessous – de la Bibliothèque nationale où il est représenté sur les genoux de son père alors qu’il n’a que huit ans, Louis XVI ayant été guillotiné en 1793. A cette date, on ne lui avait pas encore coupé les cheveux.

Louis XVII meurt dans sa prison, probablement d’une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795. Il avait un peu plus de dix ans. Son coeur repose dans l’ancienne nécropole royale de Saint-Denis.

E. Mourey

[->http://www.bibracte.com]

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[ *** C’est nous bien sûr qui avons souligné en rouge cette affirmation d’Emile Mourey, à laquelle répond notre livre  » Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité  » 

Ayant acquis la certitude que Louis XVII n’a pas été inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795, et n’est donc pas mort au Temple le 8 juin 1795, nous oserons poser deux ou trois questions :

  • Où est la source documentaire qui permettrait de penser que Joseph Ducreux, revenu à Paris en 1793 aurait pu accéder au Temple en 1795, année des 10 ans de Louis XVII ?
    [  » La Révolution française le fait s’installer à Londres, où il dessine les derniers portraits de Louis XVI juste avant son exécution. De retour à Paris en 1793, Jacques Louis David s’associe à lui et l’aide à poursuivre une carrière officielle. La résidence de Ducreux devient un salon informel où les artistes se font portraiturer. Ducreux a également joué un rôle politique ; ses relations étaient considérables ; il a peint la cour d’Allemagne, celle d’Angleterre, celle de France ; il a connu tous les personnages marquants de son époque, dans tous les rangs ; il a laissés des documents précieux pour l’historien.  »  source Wikipedia  ]
  • Est-il sûr et certain que le  » Louis XVII du portrait oublié » , soit âgé de 10 ans, alors que même en admettant l’hypothèse que ce soit Louis XVII qui soit encore présent en 1795 au Temple, comment aurait-il pu être aussi présentable, après avoir vécu tout ce qui est établi avec certitude par la tradition historique ? 
  • Dès lors, compte tenu de toutes nos certitudes acquises, qu’est-ce qui interdit de penser que ce portrait oublié serait celui de Louis XVII, âgé environ de 12 ans, qui aurait été peint par Joseph Ducreux ( 1735-1802 ), dans un acte de fidélité à la Reine, si on reprend l’argumentation de notre ami VLR, tout en considérant les années 1793 et 1795 comme étant invraisemblables, du fait de l’existence de cette estampe  » David-Carteaux-X » , que nous avons découverte tout récemment ? ] 

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[ Après ce commentaire, tout à fait crucial à nos yeux, reprenons maintenant l’exposé de notre ami VLR qui nous a écrit : ]  

 » Il faut savoir aussi que Joseph Ducreux est un peintre très particulier. Il peint tout ce qu’il voit sur un visage. Veines, boutons de toutes sortes, excroissances, rides, toutes les rides, taches, blessures, brûlures, cicatrices, défauts, tous les défauts. Il ne vous épargne rien! Il suit la « science » dite de la physionomie! Il pense que le visage, tout le visage, est le reflet de l’intérieur, le miroir de la personnalité…

Il n’y a qu’à regarder attentivement ses pastels et les agrandir, y compris ses auto-portraits, celui de sa mère (pauvre mère!) à qui il n’épargne aucune ride ni ridule. Avec en plus des traits bien appuyés! Il ne la rajeunit pas d’une seule journée. Ce n’est pas son objectif !

Il faut voir avec quel acharnement pictural, quel appétit féroce il se met à tout peindre! Quel délice-même à faire ressortir une belle et grosse tache sur la peau, avec différentes nuances de pigmentation, une veine bien rouge, une cicatrice bien ciselée, une blessure mal refermée!

Sa façon de peindre est à l’opposé de tout ce qui se fait dans les Cours royales ! Le peintre n’est-il pas là pour mettre en valeur la beauté, l’élégance, la finesse des visages, gommer les défauts, atténuer les rides, corriger les imperfections, oublier les disgracieux boutons, cacher les taches de naissance, bref, rendre moins laid ce qui est laid, et plus beau ce qui est beau!

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9— auto portrait ( Oh les belles veines!)
10 – sa propre mère (Oh, les belles rides!)
11 –  portrait de Choderlos de Laclos (Oh, la belle balafre!)

JOSEPH DUCREUX, lui, ne gomme pas les imperfections, n’atténue pas les taches! Et parce qu’il peint ainsi, il va nous révéler une information de toute première importance au sujet de Charles-Louis, futur Louis XVII !

Permettez moi, ici et maintenant, avant de vous révéler cette information, de décliner ce portrait de LOUIS XVII en quelques digressions capillaires qui me tiennent à coeur. Mille pardons d’avance pour cette audace que je vous impose… Si vous souhaitez fermer les yeux, c’est le moment…

Sachez que dans mes digressions capillaires je ne touche, bien sûr, jamais au visage, seulement aux cheveux! J’ajoute une moustache!

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12 ) « De Louis XVII ……. à Naundorff! »

[ Et ici nous devons demander pardon à notre ami VLR de ne pas pouvoir afficher son photo-montage qui, en ajoutant 2 photos à celles que nous avons déjà affichées, tendrait à prouver que Naundorff serait le fils de la Reine Marie-Antoinette, via le travail ci-dessus sur le portrait oublié de Louis XVII ! 

Cela nous est impossible pour plusieurs raisons essentielles, que la liberté de la recherche ne nous semble pas autoriser, sans qu’il soit nécessaire d’invoquer un crime de lèse-majesté pour l’interdire !

En effet au-dessus de cette liberté de la recherche, il y a, croyons-nous, un principe qui lui est supérieur et qu’il convient de respecter : c’est celui de la cohérence intellectuelle ! Et c’est là que la nature même de notre approche épistémologique prend toute sa force et sa valeur !

Nous pensons avoir prouvé, par une étude aussi approfondie que possible, faite dans une annexe spécifique de notre livre, à partir des sources documentaires les plus favorables à la thèse naundorffiste que Naundorff n’était pas Louis XVII ! De plus le photo-montage qui nous est proposé par notre ami VLR est réalisé avec des portraits de Louis XVII et de Naundorff *PS* qui ne peuvent pas correspondre avec la tradition historique établie au sujet de la couleur des cheveux de l’un et de l’autre ! 

S’il est évident que la question des ressemblances, mises en valeur et abondamment traitées en particulier sur le site de l’affaire Louis XVII de Tribune Histoire doit être prise en considération à sa juste mesure, il n’en demeure pas moins que la plus extrême prudence doit demeurer la règle pour pouvoir procéder à quelque conclusion que ce soit !

Et peut-être est-ce dans ce cadre-là que peuvent ou doivent même être étudiés les résultats des recherches effectuées par le Pr Gérard Lucotte, dont Pierre Vailland nous a offert une interprétation !

Avant de poursuivre la présentation de l’argumentation  particulièrement intéressante de notre ami VLR, qui va nous obliger à revenir sur des dossiers laissés plus ou moins en suspens sur nos anciens forums, nous ne pouvons que réitérer notre prière de bien vouloir nous excuser de ne pas avoir afficher ses images 13 et 14 … comme il nous a autorisé à le faire !  

Approche épistémologique de l’énigme Naundorff

mai 20th, 2016

Avant de pouvoir vous proposer un quelconque arbitrage des différentes thèses déjà présentées,  autour du  » portrait oublié de Louis XVII » et de l’énigme Naundorff, ( voir : Eléments d’un brain-storming hallucinant ou d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorff ?…(1) [ MAJ 4 – 13 h 00 ] ) voici les premiers éléments de réflexion complémentaire, pour lesquels nous disposons des autorisations de publication requises. 

1 / Argumentation de Pierre Vailland 

Il est indiqué dans la 1ère publication de 2014 du professeur Lucotte qu’un critère de 6 mutations correspond à une valeur maximale pour faire partie de la grande famille de Bourbon d’après un classement en fonction d’études précédentes.

Hugues de Bourbon ayant ces 6 mutations, si l’on se base sur ce raisonnement, on peut donc considérer qu’il est un Bourbon « minimal ».
 
Or, que signifie concrètement être actuellement un Bourbon « minimal » ?
Cela signifie, dans l’arbre généalogique des Bourbons, avoir comme ancêtre le plus proche dans le temps un fils du 6e fils de Saint-Louis, soit un fils de Robert de Clermont, fondateur de la Maison de Bourbon grâce à son mariage avec Béatrice de Bourgogne. Leur 1er fils, devenu plus tard Louis Ier de Bourbon, voit le jour en 1279 et meurt en 1341.
 
Et que lit-on dans la 3ème publication de 2014 du Professeur Lucotte confirmant ainsi la 1ère : que l’ancêtre commun entre Naundorff (ou Hugues) et les Bourbons modernes se trouve vers 1300 !
 
(1279-1341) et 1300, la corrélation est remarquable !
 
Si Naundorff est un Bourbon « minimal » (ayant pour ancêtre commun le plus proche dans le temps avec les Bourbons modernes Louis 1er de Bourbon né en 1289 et mort en 1341), il ne peut par conséquent pas être un Bourbon-Condé (ayant pour ancêtre commun le plus proche dans le temps avec les Bourbons modernes Charles IV de Bourbon né en 1489 et mort en 1537).
 
P. Vailland
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2 / Thèse d’Hubert Royet : Autour de Madame Vigée-Le Brun ( Saint-Jean-d’Aulps : Anciens jours, 2000)

Afin de rendre à César ce qui est à César, nous allons publier une copie des archives de nos forums disparus, sur la question du  » petit domestique  » de Mme Vigée Le Brun qui avait longuement retenu notre attention, ce qui nous avait même permis d’entrer directement en contact avec l’auteur.
Parce que lire c’est relire, nous prenons le risque de vous proposer l’ensemble des échanges qui avaient eu lieu sur le forum disparu MSN Louis XVII, auxquels Hubert Royet nous avait fait l’honneur de participer ! C’était il y a 9 ans déjà ! Cela va nous rajeunir et en même temps cela nous permettra ( peut-être ) de voir les progrès éventuels que nous avons pu faire depuis ! Merci enfin de noter last but not the least que c’est grâce à notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Chistian Crépin, *** que nous pouvons vous proposer ces textes qui, sans lui, auraient disparu dans les abysses du Web …  
Nous supprimerons dans la soirée toutes les informations administratives, hyperliens désormais inactifs, et images susceptibles de parasiter la lecture de tous ces messages. 
 [ *** qui était OEPL17 ( acronyme pour Où Est Passé Louis XVII ) à l’époque de publication de ces messages ] 
Envoyé : 09/06/2007 12:35
Afin de construire un modèle qui soit aussi cohérent que possible et qui puisse rendre compte un jour de toute la réalité historique de la question Louis XVII, voici une piste de réflexion ouverte par nos dernières conclusions sur Nauendorf. 
D’après le récit de Crossen il est manifeste que Nauendorf n’a pas connu la première période « heureuse  » de Louis XVII, où Simon a eu un comportement humain et lui a offert des oiseaux et autres cadeaux !
D’où l’idée suivante qui ferait la synthèse avec toutes les informations dont nous avons pu avoir connaissance jusque là !
Et  SI Nauendorf avait été le premier substitué à Louis XVII exfiltré du Temple entre le 21/08/1793 et le 03/09/1793, avant de devenir le leurre le plus opérationnel de tous, sorti vivant du Temple durant le second semestre 1795 ?  
Nous retrouverions ainsi une partie de l’argumentation de Jean Pascal Romain qui a confronté les souvenirs de Nauendorf avec les témoignages de plusieurs acteurs de la vie au Temple, et qui de ce fait avait conclu à l’alternative sur laquelle a été construite toute l’heuristique de notre forum !
On se souviendra également que notre ami OEPL17 avait détruit l’argumentation de Jean Pascal Romain selon laquelle Nauendorf aurait pu être caché dans le Temple en raison de la rigueur des froids terribles des hivers 93/94 et 94/95 !
Que Nauendorf ait commis par ailleurs quelques erreurs au sujet de la topographie des lieux, selon les analyses de notre expert OEPL17, n’est pas a priori un obstacle à cette nouvelle hypothèse !
Qui parmi nous serait capable de reconstituer, de mémoire et sans erreur, la topographie de lieux où il aurait séjourné il y a 40 ans dans des conditions qui n’auraient  d’ailleurs rien de comparable avec celles dans lesquelles a vécu l’enfant du Temple ? …

 

Réponse
De :  Envoyé : 09/06/2007 13:02
A titre purement indicatif on remarquera que cette hypothèse serait parfaitement compatible avec la signature « Louis Charles Capet » des PV des 6 et 7 octobre 1793 et avec toutes les interventions particulièrement érudites de notre ami OEPL17 sur  La question de l’ordre des prénoms du Duc de Normandie et de « Naundorff » …
Réponse
 
Envoyé : 09/06/2007 16:20
Je viens de parcourir en lecture TGV – est-il nécessaire de la préciser ?  – tout le chapitre IV  » Naundorf qui savait tant de choses  » ( II ème partie) (p 305-346) Louis XVII Roi de Thermidor  »  du livre de Jean Pascal Romain !
A l’issue de cette première relecture tout semble compatible avec notre hypothèse !
Avant de procéder à une confrontation minutieuse et rigoureuse avec l’argumentation de Jean Pascal Romain, pour vérifier la pertinence de notre hypothèse, élément par élément, il convient de la compléter en essayant de faire la synthèse suivante à partir de la tradition naundorfiste revue et corrigée en conséquence !
Nous aurions donc le schéma suivant :
* 1 / Nauendorf est introduit au Temple en remplacement de Louis XVII exfiltré entre le 21/08 et le 03/09/1793
* 2 / Nauendorf est exfiltré durant le second semestre 1795
* 3 / 1795 – 1809 : période obscure dont nous ne savons quasiment rien de sûr et certain et pour laquelle nous sommes obligés de faire les conjectures suivantes :
3.1 Si Nauendorf a été exfiltré en mars 1795, selon la thèse de plusieurs auteurs naundorfistes, serait-il possible de faire ici le lien avec l’hypothèse d’Hubert Royet  ( p 58 H. Royet : Autour de Mme Vigée-Le Brun ) qui nous apprend que Mme Vigée le Brun a quitté Vienne pour St Petersbourg le 19 avril 1795, en emmenant avec elle sa fille Brunette, sa gouvernante Mme Charrot mais aussi le « petit domestique allemand », fils du concierge de la résidence d’été du Prince de Ligne, sur la montagne du Kahlenberg ?
3.2 Le 25 juillet 1795, arrivée à St Petersbourg de Mme Vigée le Brun avec son « petit domestique allemand », qui est nécessairement plus âgé que ne l’était Louis XVII à cette époque, ce qui correspondrait parfaitement avec notre hypothèse du remplacement de Louis XVII par un adolescent pour les PV des 6 et 7 octobre 1793 ! 
A noter que notre hypothèse expliquerait le silence absolument déconcertant  de Mme Vigée le Brun dans ses Mémoires sur la mort officielle de Louis XVII au Temple, qu’elle a nécessairement appris durant son voyage de Vienne à St Petersbourg !…
3.3 Six semaines après l’arrivée de Mme Vigée le Brun à St Petersbourg : coup de folie de Nauendorf qui aurait volé pas moins de 30 000 livres-or à Mme Charrot !
3.4 Intervention de Mme Vigée le Brun auprès de Catherine II elle-même qui sauve
Nauendorf de la pendaison ; Nauendorf est alors condamné à partir par mer …  
Après un tel épisode on comprend parfaitement que Mme Vigée le Brun ait observé le silence le plus complet sur le thème de la Survivance de Louis XVII, si elle a pu croire que son petit domestique allemand aurait pu être Louis XVII exfiltré du Temple, et mis à l’abri dans une résidence d’été sur la montagne du Kahlenberg  par le Prince de Ligne, durant le premier semestre 1795 !…
3.5 D’août 1795 à 1809 : ??? ….
4 / novembre 1809 – juillet 1832 :
Voir à partir de ce moment toute la tradition naundorfiste développée sur le site
http://www.museelouisxvii.com/Berlin.htm ! ….
Et parce qu’il n’est effectivement pas n’importe qui, on comprendrait alors que la police et les services spéciaux prussiens lui aient accordé les facilités nécessaires qui sont tout à fait inexplicables pour un étranger, qui serait arrivé tout récemment en Prusse, venant on ne sait d’où !…
Et si besoin en était les services spéciaux ont pu fournir à  Nauendorf les informations qui lui manquaient pour son récit de Crossen, pour la période d’avant la captivité au Temple, afin de compléter tout ce qu’il avait pu apprendre directement de Mme Vigée le Brun, selon l’hypothèse que nous devons à notre ami Hubert Royet !….  
5 / Juillet 1832 : Nauendorf quitte Crossen
 http://www.museelouisxvii.com/paris.htm
6 / Arivée à Paris : 26 mai 1833
7 / Août 1834 : Nauendorf à Dresde …
Réponse
 Message 4 sur 45 dans la discussion 
De :  Envoyé : 09/06/2007 18:27
Avant toute autre observation que nous ferons ultérieurement, et afin de revenir au plus vite sur notre recherche prioritaire visant à apporter la preuve du caractère apocryphe de la lettre de la Reine du 16/10/1793, nous emprunterons les analyses suivantes à Jean Pascal Romain ( p 315 ) :
Au terme de son étude du « récit de Crossen«  et de « l’Abrégé des infortunes du dauphin ... » JPR écrit au sujet des circonstances de l’évasion décrites par  Nauendorf,   après l’intervention de Laurent,  et en distinguant les souvenirs personnels de N. des apports faits par son entourage :
<< …5° /  Nauendorf [ Louis XVII dans le texte ] est endormi à nouveau ; il se réveille dans une voiture ; on l’habille en femme, on le fait descendre de la voiture pour monter dans une autre voiture qui le mène chez une amie de Joséphine de Beauharnais, au faubourg Saint Germain.
6 ° / Peu de temps après l’évasion il voit Joséphine de Beauharnais et revoit le fidèle Laurent ; il assiste à leur conversation et apprend ainsi de Laurent le sort de l’enfant mort au Temple et enterré dans le jardin du Temple.  >> 
Nous ne retiendrons de ce récit que la mention faite par Nauendorf de l’intervention dans son évasion de Joséphine de Beauharnais qui se situerait donc durant le 1er semestre 1795 !
Mais alors n’aurions-nous pas ici un lien tout à fait inédit et passé jusque là totalement inaperçu avec notre hypothèse « Barras-Campan-Courtois » au sujet du caractère apocryphe de la lettre testament de la Reine du 16/10/1793 ?
Barras apprenant ( immédiatement au matin de Thermidor ou plus tard ) que l’enfant prisonnier n’est pas Louis XVII n’aurait-il pas eu un très puissant motif pour faire fabriquer par Campan, grâce aux relations de Joséphine avec Mme Campan, la lettre qui accrédite la présence de Louis XVII au Temple en Octobre 1793 ?
Et en faisant évader Nauendorf en mars 1795, grâce à Laurent et à Joséphine, Barras, responsable de tant de crimes contre les royalistes, n’aurait-il pas alors réalisé, au service de la révolution, un fantastique coup de maître, dont deux siècles après nous subissons encore les conséquences ? …
Avant d’aller plus loin dans nos réflexions il deviendra évident pour tous, que plus que jamais, nous ne devons désormais nous préoccuper que d’un seul dossier : apporter la preuve du caractère apocryphe de la lettre de la reine du 16/10/1793 à Madame Elizabeth ! 
Nous ne devons plus penser qu’à çela ! 
Après le 15/08/2007 nous aurons tout loisir de revenir sur tous nos chantiers en cours, dont celui-ci ! 
Ne soyez donc pas surpris si le forum va sembler endormi pendant quelque temps, avant l’éruption déferlante qui aura lieu avec le retour de l’archiviste du roi Louis XVII !
Notre nanoforum étant perdu dans les profondeurs du Web à la x millionième place du classement des sites Internet selon leur fréquentation, chacun comprendra facilement que le tsunami culturel qui est en train de se former ici, à – 10  000 mètres sous le niveau de la mer, va prendre un certain temps avant d’arriver sur les plages horaires du « prime  » de la Culture et de l’Histoire ! …     …
Réponse
 Message 5 sur 45 dans la discussion 
De :  Envoyé : 09/06/2007 20:02
Dernière observation avant de nous « endormir » pour quelques semaines :
Il est évident, mais peut-être est-il bon toutefois de le  préciser, que dans le cas où nous apporterions la preuve que Nauendorf a vécu au Temple de septembre 1793 à mars 1795 ou juin 1795, nous aurions la preuve avec une certitude  à hauteur de 99 % que Louis XVII a été nécessairement exfiltré auparavant ! 
Les 1 % manquants correspondraient à l’absence de certitude absolue pour tout esprit sceptique par nature qui souhaiterait pouvoir visionner sur son écran d’ordinateur une vidéo sur l’exfiltration de Louis XVII, assortie d’un constat d’huissier attestant qu’il ne s’agit pas d’un montage !… 
Réponse
Conseiller  Message 6 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 09/06/2007 20:27
Dernier détail :
Paris – Kahlenberg en Autriche : 1300 kms environ soit 12 heures aujourd’hui par autoroute, selon « via michelin » ;
Vienne-Mittau en Lituanie : 1300 kms environ également.  
Sauf erreur il a fallu 3 semaines environ à Madame Royale pour aller de Paris à Vienne en décembre 1795 – janvier 1796 et un mois environ pour aller de Vienne à Mittau en mai – juin 1799 !
Est-il déraisonnable de penser qu’en un mois environ Nauendorf aurait pu aller de Paris à Kahlenberg en mars 1795 et devenir le « fils du concierge » au nom inconnu de la résidence d’été du prince de Ligne, avant d’être le « petit domestique allemand » que Mme Vigée Le Brun emmènera avec elle à St Petersbourg le 19 avril 1795 ? 
Réponse
Conseiller  Message 9 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 10/06/2007 19:58
Cher Hubert,
Les informations inédites que vous venez de nous donner confirment ce qui est en train de devenir mon intime conviction :
vous avez ouvert une voie tout à fait extraordinaire qui pourrait, comme vous l’avez si bien écrit p 64 de votre livre H. Royet : Autour de Mme Vigée-Le Brun
<< lever [ définitivement ] l’irritante hypothèque qui après plus de 160 ans, continue de grever la question Louis XVII >> !
Par les précisions que vous venez de nous donner, si vous me permettez cette  expression qui résume mon sentiment :  Alerte rouge !

J’y reviendrai dans la soirée ou demain pour expliquer pourquoi ! Désolé pour Federer mais Nadal est un sacré athlète ! …
Réponse
 Message 10 sur 45 dans la discussion 
De :  Envoyé : 10/06/2007 20:53
Dans l’esquisse du schéma biographique du message 3 j’ai complètement oublié un lien fait par Hubert Royet dans son livre et qui pourrait être une pièce essentielle du  puzzle ! HR évoque en effet la piste suisse Leschot-Himmely-Droz !…
Si Nauendorf était en Suisse et plus précisément dans la région de Neuchâtel dépendant de la Prusse et plus particulièrement du prince von Hardenberg, ne pourrait-on pas compléter notre schéma comme suit ? :
* 1 / Nauendorf est introduit au Temple en remplacement de Louis XVII exfiltré entre le 21/08 et le 03/09/1793
* 2 / Nauendorf est exfiltré durant le second semestre 1795
* 3 / 1795 – 1809 : période obscure dont nous ne savons quasiment rien de sûr et certain et pour laquelle nous sommes obligés de faire les conjectures suivantes :
3.1 Si Nauendorf a été exfiltré en novembre 1794 ou en mars 1795, selon les versions de plusieurs auteurs naundorfistes, suite au message reçu ce jour d’Hubert Royet il n’est donc pas déraisonnable de faire lien  avec son hypothèse ( p 58 H. Royet : Autour de Mme Vigée-Le Brun ) qui nous apprend que Mme Vigée le Brun a quitté Vienne pour St Petersbourg le 19 avril 1795, en emmenant avec elle sa fille Brunette, sa gouvernante Mme Charrot mais aussi le « petit domestique allemand », fils du concierge de la résidence d’été du Prince de Ligne, sur la montagne du Kahlenberg !
3.2 Le 25 juillet 1795, arrivée à St Petersbourg de Mme Vigée le Brun avec son « petit domestique allemand », qui est nécessairement plus âgé que ne l’était Louis XVII à cette époque, ce qui correspondrait parfaitement avec notre hypothèse du remplacement de Louis XVII par un adolescent pour les PV des 6 et 7 octobre 1793 ! 
HR donne même en notes des bas de pages 63 et 64 les dates de naissance de Naundorf selon diverses sources documentaires à partir desquelles Nauendorf aurait été un enfant ou un adolescent de 10 à 17 ans … au moment des PV des 6 et 7 octobre 1793 ! …
Notre hypothèse expliquerait le silence absolument déconcertant  de Mme Vigée le Brun dans ses Mémoires sur la mort officielle de Louis XVII au Temple, qu’elle a nécessairement appris durant son voyage de Vienne à St Petersbourg !…
3.3 Six semaines après l’arrivée de Mme Vigée le Brun à St Petersbourg : coup de folie de Nauendorf qui aurait volé pas moins de 30 000 livres-or à Mme Charrot !
Mais comme le souligne très justement Hubert Royet dans son message de ce jour, il est tout à fait possible que Nauendorf ait été victime d’une infâme machination de la part de cette intrigante qui aurait alors réussi à empêcher Nauendorf de sceller un destin amoureux avec la fille de Mme Vigée le Brun ! Mais il vous faut lire le livre d’Hubert Royet pour en savoir plus !..  
3.4 Intervention de Mme Vigée le Brun auprès de Catherine II elle-même qui sauve
Nauendorf de la pendaison ; Nauendorf est alors condamné à partir par mer …  
Après un tel épisode on comprend parfaitement que Mme Vigée le Brun ait observé le silence le plus complet sur le thème de la Survivance de Louis XVII, si elle a pu croire un moment que son petit domestique allemand aurait pu être Louis XVII exfiltré du Temple, et mis à l’abri dans une résidence d’été sur la montagne du Kahlenberg  par le Prince de Ligne, durant le premier semestre 1795 !…
Mais aussi compte tenu du dernier message d’HR ne peut-on pas formuler l’hypothèse que Mme Vigée le Brun, après avoir sauvé Nauendorf d’une condamnation à mort, par une intervention directe auprès de Catherine II de Russie, aurait acquis la conviction que Nauendorf aurait été innocent et lui aurait alors recommandé d’aller en Suisse où il aurait été accueilli grâce aux relations de Mme Vigée le Brun dont HR nous donne le détail et où on retrouve le fabricant Droz (note***) qui a fait ses présentations d’automates à Versailles et …même un lien fort logique avec … Mme Campan !…
3.5 D’août 1795 à 1797 :
Nauendorf voyage par mer et par voie de terre de St Petersbourg en Suisse
3.6 1797 : arrivée en Suisse de Naundorf par la route de Gex ….
3.7 de 1797 à 1809 : Nauendorf serait resté en Suisse où il apprend l’horlogerie …jusqu’à ce que le prince de Hardenberg ne l’invite, ne l’autorise ou … ??? à venir à Berlin ….
Remarque : tous les voyages imaginés par Xavier de Roche dans son « Louis XVII  » avec des allers-retours Suisse – Açores via l’Italie et l’Espagne pourraient alors être un imbroglio inextricable de divers itinéraires d’autres faux dauphins mixés avec celui  …  DU VRAI LOUIS XVII ! …
4 / novembre 1809 – juillet 1832 :
Voir à partir de ce moment toute la tradition naundorfiste développée sur le site
http://www.museelouisxvii.com/Berlin.htm ! ….
Et parce qu’il n’est effectivement pas n’importe qui, on comprendrait alors que la police et les services spéciaux prussiens lui aient accordé les facilités nécessaires qui sont tout à fait inexplicables pour un étranger, qui serait arrivé tout récemment en Prusse, venant on ne sait d’où !…
Et si besoin en était les services spéciaux ont pu fournir à  Nauendorf les informations qui lui manquaient pour son récit de Crossen, pour la période d’avant la captivité au Temple, afin de compléter tout ce qu’il avait pu apprendre directement de Mme Vigée le Brun, selon l’hypothèse que nous devons à notre ami Hubert Royet !….  
5 / Juillet 1832 : Nauendorf quitte Crossen
 http://www.museelouisxvii.com/paris.htm
6 / Arivée à Paris : 26 mai 1833
7 / Août 1834 : Nauendorf à Dresde …

Dans cette hypothèse il ne demeurerait plus qu’un point CAPITAL qui pourrait tout faire basculer dans des sens radicalement opposés,  si l’anguille de Lenotre frappait à nouveau :
* Mais de qui Nauendorf est-il le fils ?
* Quand et comment serait-il entré au Temple APRES l’exfiltration de Louis XVII qui aurait été réalisée entre le 21/08/1793 et le 03/09/1793 ?
* Quand et comment aurait-il été accueilli par le Prince de Ligne qui l’aurait transféré à « la fonte des neiges  » au printemps de 1795 dans sa résidence d’été du Kahlenberg ? 

*** La fréquentation de Leschot en 1797-1809, durant tout son apprentissage de l’horlogerie, ne pourrait qu’accréditer la thèse selon laquelle Nauendorf aurait pu apprendre des détails fort utiles sur la vie à Versailles où Droz est allé présenter ses automates …


Chacun peut ainsi comprendre pourquoi l’alerte rouge est déclenchée !
Tout comme nous n’avons pas hésiter à faire la promotion du livre de Guy de Rambaud, qu’il nous soit permis d’ajouter que tous ceux qui ont à coeur de participer à la découverte de la vérité sur la question Louis XVII se doivent d’acheter le livre d’Hubert Royet ! C’est désormais une pièce versée aux débats sur la question louis XVII !

Réponse
 Message 11 sur 45 dans la discussion 
Envoyé : 11/06/2007 07:58
Cher Hubert,
En raison d’un vieux souvenir qui « hante ma mémoire  »  – c’est bien connu l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime, même si c’est  bien des années plus tard ! … – j’ai posté il y a plusieurs jours un message sur Histoforums qui ne devrait pas laisser Guy de Rambaud indifférent :
Or je constate que Guy de Rambaud n’est pas intervenu sur ce sujet alors que depuis il a posté des messages par ailleurs !
Votre thèse sur Nauendorf, ancien petit domestique de Mme Vigée Le Brun plongerait-elle Guy de Rambaud, dont la bonne foi et l’honnêteté intellectuelle sont hors de doute, dans des abîmes de réflexion ? ….
Réponse
 Message 12 sur 45 dans la discussion 
De :  Envoyé : 11/06/2007 11:14
Pour comprendre comment nous pouvons oser une telle hypothèse, et accorder ainsi notre crédit à la thèse d’Hubert Royet, merci de bien vouloir garder à l’esprit les élements suivants : 
* silence de Mme Vigée Le Brun sur le décès de « Louis XVII » au Temple le 8 juin 1795 dans : 
* défaut par Nauendorf de toute recherche du témoignage de Mme Vigée Le Brun, après son retour à ParisH. Royet : Autour de Mme Vigée-Le Brun ) ***
——————-
*** Mais surgit alors la question :
Pourquoi Mme Vigée Le Brun n’a-t-elle pas dénoncé Nauendorf comme étant son « ancien petit domestique allemand » ?
Esquisse de réponse :
Dénoncer Nauendorf, qui si notre hypothèse est juste, aurait été exfiltré du Temple en fin 1794 ou en 1795, n’était-ce pas affirmer nécessairement que Louis XVII en  était sorti vivant en 1793 ?
Et si comme Mme la duchesse d’Angoulême, Mme Vigée Le Brun ne savait pas ce qu’était devenu Louis XVII,  n’aurait-elle pas alors jugé opportun de garder le silence le plus complet,en ne témoignant de sa seule certitude sur l’exfiltration de Louis XVII du Temple que par son art magnifique d’où ce tableau où – sauf erreur – est peinte une décoration de l’ordre de Saint Georges de la Réunion qui n’a existé qu’a partir du 1er janvier 1819 ?  ( tp://perso.orange.fr/arnauld.divry/deux-siciles.htm )
Mais que montrait la main gauche de Louis XVII qui a manifestement disparu du tableau ? 
 Anonyme – vers 1790
Musée Leblanc-Duvernoy
Longtemps attribué à Mme Vigée-Lebrun et présumé représenter le dauphin Louis XVII, il est plus raisonnable aujourd’hui d’abandonner ces deux noms.
H. 112, L. 97 cm
Réponse
 Message 13 sur 45 dans la discussion 
De : Envoyé : 11/06/2007 12:01
Et choc des lectures et des relectures des messages de la discussion L’enfant à l’oiseau ou au yo-yo : indice de l’évasion de Louis XVII du Temple ? ***
« Le petit domestique allemand  » aurait-il remplacé en 1795 Joseph, qui serait devenu celui de Théresia Cabarrus-Tallien lorsque Mme Vigée Le Brun est partie en exil ?
Et quel serait cet enfant blond que Joseph aurait alors conduit avant Thermidor en avril 1794, auprès de Theresia de Cabarrus-Tallien
Réponse
 Message 42 sur 54 dans la discussion 
De :  Envoyé : 03/05/2005 11:16
 Bonjour,

Dans un courrier privé « chevalier au tilleul » m’indique ceci au sujet de Joseph :

« .. [ après avoir été ]  domestique de Mme Vigée Le Brun [il] devint celui de Thérésia Cabarrus-Tallien avant Thermidor et  lui conduisit en avril 1794, à Bordeaux, un jeune enfant blond passant pour son fils. »

Intéressante cette piste ! Quelques faits troublants :

Teresa Cabarrus est une cousine très proche de la future bru de Madame de Rambaud. Elle est l’amie de Joséphine de Beauharnais. Elle a eu un enfant (+) avec Barras.

Son père François est ministre des finances en Espagne, favori de Godoy, et ami de Goya, noble français et franc-maçon.

L’oncle préféré de Madame de Rambaud, David Le Proux de la Rivière est inspecteur du port de passage en Espagne à Hendaye en 1795. Ancien gentilhomme servant, franc-maçon… sa propre famille se pose des questions sur ses réelles activités à cette époque. Très bien noté par certains révolutionnaires, il négociera la paix à Bilbao. Sa mort est tellement suspecte que son beau-frère le juge Simonneau demande une enquête. Sa fille et son gendre (Augustin Solard) seront des proches du prince, comme je le montre dans mon livre.

Amicalement.

Guy de Rambaud.

***  où certains liens ne sont malheureusement plus opérationnels !
Est-ce qu’un lecteur aurait sauvegardé une copie de la page où le musée d’Auxerre présentait le tableau de « l’enfant au yo-yo » comme étant celui de Louis XVII peint par Mme Vigée le Brun, avec la décoration de l’ordre de St Georges de la Réunion, et dont la légende a été modifiée après que nous ayons écrit à la direction du musée et à la rédaction de l’Yonne républicaine, qui ont oublié de nous faire le moindre accusé de réception ! 
En passant n’ayons pas peur de faire un peu de « pub » pour la concurrence :
Mais allez-vous comprendre que la question Louis XVII a été résolue par la Science et l’Histoire grâce à Philippe Delorme ? Est-ce qu’on répond à des fous ou à des malades mentaux qui doivent se prendre probablement pour la  » réincarnation sous forme collective, multiple et unique  » de Louis XVII ?    …
Réponse
 Message 14 sur 45 dans la discussion 
Envoyé : 11/06/2007 14:23
Chers amis,
Avez-vous réfléchi à ceci :
SI, grâce à Hubert Royet, nous apportons la preuve que Nauendorf était l’ancien « petit domestique allemand »  de Mme Vigée Le Brun, nous aurions la preuve irréfutable de l’exfiltration de Louis XVII du Temple, à une date qui resterait à établir  
En effet IL EST IMPOSSIBLE que Mme Vigée le Brun n’ait pas tout fait pour que la police de St Petersbourg ne soit pas informée du vol de bijoux dont Mme Charrot, gouvernante de sa fille, Brunette, a été victime en septembre 1795, si « Nauendorf  » avait été le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette ! 
Réponse
 Message 15 sur 45 dans la discussion 
Envoyé : 12/06/2007 09:29
Cher Hubert,
Ainsi que nous venons de l’établir dans la discussion encore une preuve de l’imposture de Naundorff le débat sur la candidature de Nauendorf à l’identité de Louis XVII est définitivement clos.
Mais il n’en est pas de même pour l’étude de son parcours ! Bien au contraire ! 
Et alors que nous avions volontairement suspendu toute recherche sur l’hypothèse Nauendorf pour ne chercher qu’à établir la date de l’exfiltration de Louis XVII, l’évolution de nos débats nous invite à penser aujourd’hui que Nauendorf va nous conduire à découvrir la date de cet évènement tant recherché !
Grâce à Jean Pascal Romain nous savons en effet que Nauendorf a vécu au Temple. Les conclusions à tirer immédiatement de la synthèse de toutes nos hypothèses en cours d’examen seraient d’une limpidité parfaite ! 
SI Nauendorf est l’ancien domestique allemand de Mme Vigée Le Brun, et puisqu’il ne peut pas être Louis XVII, il nous faut établir d’où il vient quand Mme Vigée Le Brun l’emmène avec elle de Vienne à St Petersbourg le 19 avril 1795 et à quelle date il a pu sortir du Temple.  
SI nous établissons que Nauendorf est sorti du Temple nous aurons la certitude que  Louis XVII n’y est plus et nous pourrions allons partir à sa recherche hors du Temple.
Cette date serait alors la date « terminus a quo  » à partir de laquelle Louis XVII n’était plus au Temple, sauf à admettre la pertinence de l’hypothèse de la présence simultanée au Temple de Louis XVII et d’un substitué qui aurait été Nauendorf. 
Cette hypothèse n’étant étayée à ce jour par aucun document ou fait nous l’éliminerons dès maintenant, en considérant que sa probabilité de réalisation est égale à ZERO en raison de l’existence du manuscrit de Trieste !
En effet admettre cette hypothèse autoriserait à penser que Nauendorf aurait vécu au Temple en même temps que Louis XVII et aurait pu en sortir ensuite, tandis que Louis XVII y serait resté pour y mourir le 8 juin 1795 !

Si une telle hypothèse n’est pas absurde d’un point de vue purement théorique nous prendrons le risque de l’éliminer de manière arbitraire, du fait de l’existence du
Manuscrit de Trieste sur lequel est fondée toute l’heuristique de notre forum. 
Le modèle selon lequel le manuscrit  de Trieste aurait été composé à Rome en 1795, tandis que Nauendorf partirait de Vienne pour St Petersbourg le 16 avril 1795 avec  Louis XVII mourant au Temple le 8 juin 1795 serait une pure aberration !
Par contre il est particulièrement interessant de remarquer combien l’hypothèse suivante serait séduisante :
* exfiltration de Louis XVII entre le 21/08/1793 et le 03/09/1793 ;
* introduction de Nauendorf à la même époque ou à une date très rapprochée de cette période ;
* sortie de Nauendorf à titre de leurre à la date à établir …/../….  
* arrivée à Rome de Louis XVII en 1795 et composition du manuscrit de Trieste
* intégration en 18.. dans les récits de Nauendorf d’un épisode romain et triestin … 
Cher Hubert, dans le cadre de votre hypothèse, si nous arrivions à établir le parcours de Naundorf entre le Temple et Kahlenberg, c’est un saut gigantesque qui serait fait dans notre recherche de la vérité sur le sort de Louis XVII !
Réponse
 Message 16 sur 45 dans la discussion 
Envoyé : 12/06/2007 11:35
Sauf erreur, le prince Charles-Joseph de Ligne n’a jamais été cité par quelque auteur que ce soit dans l’historiographie de la question Louis XVII, puisque son nom ne figure même pas dans l’index de référence du « Louis XVII » de Xavier de Roche. La piste ouverte par Hubert Royet est donc une voie de recherches absolument inédite !
Mais est-elle vraisemblable ? Ou est-elle tellement incongrue qu’il serait plus raisonnable de l’abandonner immédiatement et d’en tirer toutes les conséquences induites ? 
Après un bref parcours TGV de ces deux sites Internet
il semblerait a priori que ce prince Charles-Joseph de Ligne pourrait effectivement  présenter un profil du plus haut intérêt pour une intervention dans la question Louis XVII, puisque nous avons affaire à un personnage-clef de la politique européenne, qui est en outre un  franc-maçon passé visiblement de la Révolution à la Contre-Révolution, lorsqu’il a été directement confronté à l’incarnation des « belles idées philosophiques » sur le champ de bataille de Fleurus le 26 juin 1794  …
Or Fleurus précède de 3 jours la célèbre et fameuse altercation du 29 juin 1794 au Comité de Salut Public sur laquelle tous les historiens s’interrogent et s’affrontent depuis deux siècles, puisque Robespierre a quitté la réunion pour ne plus revenir au CSP avant le 23 juillet 1794 !… 
Quand on lit par ailleurs quels noms célèbres se trouvent dans son tissu de relations, il est permis de conclure que le prince Charles-Joseph de Ligne a subi avec succès son premier contrôle en ligne !…
Mais est-il pour autant vraisemblable que Nauendorf lui ait été « livré »  à ……….  entre le ../../…. et le 16 avril 1795 où on le retrouve comme domestique de Mme Vigée Le Brun au départ de Vienne pour Saint Petersbourg ? ….
Réponse
 Message 17 sur 45 dans la discussion 
Envoyé : 12/06/2007 12:31
A ce stade de notre réflexion, peut-être sera-t-il utile à notre ami Hubert Royet qui a fait une étude attentive  – et ô combien méritoire !     : – des écrits de Nauendorf de savoir quelle confrontation en a été faite par Jean Pascal Romain avec les témoignages de divers acteurs présents au Temple entre 1792 et 1795 !
Il convient en outre de rappeler que JPR a étudié :
* le « Récit de Crossen » ( 1831) reproduit dans « La Légitimité  » ( 1895)
* « Louis XVII devant ses contemporains ( édition originale de1834 )
* « Abrégé de l’histoire des infortunes du dauphin … » ( réédition de 1911) 
et tout particulièrement  :
* la lettre «  écrite par le prince à Mme la duchesse d’Angoulême, à Prague, datée de Paris le 13 mars 1834″, qui prend pour nous, aujourd’hui, un relief très spécifique, après la discussion qui a eu lieu sur notre forum, quand on lit ( p 314 ) la transcription que JPR a faite de ce qu’a écrit Nauendorf :  … 
<< C’est d’après le désir de connaïtre ces faits, désir que ma soeur manifesta à un émissaire que j’envoyais à Prague ( Morel de Saint Didier ) que je me déterminai à les lui communiquer >>  [ JPR écrit ensuite :  » Cette lettre relative au séjour au Temple et à l’évasion est fort précieuse pour nous, car elle va nous apporter la preuve que dès le 13 février 1834 …/…Naundorff se souvenait des deux temps de l’évasion ].
Aussi , nous limiterons-nous ici à évoquer les seules conclusions tirées de la synthèse  réalisée par JPR tout au long du chapitre « Naundorf qui savait tant de choses » ( p 305 – 346 ) à partir de ce qu’il a considéré comme les souvenirs personnels de Naundorf et les apports faits par son entourage et intégrés dans ses récits. 

Dans l’attente des corrections éventuelles que pourrait faire notre ami OEPL17, lorsqu’il sera de retour sur notre forum, nous utliserons les conclusions de JPR comme étant LA source documentaire de référence.

A priori ces corrections ne pourraient être que mineures par rapport au sujet traité ici, car on admettra facilement que Naundorf ait pu commettre quelques erreurs de détail topographique, que seule l’expertise de notre ami OEPL17 semble avoir relevées ! L’essentiel est d’établir que Naundorf a vécu au Temple après le 3 juillet 1793, selon ses propres dires,  contrairement à la thèse défendue par Michel Jaboulay, qui contre toute logique s’appuie sur les récits de Nauendorf pour étayer son hypothèse de l’évasion dans la nuit du 3 juillet 1793 !     ….

 

Réponse
Conseiller  Message 18 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSN216-hr1 Envoyé : 12/06/2007 12:35

Cher Charles

Merci beaucoup de votre message. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui a pu se passer avant le départ de Vienne et après l’expulsion de Russie.

J’ai notamment réfléchi à l’affaire Léonard qui avait tant intrigué Lenotre : « Il y a là quelque chose qu’on ne dit pas » (je cite de mémoire). Après le drame de Varennes, Léonard s’est attardé, hors de France semble-t-il, et n’est rentré à Paris que bien après la famille royale. Est-ce qu’il n’aurait pas pu aller confier quelqu’un – un enfant ? – au prince de Ligne qui, sauf erreur, se trouvait encore à Beloeil ? Vous connaissez le mot prêté au roi de Hollande au sujet de l’acte de décès de Delft, exact selon lui « pour une importante partie » (Dr Ooosterbaan). Ou bien cela ne veut rien dire du tout, c’est moliéresque, ou bien cela veut dire une chose, et une seule…

Maintenant, à supposer que le petit domestique ne soit pas le fils des concierges, Mme VLB sait-elle à qui elle a affaire ? L’intéressé lui-même sait-il qui sont ses véritables parents ? Le peintre, dans ses Souvenirs, dit-il la vérité ? Ceux-ci auraient-ils été écrits sur ordre, pour servir d’avertissement à Naundorff? Je crois savoir que Mme Le Brun a été aidée pour les écrire. Veuillez m’excuser de répondre par des questions, mais comment faire autrement ?

Je viens de relire attentivement la lettre de Naundorff écrite en 1833 à Armand de Polignac (citée par Escaich) et j’en ai refait la critique en règle. Pour moi, il n’y a plus de doute : Naundorff a fréquenté les enfants Polignac à Vienne, dans le village de Huitzinc ou ils vivaient avec leurs parents et ou Mme VLB avait loué une petite maison (Souvenirs, I, p. 290 de l’édition Charpentier-Fasquelle).

Bien cordialement

H. Royet Vers une nouvelle hypothèse pour résoudre l’énigme Nauendorf ?

Répondre
Répondre à l’expéditeur   Conseiller Message 15 dans Discussion
De : raphael_charles
Cher Hubert,
Ainsi que nous venons de l’établir dans la discussion encore une preuve de l’imposture de Naundorff le débat sur la candidature de Nauendorf à l’identité de Louis XVII est définitivement clos.
Mais il n’en est pas de même pour l’étude de son parcours ! Bien au contraire ! 
Et alors que nous avions volontairement suspendu toute recherche sur l’hypothèse Nauendorf pour ne chercher qu’à établir la date de l’exfiltration de Louis XVII, l’évolution de nos débats nous invite à penser aujourd’hui que Nauendorf va nous conduire à découvrir la date de cet évènement tant recherché !
Grâce à Jean Pascal Romain nous savons en effet que Nauendorf a vécu au Temple. Les conclusions à tirer immédiatement de la synthèse de toutes nos hypothèses en cours d’examen seraient d’une limpidité parfaite ! 
SI Nauendorf est l’ancien domestique allemand de Mme Vigée Le Brun, et puisqu’il ne peut pas être Louis XVII, il nous faut établir d’où il vient quand Mme Vigée Le Brun l’emmène avec elle de Vienne à St Petersbourg le 19 avril 1795 et à quelle date il a pu sortir du Temple.  
SI nous établissons que Nauendorf est sorti du Temple nous aurons la certitude que  Louis XVII n’y est plus et nous pourrions allons partir à sa recherche hors du Temple.
Cette date serait alors la date « terminus a quo  » à partir de laquelle Louis XVII n’était plus au Temple, sauf à admettre la pertinence de l’hypothèse de la présence simultanée au Temple de Louis XVII et d’un substitué qui aurait été Nauendorf. 
Cette hypothèse n’étant étayée à ce jour par aucun document ou fait nous l’éliminerons dès maintenant, en considérant que sa probabilité de réalisation est égale à ZERO en raison de l’existence du manuscrit de Trieste !
En effet admettre cette hypothèse autoriserait à penser que Nauendorf aurait vécu au Temple en même temps que Louis XVII et aurait pu en sortir ensuite, tandis que Louis XVII y serait resté pour y mourir le 8 juin 1795 !

Si une telle hypothèse n’est pas absurde d’un point de vue purement théorique nous prendrons le risque de l’éliminer de manière arbitraire, du fait de l’existence du
Manuscrit de Trieste sur lequel est fondée toute l’heuristique de notre forum. 
Le modèle selon lequel le manuscrit  de Trieste aurait été composé à Rome en 1795, tandis que Nauendorf partirait de Vienne pour St Petersbourg le 16 avril 1795 avec  Louis XVII mourant au Temple le 8 juin 1795 serait une pure aberration !
Par contre il est particulièrement interessant de remarquer combien l’hypothèse suivante serait séduisante :
* exfiltration de Louis XVII entre le 21/08/1793 et le 03/09/1793 ;
* introduction de Nauendorf à la même époque ou à une date très rapprochée de cette période ;
* sortie de Nauendorf à titre de leurre à la date à établir …/../….  
* arrivée à Rome de Louis XVII en 1795 et composition du manuscrit de Trieste
* intégration en 18.. dans les récits de Nauendorf d’un épisode romain et triestin .. 
Cher Hubert, dans le cadre de votre hypothèse, si nous arrivions à établir le parcours de Naundorf entre le Temple et Kahlenberg, c’est un saut gigantesque qui serait fait dans notre recherche de la vérité sur le sort de Louis XVII !

 

Réponse
Conseiller  Message 19 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 12:54
Cher Hubert,
<< Veuillez m’excuser de répondre par des questions, mais comment faire autrement ? >>
Vous avez tous les droits que vous voulez, la piste que vous avez ouverte apparaissant de jour en jour de plus en plus séduisante !  
Je crois même selon les régles intelligemment pratiquées du « brain storming  » que nous avons tous le droit de poser des questions, qui seraient à la limite de l’absurde, la seule interdiction étant de proposer des réponses qui, elles, seraient aberrantes ! 
Si vous voulez bien être notre chef du chantier « Naundorf hors du Temple, avant et après sa captivité « , il vous appartiendrait de nous dire si nous pourrions vous être d’une quelconque utilité et quelles investigations nous pourrions éventuellement grâce au secours de vos compétences. 
Au nom de tous nos lecteurs, veuillez croire à l’expression de notre profonde reconnaissance !   
Réponse
Conseiller  Message 18 sur 18 dans la discussion 
De : <NOBR>Surnom MSN216-hr1</NOBR>  en réponse à Message 15 Envoyé : 12/06/2007 12:35

Cher Charles

Merci beaucoup de votre message. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui a pu se passer avant le départ de Vienne et après l’expulsion de Russie.

J’ai notamment réfléchi à l’affaire Léonard qui avait tant intrigué Lenotre : « Il y a là quelque chose qu’on ne dit pas » (je cite de mémoire). Après le drame de Varennes, Léonard s’est attardé, hors de France semble-t-il, et n’est rentré à Paris que bien après la famille royale. Est-ce qu’il n’aurait pas pu aller confier quelqu’un – un enfant ? – au prince de Ligne qui, sauf erreur, se trouvait encore à Beloeil ? Vous connaissez le mot prêté au roi de Hollande au sujet de l’acte de décès de Delft, exact selon lui « pour une importante partie » (Dr Ooosterbaan). Ou bien cela ne veut rien dire du tout, c’est moliéresque, ou bien cela veut dire une chose, et une seule…

Maintenant, à supposer que le petit domestique ne soit pas le fils des concierges, Mme VLB sait-elle à qui elle a affaire ? L’intéressé lui-même sait-il qui sont ses véritables parents ? Le peintre, dans ses Souvenirs, dit-il la vérité ? Ceux-ci auraient-ils été écrits sur ordre, pour servir d’avertissement à Naundorff? Je crois savoir que Mme Le Brun a été aidée pour les écrire. Veuillez m’excuser de répondre par des questions, mais comment faire autrement ?

Je viens de relire attentivement la lettre de Naundorff écrite en 1833 à Armand de Polignac (citée par Escaich) et j’en ai refait la critique en règle. Pour moi, il n’y a plus de doute : Naundorff a fréquenté les enfants Polignac à Vienne, dans le village de Huitzinc ou ils vivaient avec leurs parents et ou Mme VLB avait loué une petite maison (Souvenirs, I, p. 290 de l’édition Charpentier-Fasquelle).

Bien cordialement

H. Royet


Nouveau message sur forum Louis XVII

Vers une nouvelle hypothèse pour résoudre l’énigme Nauendorf ?

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Répondre à l’expéditeur   Conseiller Message 15 dans Discussion
De : raphael_charles
Cher Hubert,
Ainsi que nous venons de l’établir dans la discussion encore une preuve de l’imposture de Naundorff le débat sur la candidature de Nauendorf à l’identité de Louis XVII est définitivement clos.
Mais il n’en est pas de même pour l’étude de son parcours ! Bien au contraire ! 
Et alors que nous avions volontairement suspendu toute recherche sur l’hypothèse Nauendorf pour ne chercher qu’à établir la date de l’exfiltration de Louis XVII, l’évolution de nos débats nous invite à penser aujourd’hui que Nauendorf va nous conduire à découvrir la date de cet évènement tant recherché !
Grâce à Jean Pascal Romain nous savons en effet que Nauendorf a vécu au Temple. Les conclusions à tirer immédiatement de la synthèse de toutes nos hypothèses en cours d’examen seraient d’une limpidité parfaite ! 
SI Nauendorf est l’ancien domestique allemand de Mme Vigée Le Brun, et puisqu’il ne peut pas être Louis XVII, il nous faut établir d’où il vient quand Mme Vigée Le Brun l’emmène avec elle de Vienne à St Petersbourg le 19 avril 1795 et à quelle date il a pu sortir du Temple.  
SI nous établissons que Nauendorf est sorti du Temple nous aurons la certitude que  Louis XVII n’y est plus et nous pourrions allons partir à sa recherche hors du Temple.
Cette date serait alors la date « terminus a quo  » à partir de laquelle Louis XVII n’était plus au Temple, sauf à admettre la pertinence de l’hypothèse de la présence simultanée au Temple de Louis XVII et d’un substitué qui aurait été Nauendorf. 
Cette hypothèse n’étant étayée à ce jour par aucun document ou fait nous l’éliminerons dès maintenant, en considérant que sa probabilité de réalisation est égale à ZERO en raison de l’existence du manuscrit de Trieste !
En effet admettre cette hypothèse autoriserait à penser que Nauendorf aurait vécu au Temple en même temps que Louis XVII et aurait pu en sortir ensuite, tandis que Louis XVII y serait resté pour y mourir le 8 juin 1795 !

Si une telle hypothèse n’est pas absurde d’un point de vue purement théorique nous prendrons le risque de l’éliminer de manière arbitraire, du fait de l’existence du
Manuscrit de Trieste sur lequel est fondée toute l’heuristique de notre forum. 
Le modèle selon lequel le manuscrit  de Trieste aurait été composé à Rome en 1795, tandis que Nauendorf partirait de Vienne pour St Petersbourg le 16 avril 1795 avec  Louis XVII mourant au Temple le 8 juin 1795 serait une pure aberration !
Par contre il est particulièrement interessant de remarquer combien l’hypothèse suivante serait séduisante :
* exfiltration de Louis XVII entre le 21/08/1793 et le 03/09/1793 ;
* introduction de Nauendorf à la même époque ou à une date très rapprochée de cette période ;
* sortie de Nauendorf à titre de leurre à la date à établir …/../….  
* arrivée à Rome de Louis XVII en 1795 et composition du manuscrit de Trieste
* intégration en 18.. dans les récits de Nauendorf d’un épisode romain et triestin .. 
Cher Hubert, dans le cadre de votre hypothèse, si nous arrivions à établir le parcours de Naundorf entre le Temple et Kahlenberg, c’est un saut gigantesque qui serait fait dans notre recherche de la vérité sur le sort de Louis XVII !

 

Réponse
Conseiller  Message 20 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 13:19
Question à « brûle-mel » :  
* Existerait-il un « rétro-lien »  « Hardenberg –  Polignac – Hérault de Sechelles – Nauendorf »  » ?…  ( Vers une nouvelle hypothèse autour d’Herault de Sechelles – Danton – Chaumette ? ) en sachant que selon certaines sources documentaires, Von Hardenberg aurait été profondément francophile, à l’image de la passion pour la France, parfois même au-délà du raisonnable, qu’on peut rencontrer aujourd’hui encore chez certains Allemands de Rhénanie par exemple ? 
* Existerait-il un lien entre la visite de Robespierre au Temple en mai 1794 et notre hypothèse en cours ?
* A partir de quelle date le prince de Ligne et Mme Vigée le Brun se sont-ils retrouvés en même temps à Vienne ? 

 

Réponse
Conseiller  Message 21 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 16:02
Cher Hubert,
<< Je crois savoir que Mme Le Brun a été aidée pour les écrire >> avez-vous écrit !
Ne trouveriez-vous pas que la lettre de Mme Campan à Mme Vigée Le Brun ( p 178 et suivantes du Vol I des Souvenirs ) semble bien curieuse ?
* lettre sans date précise ( ce 27 janvier vieux style ) ;
* décalée par rapport au contexte ;
* chaleur de la présentation par Mme Vigée Le Brun des 2 soeurs de Mme Campan, qu’on ne retrouve pas pour Mme Campan ;
*  expression «  semble porter tous les caractères de la franchise «  pour introduire cette lettre, en remerciements d’une intervention de Mme Vigée Le Brun à St Petersbourg pour défendre Mme Campan accusée d’avoir trahi la Reine ! … Comment et quand Mme Campan a-t-elle pu apprendre un tel propos de Mme Vigée Le Brun en sa faveur à St Petersbourg ?
Or nous savons grâce aux  » Souvenirs diplomatiques de lord Holland  » que Mme Campan n’est pas étrangère à l’infâme calomnie selon laquelle Fersen aurait été l’amant de la Reine [ Peut-être même serait-ce elle qui en serait à l’origine ?… ] , et qui plus est, dans des conditions qui pourraient, à elles seules, justifier jusqu’à l’injustifiable des accusations lancées contre Marie-Antoinette ! …
S’il s’avérait que l’insertion de cette lettre dans les « Souvenirs  » de Mme Vigée Le Brun serait le fruit de je ne sais quelle manipulation, aurions-nous mis la main sur un fil d’Ariane qui nous permettrait de comprendre « l’assourdissant et incompréhensible silence » de Mme Vigée Le Brun sur la mort de « Louis XVII  » au Temple le 8 juin 1795 ?….
Réponse
Conseiller  Message 23 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 18:29
Est-ce qu’un lien entre notre hypothèse et Le COMTE POTOCKI et Louis XVIII via la princesse Potocka http://www.swisscastles.ch/Vaud/Oron/potocki.html pourrait vous paraître pertinent ?

 

Réponse
Conseiller  Message 24 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 21:12
Cher Hubert,
Je crois que vous avez fait une découverte majeure ! Si cela est possible merci de nous dire un jour comment cette idée aussi inédite qu’exceptionnelle vous est venue !   
Il est en effet sûr et certain que le texte même des « Souvenirs » de Mme Vigée Le Brun pose un sérieux problème, à cause des deux éléments essentiels que nous rappellerons une dernière fois pour nos éventuels nouveaux lecteurs :
* silence incompréhensible sur le décès de « Louis XVII » qu’elle a obligatoirement appris durant son voyage de Vienne à St Petersbourg
absence de toute démarche connue de la part de Nauendorf auprès de Mme Vigée le Brun en vue de se faire reconnaître comme le fils de Louis XVI et de Marie Antoinette, après son retour à Paris en 1833 !  
Voici les éléments précis du texte des Souvenirs qui ne peuvent que nous inciter à découvrir la vérité qui est manifestement occultée ( Chap XIII Vol 2) :
* «  sitôt que le printemps fut venu, j’avais loué une petite maison dans un village des environs de Vienne où j’avais été m’établir. Ce village, nommé Huitzing, touchait presque le parc de Schoenbrunn. La famille de Polignac l’habitait. «   : c’est donc le printemps de l’année 179.
* « j’apportai à Huitzing le grand portrait que je faisais alors de la princesse de Lichtensteins »  ; cette princesse venait donc à Huitzing !
* « j’étais heureuse à Vienne ….L’hiver la ville m’offrait … et quand le beau temps revenait, j’allais jouir avec délice  du charme de ma petite retraite. je ne pensais donc nullement à quitter l’Autriche, avant qu’il fut possible de rentrer en France sans danger, lorsque l’amabassadeur de Russie et plusieurs de ses compatriotes  me pressèrent vivement d’aller à Petersbourg…./… je me décidai donc à faire ce voyage .   
Je m’occupais de mes préparatifs pour quitter Vienne et j’allais me mettre en route dans peu de jours, quand le Prince de Ligne vint me voir. Il me conseilla d’attendre la fonte des neiges[1]  , et pour m’engager à rester encore il m’offrit d’aller habiter sur la montagne de Caltemberg, l’ancien couvent qui lui avait été donné par l’empereur Joseph II. … je ne résistai pas à l’envie d’y passer quelque temps.
J’allai donc prendre avec ma fille, sa gouvernante et M de Rivière le chemin horrible et rocailleux qui conduit à ce couvent. Nous le fîmes à pied  ..[2] ….. Le gardien et sa femme  [3] … eurent pour nous les soins les plus empressés.   
…/…
Je suis restée trois semaines [ 4] dans ce beau lieu … Ma fille venait quelquefois s’asseoir avec moi sur le banc … où nous attendions le clair de lune [5]  »  
…/…
Chapitre XIII
Après avoir séjourné à Vienne deux ans et demi j’en partis le dimanche 19 avril 1795 pour me rendre à Prague où j’arrivais le 23 avril >>

Mme VLB  a donc vécu, sauf erreur,  à Vienne, à Huitzing et au Kahlenberg d’octobre 1792 environ à avril 1795 !
[1] semble en contradiction avec [2][ 4] [5]  VLB va à la montagne sans attendre la fonte des neiges et y attendre le clair de lune sur un banc ( bien au frais ) avec sa fille
[3] le gardien et sa femme ! pas trace de fils du concierge ! par contre M de Rivière va disparaître dans l’aventure ! …  
19 avril – 3 semaines => fin mars 1795 !
A cette époque n’y-a-t-il plus de neige sur le Kahlenberg ? mais surtout pourquoi quitter la vallée pour aller sur la montagne à pied ? 
Si on s’en tient à cette chronologie le « fils du concierge » du Kahlenberg serait donc apparu ou  » arrivé  » au Kahlenberg durant la 1 ère quinzaine d’avril 1795 ! 
Or Hubert Royet nous a appris dans un message précédent qu’il a acquis la certitude que Nauendorf a rencontré la famille Polignac à Huitzing, grâce à une étude critique d’une lettre de Naundorf à Armand de Polignac écrite en 1833 ! …
Est-ce qu’un(e) passionné(e) de la peinture de Mme Vigée Le Brun pourrait nous dire où  se trouvent aujourd’hui ses archives privées, si elles n’ont pas été détruites par un malheureux concours de cironstances, fortuit ou non ?

 

Réponse
Conseiller  Message 25 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 21:18
Cher Hubert,
Votre découverte est d’autant plus majeure qu’on ne peut qu’être très surpris par l’absence de tout commentaire sérieux sur un forum où on a habituellement le clic très agile pour donner des claques :  http://www.histoforum.org/histoforums/3/index.php
Serait-ce un calme trompeur avant la tempête ?

 

Réponse
Conseiller  Message 26 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 22:06
<< En 1834-35, elle écrit ses mémoires avec l’aide de ses nièces Caroline Rivière and Eugénie Le Franc. >>

Une source inédite pour l’histoire de l’art en France sous la Révolution et l’Empire : les Papiers Le Brun, Vigée-Le Brun, Tripier Le Franc

http://www.inha.fr/IMG/pdf/nouvelles-25.pdf

Est-ce qu’un passionné francilien pourrait aller faire un tour dans les archives de l’INHA svp ? ( voir p 16-17 du document ci-dessus accessible en téléchargement )

 

Réponse
Conseiller  Message 27 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 22:21
Ci-joint la liste numérisée des papiers de Mme Vigée Le Brun, plusieurs paires d’yeux pouvant être plus performantes qu’une seule, même avec les outils informatisés d’aide à la recherche :

 

Réponse
Conseiller  Message 28 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 12/06/2007 23:57
Cher Hubert,
Est-ce que M de Riviere qui accompagnait Mme Vigée Le Brun au Kahlenberg en 1795 serait son beau-frère qui deviendra ensuite aide de camp du comte d’Artois et qu’on retrouvera en 1804 aux côtés de Cadoudal  et des frères Jules et Armand de Polignac ?…

 

Réponse
Conseiller  Message 29 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 08:44
Cher Hubert,
Après un peu de réflexion et au vu des informations collectées ici et là voici une première réponse à vos questions, en y mêlant intuition et logique, et avec toutes les réserves correspondantes :
<< J’ai notamment réfléchi à l’affaire Léonard qui avait tant intrigué Lenotre : « Il y a là quelque chose qu’on ne dit pas » (je cite de mémoire). Après le drame de Varennes, Léonard s’est attardé, hors de France semble-t-il, et n’est rentré à Paris que bien après la famille royale. Est-ce qu’il n’aurait pas pu aller confier quelqu’un – un enfant ? – au prince de Ligne qui, sauf erreur, se trouvait encore à Beloeil ? >>
Je ne connais aucun élément qui puisse étayer l’esquisse de l’esquisse d’une telle hypothèse à laquelle s’oppose au contraire tout ce que je peux savoir qui puisse se rattacher de près ou de loin à la tentative de la famille royale d’échapper à la tyrannie terrorriste, en se réfugiant dans la forteresse de Montmédy.
<<Vous connaissez le mot prêté au roi de Hollande au sujet de l’acte de décès de Delft, exact selon lui « pour une importante partie » (Dr Ooosterbaan). Ou bien cela ne veut rien dire du tout, c’est moliéresque, ou bien cela veut dire une chose, et une seule… >>
C’est-à-dire ? Pour éviter toute erreur réciproque d’interprétation de nos pensées, pour ma part j’y verrais surtout la confirmation de la thèse, selon laquelle la cour des Pays Bas a validé l’imposture de Nauendorf par esprit de vengeance contre la France, pour des raisons parfaitement intelligibles !Ce qui pose aussitôt de redoutables questions qui ne sont toujours pas résolues !….   

<<  Maintenant, à supposer que le petit domestique ne soit pas le fils des concierges, Mme VLB sait-elle à qui elle a affaire ?
Cela me semblerait a priori tout à fait invraisemblable !
Qu’elle sache au contraire que cet adolescent soit sorti du Temple permet d’expliquer le silence incompréhensible de ses « Souvenirs » sur la mort de « Louis XVII  » au Temple qu’elle a nécessairement appris durant son voyage de Vienne à St Petersbourg et ensuite ses démarches auprès de l’impératrice de Russie …

Compte tenu de ce que vous avez écrit ensuite :
<< Je viens de relire attentivement la lettre de Naundorff écrite en 1833 à Armand de Polignac (citée par Escaich) et j’en ai refait la critique en règle. Pour moi, il n’y a plus de doute : Naundorff a fréquenté les enfants Polignac à Vienne, dans le village de Huitzinc ou ils vivaient avec leurs parents et ou Mme VLB avait loué une petite maison (Souvenirs, I, p. 290 de l’édition Charpentier-Fasquelle). >>
il semble définitivement exclu qu’il ait pu être le fils du concierge du Kahlenberg et qu’il ait vécu en même temps à Huitzing ! D’ailleurs comment Mme Vigée Le Brun a-t-elle pu transporter tous ses bagages de Vienne au Kahlenberg ? Il est peu probable que M de Rivière ait joué le rôle du valet domestique !
A priori le prince de Ligne aurait donc confié Nauendorf à Mme Vigée Le Brun quand elle était à Huitzing !
Si j’ai bien compris, le scénario n’aurait-il pas été le suivant ?
Mme Vigée le Brun a passé l’été 1794 à Huitzing et l’hiver 1794-1795 à Vienne.
Invitée à aller à St Petersbourg elle aurait donc pris ses dispositions pour partir dès la fin de l’hiver et aurait mis fin à sa location de sa maison d’Huitzing !
C’est alors qu’intervient le prince de Ligne qui lui offre de retarder son départ de 3 semaines en allant au Kahlenberg ce qu’elle accepte avec joie, même si elle nous dit regretter de ne pas pouvoir partager son bonheur avec lui, qui lui a offert un charmant poème comme on savait les faire en ces « anciens jours  » …
Quant à notre préoccupation majeure, la conclusion qui s’imposerait si notre hypothèse est juste serait d’en déduire que « Nauendorf » serait arrivé à Vienne ou à Huitzing  durant l’automne ou l’été 1794 !
Si nous pouvions confirmer cette hypothèse, on aurait une information qui serait parfaitement compatible avec une exfiltration de l’enfant du Temple organisée par Barras peu après Thermidor avec le concours de Laurent, qui correspondrait alors au récit de Nauendorf et nous renverrait également à Joséphine de Beauharnais !…
      

<<  L’intéressé lui-même sait-il qui sont ses véritables parents ? >>
Tout comme vous je suis incapable de répondre à une telle question ! Mais s’il ne le sait pas, sans être diplômé en psychiâtrie il est permis d’imaginer qu’après avoir emprunté le rôle qui aura été le sien de 1809 à sa mort, il ait fini par se persuader qu’il était le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette !

<< Le peintre, dans ses Souvenirs, dit-il la vérité ? >>
Il est sûr qu’il ne dit pas toute la vérité ! Mais on peut penser a priori que Mme Vigée Le Brun ne dit pas de mensonges et ne nous aurait transmis que ce qu’il lui était possible d’écrire ! On peut en effet penser qu’elle ait jugé opportun de ne pas passer pour une folle en écrivant que Louis XVII n’était pas mort au Temple le 8 juin 1795 dans la mesure où, tout comme la duchesse d’Angoulême elle ne savait pas ce qu’était devenu Louis XVII ! Mais au fait que sait-on des relations entre Mme Vigée le Brun et Mme la duchesse d’Angoulême et la famille royale après 1814 ? … En bonne logique, on devrait y trouver de très précieux renseignements qui infirmeraient ou confirmeraient nos diverses hypothèses !

<< Ceux-ci auraient-ils été écrits sur ordre, pour servir d’avertissement à Naundorff? Je crois savoir que Mme Le Brun a été aidée pour les écrire.>>
Voir les 2 messages précédents.

 

 

 

Réponse
Conseiller  Message 30 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 09:37
Il est donc maintenant du plus haut intérêt d’examiner chacune des conclusions de Jean Pascal  Romain  ( voir message n° 17) en nous attachant principalement à la question des circonstances et de la date de l' »évasion » qui n’ont pas convaincu Mme la duchesse d’Angoulême dont nous avons désormais la certitude qu’elle les a examinées !
Nous laisserons à notre ami OEPL17 le soin d’étudier 
les questions d’ordre topographique s’il le juge opportun, quand il reviendra sur notre forum !
* 1 * JPR exclut toute tromperie de la part de Nauendorf dans les différences existant entre les divers récits ; JPR y voit au contraire la prudence de Nauendorf qui complète son premier récit volontairement incomplet de l’évasion du Temple ( récit de Crossen ) au fil de ses versions successives et des apports faits par les uns et les autres, à tort et à raison ! 
* 2 * première conclusion définitive de JPR : l’évasion [ nous utiliserons ce mot pour le récit de N.] s’est faite en deux temps : N  a d’abord été transporté hors de sa chambre tout en restant dans le Temple et a été ensuite transporté hors du Temple. 
* 3 * du schéma de l’évasion nous ne retiendrons pour le moment que les éléments suivants :
3.1 après les mois de captivité qui correspondent à la période du 19 janvier 1794 à Thermidor, Laurent arrive et avec les complicités nécessaires fait sortir Nauendorf du Temple, alors qu’il est endormi ;
3.2 Nauendorf se réveille hors du Temple  dans une voiture  qui le conduit chez une amie de Joséphine de Beauharnais, au faubourg Saint Germain ;
3.3 Peu de temps après il voit Joséphine de Beauharnais et revoit Laurent.   

 

Réponse
Conseiller  Message 31 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 10:46
Sans entrer dans les détails – ce sera pour plus tard – voici la suite des autres conclusions à retenir de l’analyse de JPR, après confrontation  des récits de Nauendorf avec tous les éléments historiques connus alors :
* 4 * l’évasion dans un cercueil serait en conformité avec l’enterrement clandestin fait par Voisin en mars 1795, qui correspondrait alors au cadavre retrouvé plus tard par D’Andigné ;
* 5 * la date de l’évasion affirmée par Nauendorf et que JPR admet comme possible après contrôle – contre les naundorfistes eux-mêmes – serait entre le 28 et le 30 mars 1795 ; 
* 6 * la question de la cachette de Nauendorf au Temple avant son évasion ( en deux temps donc ) étant particulièreemnt complexe et d’ordre essentiellemnt topographique, je laisserai le soin à notre ami OEPL17 de la traiter un jour, s’il le souhaite !
Rappelons seulement qu’OEPL17 a détruit l’argumentation de Nauendorf et de JPR sur ce point très précis, en indiquant qu’il aurait été impossible à Nauendorf de survivre au terrible hiver 1794/1795, s’il avait été enfermé dans une cachette non chauffée !..
Cet élément de l’argumentation naundorfiste admis par JPR est capital car il détruirait automatiquement la thèse de l’évasion en mars 1795 et oligerait à reconsidérer toute la question, soit de l’évasion en deux temps, soit de la date qui ne serait plus en mars 1795 mais avant l’hiver 1794/1795 ! 
Nous reporterons à plus tard cette discussion qui nous obligerait à disséquer les argumentations et contre-argumentations des uns et des autres !
Retenons seulement que la date de l’évasion de mars 1795 est d’ores et déjà frappée de suspicion légitime et pourrait se situer, par voie de conséquence, du fait du rôle joué par Laurent au cours de l’été ou de l’automne 1794, APRES Thermidor !
* 7 * sur le séjour dans la tourelle, avant le 19/01/1794, date du départ de Simon : c’est sur ce point seul que JPR considère que  Nauendorf est pris apparemment en défaut, en fonction des informations alors disponibles !….
Cette question étant elle aussi d’ordre purement topographique nous la confions aux bons soins d’OEPL17 …
Mais nous lirons avec attention ce qu’il nous dira car l’enjeu de cette question devient considérable au regard de notre hypothèse en cours d’examen :
c’est la question même de la date d’introduction de Nauendorf au Temple qui est ici posée !
Il est évident pour tous que N. n’a fait que reprendre la légende noire de Simon, dans son récit de Crossen, lorsque nous avons conclu à son imposture, du fait que N a nié qu’il ait pu exister une période heureuse pour Louis XVII, durant la surveillance des époux Simon !  Et quant à la vie de Louis XVII avant le 3/07/1793 elle était connue dans l’Europe entière en 1831 !  
Si donc Nauendorf s’est trompé ici aussi sur des détails significatifs d’ordre topographique, pour la période qui a précédé le 19/01/1794, nous aurions non seulement un nouvel et très sérieux  indice de son imposture, relevé par JPR lui-même, mais nous pourrions en outre l’interpréter en y voyant la preuve que Nauendorf aurait été introduit au Temple à la date – la plus fameuse entre toutes ! –  du 19/01/1794 !    
( à suivre )
: Surnom MSN216-hr1 Envoyé : 13/06/2007 11:22

Cher Charles

Merci de vos messages. Voici quelques réponses, ou commentaires.

1. D’abord, dissiper un malentendu. S’agissant du village de Huitzing je me suis mal expliqué. Je n’ai pas affirmé que le petit domestique y vivait avec Madame Vigée-Le Brun; il était certainement au Kahlemberg, avec ses parents. Mais comme Madame VLB n’est pas partie avec un inconnu, les connaissances devaient être faites depuis un certain temps déjà, et tous ces gens (Ligne, Vaudreuil, les Polignac, le peintre) se voir régulièrement. Il faudrait que je renvoie sur le forum (je l’avais déjà fait il y a quelques mois) la lettre à Armand de Polignac. Pour moi, elle prouve que Naundorff a très bien connu les enfants Polignac, mais pas à Versailles… A Vienne.

2. Ne voulant pas compliquer les choses, je ne reviendrai plus sur l’affaire Léonard. C’était de ma part pure construction de l’esprit.

3. Vous voulez bien me demander comment l’idée m’est venue de mon hypothèse. C’est en lisant les Souvenirs du peintre qu’en un éclair, quand j’en fus au passage relatant le vol des bijoux,  je me suis dit : Mais c’est Naundorff ! N’importe qui aurait pu faire le même rapprochement et je n’ai aucun mérite.

4. Au sujet de M. de Rivière, je crois savoir que ce parent par alliance de Madame VLB a été diplomate, en poste à Dresde sous la monarchie de Juillet. Donc, possibilité de rencontre avec les Naundorff.

5. Comme il vient d’être question des Potocki, je livre à tout hasard ce que je sais et qui est peut-être archi-connu.

Le fils aîné du comte de Choiseul-Gouffier, Octave,  a épousé en premières noces la fille du comte Félix Potocki et, en deuxièmes noces, une comtesse Tyzenhaus. Le comte (le père), ex-ambassadeur à Constantinople, est le visiteur de Madame VLB à Pétersbourg. Les seconds, Octave et sa seconde femme, fréquentent assidument les Naundorff à Dresde (Naundorff se trouvant à Londres). Octave de Choiseul-Gouffier était pair de France. Fréquentait-il les Naundorff pour son plaisir, ou sur ordre ? Ordre du roi des Français et de son gouvernement ?

Recevez, cher Charles, mes bien cordiales salutations.

H. Royet.

 


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Réponse
Conseiller  Message 33 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 11:26
* 7 * Le lampiste BULOT qui a été de service au Temple du 13/08/1792 à la libération de Madame Royale a reconnu Nauendorf comme ayant été l’enfant prisonnier du Temple ( JPR fait remarquer à juste titre que la reconnaissance par Bulot «  Vous êtes le fils de Louis XVI  » rapportée par Gruau de la Barre, suite à une confrontation organisée par Bourbon-Leblanc ne s’impose pas absolument ) 
* 8 * De la partie du récit dédiée à ses relations avec Simon, dans laquelle JPR ne relève pas l’absence de toute référence à la période « heureuse » de Louis XVII, nous ne retiendrons ici que l’évocation faite par Nauendorf de la signature forcée de l’infâme PV du 6/10/1793 par Hébert  » qui prit une plume, la pressa avec rage dans [ sa ] petite main et [lui ] fit tracer sur le papier et de cette manière Louis-Charles, le témoignage mensonger d’un fait plus mensonger encore. »  
* 9 * Nauendorf et Laurent
Ici aussi il serait nécessaire de reprendre bien des éléments disséqués par JPR, qui font référence aux divers témoins cités dans la période postérieure à Thermidor !Il nous suffira pour l’instant de retenir que JPR n’a découvert aucun élément qui soit radicalement incompatible avec la réalité historique connue !
Or ce point est capital pour nous en raison du rôle stratégique joué par Laurent SEUL dans l’évasion de Nauendorf !  Et à vrai dire nous ne comprenons pas comment Michel Jaboulay , dont l’analyse des PV des 6 et 7 octobre 1793 est si pertinente  et à laquelle nous nous sommes intégralement ralliés,  en arrive à l’aberration intellectuelle de son hypothèse de l’exfiltration de « Nauendorf-Louis XVII »  dans la nuit du 03/07/1793 ! Mais si MJ néglige purement et simplement les récits de N. parce qu’il lui était impossible de dire la vérité – même à Madame la fausse duchesse d’Angoulême, dans sa lettre de février 1834  ?  – il est vrai qu’il ne peut faire cet exercice d’acrobatie intellectuelle qu’en torturant le corps de la lettre de la Reine du 16/10/1793 à Madame Elizabeth !
 
Et c’est de Nauendorf et de Madame Royale dont il sera justement question dans un prochain message !

 

Réponse
Conseiller  Message 34 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 11:34
Cher Hubert,
Merci ! A tout hasard et  »   éclair pour éclair  au risque d’être chocolat «    Dresde et ses diplomates vient de me faire penser à  Général Jean Charles MONNIER …

 

Réponse
Conseiller  Message 35 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 11:45
<< Si donc Nauendorf s’est trompé ici aussi sur des détails significatifs d’ordre topographique, pour la période qui a précédé le 19/01/1794, nous aurions non seulement un nouvel et très sérieux  indice de son imposture, relevé par JPR lui-même, mais nous pourrions en outre l’interpréter en y voyant la preuve que Nauendorf aurait été introduit au Temple à la date – la plus fameuse entre toutes ! –  du 19/01/1794 !   >>  
Ce qui serait alors parfaitement compatible avec le Mémoire de Madame Royale :
<< Le 19 janvier ….nous crûmes qu’on avait mis en bas quelque prisonnier allemand ou étranger. Et nous l’aviosn déjà baptisé  » Melchisédech  » pour lui donner un nom … > >

 

Réponse
Conseiller  Message 36 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 12:22
* 10 * Nauendorf et Madame Royale
Ici aussi il s’agit d’une question d’ordre « spatio-temporel « que nous laissons à notre ami OEPL17, puisqu’il s’agit de savoir si Madame Royale pouvait voir ou non  » son frère  » ou un substitué  se promener sur la plate-forme de la Tour.

Il y est aussi question d’un témoignage de la comtesse de Bouillé, familière des exilés de Prague, rapporté par le Dr Schmerbauch, habitant Dresde, à Gruau de la Barre, selon lequel Madame Royale aurait rendu visite à « son frère  » après Thermidor, qui en l’occurrence aurait été Nauendorf qui ne l »aurait pas reconnu …

C’est semble-t-il – et très curieusement ! – le seul problème relevé par JPR dans la confrontation des récits de Nauendorf avec la réalite historique telle qu’elle peut être connue sur cette question très précise des relations entre Madame Royale et  » son frère  » au Temple


On notera pour notre part qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que Nauendorf se soit gardé de tout écart par rapport au texte du Mémoire de Madame Royale qui ne cessait de demander  » Qu’il me donne tous les détails relatifs à sa sortie du Temple  » ( dont la date, bien évidemment  ! ). 
Mais on retiendra surtout cette conclusion capitale de JPR !
Selon lui il y a compatibilité entre la date à laquelle la Duchesse d’Angoulême fixerait la disparition de son frère du Temple ( octobre 1794 ) et la disparition de Nauendorf du 2 ème étage de la tour, qui aurait précédé son évasion en mars 1795 … Merci à OEPL17 de bien vouloir reprendre ce débat si cela est toujours  nécessaire … après le 15/08/2007 …
Par contre nous n’omettrons pas d’évoquer la discussion toujours en cours :

 

Réponse
Conseiller  Message 37 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 12:49
* 11 * Nauendorf et l’enfant muet
Sans entrer dans le détail des argumentations et contre-argumentations des uns et des autres sur la présence ou non d’un enfant muet, substitué à Louis XVII,  qui serait ainsi venu compléter  » la pouponnière du Temple » , il nous suffira de retenir ceci du dernier point examiné par JPR :
<< Ainsi s’expliquent, ainsi se justifient et amplement les affirmations de Nauendorf  concernant le mutisme  » Louis XVII  » à l’époque de l’arrivée de Laurent >> 
* 12 * D’où la conclusion finale de JPR ( p 350 ) que nous avons déjà citée à maintes reprises, et sur laquelle a éte construite toute l’heuristique de notre forum :
<< …. Il n’existe que deux explications possibles et deux seules:
ou Nauendorf était Louis XVII, ou bien il a été l’un des substitués et plus précisément celui dont le départ du Temple en mars 1795 doubla l’évasion du vrai Dauphin >>  
Nous nous réservons de revenir ultérieurement sur cette conclusion de JPR, comme sur celle qui la précède p 346, sur laquelle elle est construite, lorsque  nous aurons avancé  dans notre validation de l’hypothèse aussi inédite qu’extraordinaire d’Hubert Royet  » Nauendorf ancien petit domestique de Mme Vigée Le Brun  » !
En effet grâce à cette hypothèse, l’argumentation de JPR récusant l’origine allemande de Nauendorf – et plus précisément celle de Karl Werg – serait aussitôt anéantie sous l’effet d’un « retournement de l’anguille de Lenotre » ! Mais laissons un peu de temps au temps !…  
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 15:35

Au risque de donner le tournis à certains lecteurs, « battons le fer tant qu’il est chaud » et revenons immédiatement sur la conclusion de Jean Pascal Romain ( p 346 ) évoquée dans le message précédent, et qui termine sa longue étude du chapitre  » Naundorf « qui savait tant de choses«  « ,  par rapprochement des divers récits de Naundorf avec la réalité historique la plus certaine, établie par la critique historique au cours de deux siècles de controverses : 


Il ne nous paraît donc pas téméraire de conclure que l’homme qui manifestait une connaissance si troublante des événements consécutifs au séjour dans cette prison du vrai Louis XVII, avait vécu, enfant, au Temple en 1794 et 1795.

Si cette déduction difficilement discutable ne nous permet pas, peut-être, d’élucider totalement le mystère Naundorff, elle va du moins nous permettre d’en préciser utilement certaines données essentielles.

Naundorff enfant au Temple, et voilà éliminées d’office, toutes ces origines prussiennes et allemandes avancées à vrai dire avec beaucoup de légèreté par certains historiens, car pas plus Carl Werg que les divers Naundorff qu’on a cherché à rattacher au « Louis XVII » de Spandan et de Crossen ne hantaient l’antique Donjon des Templiers à l’époque où Louis XVI et sa famille y étaient emprisonnés.

Mais surtout, il nous semble que si l’on admet, et comment objectivement ne pas l’admettre, que l’enfant Naundorff a véri­tablement vécu au Temple à l’époque des évasions, tout comme l’enfant Hervagault, nous allons avoir, enfin, un point de départ solide et valable pour essayer, d’élucider, s’il est possible, ce « Mystère Naundorff » que n’ont fait qu’embrouiller en le pré­tendant trop facilement et trop superficiellement résolu, naun­dorfistes comme anti-naundorfistes.

JEAN PASCAL ROMAIN

« Louis XVII Roi de Thermidor » ( Ed F-X de Guibert,1995)

 

Réponse
Conseiller  Message 40 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 16:21
Lire c’est relire ! c’est absolument extraordinaire !
Parce qu’il était évident jusqu’à maintenant que Naundorf, parce qu’il prétendait être Louis XVII, avait nécessairement été présent au Temple dès le 13/08/1792, ce n’est qu’AUJOURd’HUI qu’A TITRE TRES PERSONNEL je « percute » sur la conclusion de Jean Pascal Romain selon laquelle :
<<… « Naundorf … avait vécu, enfant, au Temple en 1794 et 1795. !>>
Si en effet mes yeux ont lu, maintes et maintes fois, cette conclusion citée x fois ici même, mon esprit « lisait » de 1793 à 1795 ! 
Et ce n’est que maintenant que je réalise pourquoi JPR, par honnêteté intellectuelle, a écrit « en 1794 et 1795″ au lieu de  » de 1793 à 1795  » ! 
C’est à cause  de l’argument développé ici au paragraphe 7, et où JPR prend une seule fois Nauendorf en défaut :  
<< * 7 * sur le séjour dans la tourelle, avant le 19/01/1794, date du départ de Simon : c’est sur ce point seul que JPR considère que  Nauendorf est pris apparemment en défaut, en fonction des informations alors disponibles !….>>

pour lequel j’ai fait le commentaire suivant :

<< Cette question étant elle aussi d’ordre purement topographique nous la confions aux bons soins d’OEPL17 … >>
Mais nous lirons avec attention ce qu’il nous dira car l’enjeu de cette question devient considérable au regard de notre hypothèse en cours d’examen :
c’est la question même de la date d’introduction de Nauendorf au Temple qui est ici posée !

Il est évident pour tous que N. n’a fait que reprendre la légende noire de Simon, dans son récit de Crossen, lorsque nous avons conclu à son imposture, du fait que N a nié qu’il ait pu exister une période « heureuse » pour Louis XVII, durant la surveillance des époux Simon !  Et quant à la vie de Louis XVII avant le 3/07/1793 elle était connue dans l’Europe entière en 1831 !   
Si donc Nauendorf s’est trompé ici aussi sur des détails significatifs d’ordre topographique, pour la période qui a précédé le 19/01/1794, nous aurions non seulement un nouvel et très sérieux  indice de son imposture, relevé par JPR lui-même, mais nous pourrions en outre l’interpréter en y voyant la preuve que Nauendorf aurait été introduit au Temple à la date – la plus fameuse entre toutes ! –  du 19/01/1794 !    >>
Mais cela change tout ! anguille de Lenotre oblige !
En effet il existe de ce fait une grave contradiction interne dans la conclusion de JPR qui a écrit :
<< Naundorff enfant au Temple, et voilà éliminées d’office, toutes ces origines prussiennes et allemandes avancées à vrai dire avec beaucoup de légèreté par certains historiens, car pas plus Carl Werg que les divers Naundorff qu’on a cherché à rattacher au « Louis XVII » de Spandau et de Crossen ne hantaient l’antique Donjon des Templiers à l’époque où Louis XVI et sa famille y étaient emprisonnés. >>
En 1794 le Roi Louis XVI et la Reine ne sont plus de ce monde !
Et la question qui surgit aussitôt est la suivante : 
s’il est vrai que Carl Werg n’était pas à Crossen ou à Spandau en 1794-1795, où était en 1793 celui qui deviendra le « domestique allemand » de Mme Vigée Le Brun, de l’été-automne 1794 à juillet 1795 ? 
Et comme le suggère Madame Royale dans son Mémoire, est-il possible qu’un prisonnier allemand ou plus vraisemblablement autrichien, capturé en 1793, ait été  introduit au Temple autour du 19/01/1794 ? …
Certes, nous n’ignorons pas le conflit de dates existant pour la période qui irait d’octobre 1794 à mars 1795, avec la théorie de Nauendorf, admise par JPR, étant entendu qu’il aurait fallu 1 mois environ à Nauendorf pour aller du Temple à Vienne !
Mais si notre hypothèse peut apparaître pertinente après un premier contrôle, nous entrerons alors dans le détail de l’argumentation de Nauendorf pour cette période, afin de disséquer chaque argument jusqu’à ce que  » mort s’ensuive  » de l’une ou l’autre théorie ! …

 

Réponse
Conseiller  Message 41 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 13/06/2007 18:01
Ainsi que vous l’avez peut-être deviné, je me suis posé la question suivante :
est-il possible que Nauendorf ait été Karl Werg introduit au Temple le 19/01/1794, avant de devenir le domestique allemand de Mme Vigée Le Brun pour la période allant de l’été ou de l’automne 1794 jusqu’au 10 septembre 1795 ( date établie par Isabelle-Elise dans la discussion De qui « Naundorff » était-il le fils s’il n’était pas le fils de Louis XVI ? ) ?
J’ai donc relu l’argumentation de Xavier de Roche dans son «  Louis XVII «  avant de parcourir à nouveau celle de Philippe Delorme et de Paul Eric Blanrue que nous avions déjà étudiée en détail. ( voir les discussions du panneau de messages :   controverses ) .
Compte tenu des données acquises depuis l’ouverture de notre forum, il m’apparaît aujourd’hui vraiment impossible de pouvoir arbitrer un tel débat ouvert dans ces termes tout à fait inédits !  
Pour espérer pouvoir progresser, comme nous avons pu le faire sur tant d’autres points de la question Louis XVII, il n’y a, me semble-t-il, qu’une seule possibilité :
que, grâce à Internet, un réseau de chercheurs allemands ou autrichiens, voire même russes, accepte de s’emparer de cette question des origines soit de Karl Werg, soit du petit domestique allemand de Mme Vigée Le Brun ! …
La recherche de la vérité sur Louis XVII véritable outil de construction de l’Europe culturelle !
Quel extraordinaire symbole après les catastrophes engendrées par les folies des guerres de la Révolution et de l’Empire qui ont mis l’Europe à feu et à sang pour un siècle et demi, avant de la mettre à la merci de puissances dont dépend aujourd’hui notre avenir !…

 

Réponse
Conseiller  Message 42 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 16/06/2007 14:24
Suite au message 34  Louis XVII a-t-il été exfiltré du Temple entre le 3/07/1793 et le 2/09/1793 ? une question surgit aussitôt :
Après sa sortie du Temple, aurait-« on » livré Nauendorf au prince de Ligne dans des conditions telles que celui-ci s’est interrogé sur son identité ?
Le prince de Ligne l’aurait-il alors confié à Mme Vigée Le Brun avec la mission de vérifier s’il était Louis XVII ou non ?
Et arrivée à St Petersbourg Mme Vigée Le Brun ne pouvait que savoir à quoi s’en tenir !
Découvrant en cours de route, qu’elle avait emmené avec elle un faux-dauphin sorti du Temple grâce à l' »équipe Barras-Laurent-Joséphine de Beauharnais » on comprend alors les raisons de son silence inexplicable sur la mort de Louis XVII au Temple qu’elle a obligatoirement apprise entre Vienne et St Petersbourg !
Quant à l’affaire du vol de bijoux de St Petersbourg, Hubert Royet auteur de cette hypothèse nous a appris que diverses conjectures étaient admissibles ! …

 

Réponse
Conseiller  Message 43 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 16/06/2007 17:03
SI on s’appuie sur les récits même de Nauendorf on aurait alors l’hypothèse suivante :
Nauendorf aurait vécu au Temple de septembre 1793 jusqu’après Thermidor ; serait-ce lui qui aurait été exfiltré en octobre 1794, période qui a été souvent étudiée par les historiens comme étant une date possible de l' »évasion de Louis XVII  » ?  
Par référence aux récits de Nauendorf, on peut même ajouter que cette exfiltration aurait été faite grâce à Laurent sur l’ordre de Barras et avec la contribution de  Joséphine de Beauharnais !
Mais alors deux liens particulièrement interessants apparaissent aussitôt :
* chacun sait que la fille de Joséphine de Beauharnais, Hortense a épousé Louis Bonaparte, qui devint Roi de Hollande en 1806 : n’y aurait-il pas dans ce lien une piste de recherches à explorer, afin de découvrir dans les archives royales hollandaises des indices qui permettraient peut-être d’expliquer pourquoi et comment Nauendorf  a été reconnu en 1845 comme étant le fils de Louis XVI et de Marie Antoinette ? …
* Joséphine de Beauharnais et Mme Campan nous renverraient-elles à nouveau vers Campan, auteur de la fausse lettre de la Reine Marie-Antoinette du 16/10/1793 !   
Quelle serait la situation à l’automne 1794 si notre hypothèse est juste ?
Barras aurait fait exfiltrer « Louis XVII  » par Laurent qui le confie donc à Joséphine de Beauharnais ! Celle-ci connait le compte rendu du procès de la Reine et sait quelle accusation pèse sur celui dont elle a la responsabilité et que Barras lui a confié en lui faisant peut-être croire que c’était Louis XVII !
Quand on voit comment Barras a « instrumentalisé » Joséphine de Beauharnais il est permis de penser qu’il a pu lui faire croire que c’était Louis XVII tout en lui suggérant le document que nous connaissons !… 
Même si elle n’est pas royaliste, Joséphine de Beauharnais n’en est pas moins femme et ne peut qu’être révoltée par l’accusation d’inceste qu’on a arraché à « Louis XVII » contre sa mère !
Comment ne pas imaginer alors que Joséphine de Beauharnais ait demandé à Mme Campan que son mari fabrique une lettre testament par laquelle la Reine demande à Mme Elizabeth et à travers elle à tous les royalistes,  non seulement le pardon pour son fils mais surtout qu’il ne cherche pas, lui et tous ceux qui restent indéfectiblement attachés à la monarchie millénaire, à venger la mort de leur Roi !
 Et il y a, à cette époque, un intérêt colossal pour Barras vis-à-vis de tous les royalistes qui vont croire un moment que la Terreur et la Révolution sont finies ! 
Ce n’est que le 5 octobre 1795 que les royalistes sauront que la descente aux enfers pour la France n’est pas finie, avec le massacre au canon sur le parvis de l’Eglise St Roch par Bonaparte, qui va lui donner un nouvel élan de gloire et de ruines jusqu’à Waterloo et Trafalgar  !
Tout ceci n’est pour l’instant qu’une uchronie mais si elle permet de comprendre  bien des évènements encore inexpliqués à ce jour par les historiens, est-il sûr et certain que ce soit une uchronie ?  

 

Réponse
Conseiller  Message 44 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 22/06/2007 17:03
De source très autorisée nous avons appris que le rapport des médecins légistes de Delft, selon lesquels l’âge de Nauendorf à son décés correspondrait parfaitement à celui de Louis XVII s’il avait vécu, n’a absolument pas l’autorité scientifique absolue que lui accorde la tradition naundorfiste ! 
Il est tout à fait possible, selon cette même source, que l’âge de Nauendorf ait été non pas de 60 ans mais plus élevé de + 5 ans, voire même davantage !…
Dans l’attente d’une publication ultérieure par qui de droit, qu’il nous soit permis pour l’instant de conclure que cette information inédite, si elle était confirmée, nous permettrait de lever l’un des obstacles majeurs qui s’opposent à la pertinence de la théorie d’Hubert Royet !
En effet dans son hypothèse, qui nous semble si séduisante à maints égards, Nauendorf aurait nécessairement plus de 10 ans, lorsqu’il accompagne, à titre de domestique,  Mme Vigée Le Brun dans son voyage de Vienne à St Petersbourg en avril 1795 !   …

 

Réponse
Conseiller  Message 45 sur 45 dans la discussion 
De : Surnom MSNraphael_charles Envoyé : 11/08/2007 20:15
Voir réflexions et investigations à suivre dans la discussion Sur la piste du leurre Nauendorff …

Pour une approche épistémologique de l’énigme Louis XVII

mai 20th, 2016

Avant toute autre considération, nous tenons à souligner que nous associons tous ceux qui sont intervenus depuis 12 ans sur nos forums MSN, GOOGLE et celui-ci à l’appréciation flatteuse qu’on peut lire ici sous la plume de Richelieu !  

L’affaire Louis XVII: une question d’épistémologie?

Message par Richelieu » Jeudi 19 Mai 2016 20:30:06

Et nous pensons en particulier à notre très regretté ami Michel Jaboulay qui, avec Christian Crépin, a été en quelque sorte le co-fondateur de notre premier forum sur MSN, et sans le concours de qui nous n’aurions jamais pu écrire notre livre, dont nous allons citer une page en lien étroit avec l’objet même de cet article.

Suite à notre Flash d’information [ MAJ 23 h 15 ] d’hier matin Richelieu a donc écrit : 

 » Sommes nous encore à la veille d’une énième résolution définitive? Possible que oui, ou non. Une énigme aussi ancienne ne se laisse pas résoudre aussi facilement. Elle est devenue une énigme dans son essence, un organisme aux millions de cellules que sont tous les faits contradictoires qui la constituent. Et on peut prédire d’avance que les trois sources seront immédiatement contredites par les tenants de l’opinion inverse.

Une science nous ferait du bien, agirait comme une pause sur le chemin: ce serait l’épistémologie. C’est la science des sciences. Celle qui a pour objet de prendre du recul sur les choses et se poser la question de nos préjugés, de nos valeurs, de nos hiérarchies dans nos jugements. Dans le cas de l’affaire Louis XVII, l’épistémologie nous demanderait de faire du rangement. De ne pas charrier dans le même flot, la génétique, les sources historiques, les croyances personnelles. Imaginons la situation, très possible, où nous nous trouverions confrontés à des considérations génétiques très tranchées en faveur de telle thèse, contredite par des considérations historiques toutes aussi tranchées en faveur de l’opposé? Nous sommes en phase d’accumulation de faits, mais pas d’une méthode pour classifier ces faits.

Ce qu’on appelle la Providence semble jouer son rôle, en nous surprenant à chaque fois. Prenons par exemple, les analyses sur Louis XVI, qui n’ont, a signalé l’administrateur du site CRIL eu aucun écho dans la presse. Il est évident que les premières analyses sur la compatibilité Bourbon de Hugues de Bourbon avaient fait la une car elles portaient à la connaissance du public quelque chose qui peut changer toute l’histoire de France. Affirmer que ce même Hugues n’est pas le descendant de Louis XVI en fonction de cheveux n’intéresse qu’une poignée de spécialistes, c’est à dire, nous, les intervenants sur les divers forum ad hoc. Il vaut mieux d’ailleurs que ces nouvelles ne soient pas encore trop ébruitées.

On se rappelle l’histoire du sang de Louis XVI trouvé dans la calebasse, qui avait fait grand bruit, puis disparut. Sur le même site CRIL, avait été mentionné un nouveau tissu imbibé du sang de Louis XVI, acheté fort cher, et qui fera l’objet d’analyses génétiques. [ Voir Tribune Histoire – Affaire Louis XVII (9) …] Imaginons qu’elles offrent un troisième génotype, encore différent des deux premiers. Il vaut mieux que ces choses soient tues, pour le moment, restent entre nous pour ne pas ridiculiser une cause très noble. Car, au fond, tout cela charrie, toujours au nom de l’épistémologie, des motivations très différentes.

Je me considère, par exemple, royaliste, au sens où j’espère qu’un jour proche, quelqu’un en France sera à sa place, le Prince, faisant ensuite, que tous les autres trouveront leur place. Ma motivation de résoudre une énigme au nom de la médecine ou de la science ou pour écrire un roman ou un article est quasiment nulle. Dans ce cadre, on ne peut être ni naundorffiste, ni anti naundorffiste, ni rien du tout, et attendre simplement de résoudre ou que se résolvent les questions.

Il est vrai qu’on ne peut s’empêcher de manifester des sentiments dans cette histoire. Les miens sont que je souhaite que Louis XVII ait survécu. Et qu’il ait eu descendance. Et que cette descendance soit digne. Ce serait un véritable conte de fée. La Révolution, qui nous a laissé de belles choses, n’aura pas été si sanglante que cela.
Il est possible aussi que non, comme le croient certains, voire la majorité. J’accepterai et serait bien triste, mais aussi triste que pour tant d’autres massacres de l’histoire.
En attendant, le conte de fée est possible et des sites comme le CRIL ou celui ci font vivre cet espoir! Il est dommage cependant que des ‘certitudes’ soient évoquées ici et là, alors qu’elles sont ‘épistémologiquement’ impossibles pour le moment. La génétique n’est qu’une province de l’histoire, celle des molécules. L’histoire est un vaste organisme, bien plus grand que toutes ses parties. Le langage nous le montre. Sans qu’il y eut de lien étymologique direct, le son ‘hist-‘ a dérivé dans trois usages: hist oire, hist ologie, hyst-. L’histologie est la science des tissus, hyst- est l’utérus (comme dans hysterectomie, hystérique etc). L’histoire est donc un tissu qui croît dans une matrice. Elle fourmille et vit, elle a ses propres exigences de survie et de croissance. Nous ne la ferons pas plier avec nos hypothèses. Y aura t il une résolution un jour de l’énigme Louis XVII? On peut le croire et le souhaiter. Ce sera alors comme un accouchement d’un tissu venu à terme…

écrit par Richelieu » Jeudi 19 Mai 2016 20:30:06  »

Après avoir lu ce texte et avant d’en reprendre certains points très précis avec lesquels nous sommes en parfaite résonance, en lisant épistémologie nous avons pensé aussitôt à ces lignes de notre livre qu’on voudra bien nous pardonner de citer ici, mais qui sont en parfaite harmonie avec l’argumentation de Richelieu ! 

 » LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE : l’affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ? » ( p 253 ) : 

CHAPITRE V CONCLUSION et PERSPECTIVES
CONCLUSION
Arrivé au terme de notre réflexion, lointain écho du discours de Cambacérès, devant la Convention Nationale, le 22 janvier 1795 (234), qui évoque
volens nolens les Lois Fondamentales du Royaume de France, scellées  jusqu’à la Fin des Temps par la mission naturelle et surnaturelle de Jeanne d’Arc,  nous pouvons affirmer que deux siècles de controverses n’ont pas permis de trouver une seule preuve contraire irréfragable, qui pourrait détruire l’authenticité du témoignage de Bertrancourt.
Et s’il est permis de faire référence à la méthode mise en valeur par le philosophe contemporain des sciences, Karl Popper, nous pouvons ajouter que la théorie de la mort de Louis XVII au Temple et de son inhumation au cimetière Sainte-Marguerite, est aussi fausse que l’idéologie révolutionnaire
qui a conduit Cambacérès à lancer son accusation contre « les coupables espérances des Français traitres à leur patrie ».
Selon le principe dit du rasoir d’Occam, nous conclurons que ce sont les restes du substitué à Louis XVII, mort au Temple le 20 prairial an III (8 juin 1795), sous l’identité de Louis Charles Capet, qui ont été inhumés dans une fosse commune du cimetière Sainte-Marguerite le 22 prairial an III.
Et s’il existe encore, ici ou là, des zones d’ombre, qui occultent une partie de la vérité historique, c’est assurément au rasoir national alors en fonction il y a deux siècles qu’on le doit.
Et puisqu’on a invoqué les derniers outils proposés par la recherche scientifique pour faire prévaloir en avril 2000 ce qui est à nos yeux une fausse vérité, nous oserons donner un visage au jeune adulte de 18 ans environ, dont les restes sont conservés dans le caveau de l’ancien cimetière Sainte-Marguerite.
On doit cette image saisissante de réalisme au Pr Pierre-François Puech, Directeur du Laboratoire de Médecine Légale de Marseille, Hôpital de la Timone, qui l’a publiée, il y a quelques années dans une revue scientifique (235). La traçabilité historique du crâne, grâce auquel il a réalisé l’image cidessous,
est étayée par le rapport de Backer et les illustrations présentées en ILL XXXIV et ILL XXXV. …  » 

crâne_0001

235 © Pour la science. n° 212 juin 1995 repris ensuite dans « La « mort » de Louis XVII et ses
conséquences » (« Cahiers Louis XVII » n°9 spécial juin 1995)  » [ Voir 2 Comments » ] 

D’où notre renvoi immédiat, que nous ne pouvions que suggérer dans notre livre, à cet article publié dans Wikipedia au sujet de Karl Popper , d’où nous n’extrairons que ces lignes qui répondent parfaitement aux préoccupations exprimées par Richelieu,  mais présentes aussi dans cette réflexion de BRH qui a suivi : 

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Re: L’affaire Louis XVII: une question d’épistémologie?

Message par BRH » Vendredi 20 Mai 2016 08:23:44

Tout ceci est bel et bon, à condition de ne pas perdre de vue l’essentiel : savoir que le dossier Louis XVII est le secret de la Franc-Maçonnerie. Au final, elle est capable d’influencer les chercheurs et même, de décourager les premiers intéressés à sa résolution. Je suis libre de l’écrire ; aussi, je ne m’en prive pas !
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Karl Raimund Popper (né le à Vienne, en Autriche et mort le à Londres(Croydon), Royaume-Uni) est un philosophe des sciences du xxe siècle. Il critique la théorie vérificationniste de la signification et met l’accent sur l’idée de réfutabilité par l’expérimentation ou l’échange critique comme critère de démarcation entre science et pseudo-science. Rejetant la métaphysique en tant que système irréfutable , il souligne la nécessité de fonder les recherches scientifiques sur des « programmes de recherche métaphysique » et inscrit son travail dans le cadre de l’épistémologie évolutionniste.

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Quel clin d’oeil de la Providence pour nous de lire que Karl Popper est né à Vienne, ce qui n’est pas sans évoquer, outre notre Reine bien sûr, l’école autrichienne d’économie , mais aussi par association d’idées via Leon Walras, l’anti-Marx qu’est Vilfredo Pareto, sociologue et mathématicien, à qui nous devons d’avoir découvert la meilleure étude critique  de la Révolution, il y a de cela quelques années ! …

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Le cas des sciences humaines

Le critère de démarcation de Popper pose problème dans les sciences humaines, non pas parce qu’il serait difficile ou impossible à appliquer, mais parce que l’objet même des « sciences humaines » ne se prête pas nécessairement à des investigations authentiquement scientifiques. (Il est illusoire de vouloir être scientifique, là où l’on ne peut l’être).

Sur la base d’arguments logiques, Popper soutient par ailleurs une « unité de la méthode scientifique », laquelle implique que la méthode scientifique est sur le fond identique quel que soit le projet dans lequel s’insèrent des objectifs de scientificité. En effet, Karl Popper « ne prétend pas qu’il n’y ait aucune différence d’aucune sorte entre les méthodes des sciences théoriques de la nature et celles de la société (…) mais que les méthodes dans les deux domaines sont fondamentalement les mêmes. » (In : Karl Popper. « Misère de l’historicisme ». Edition Agora Presse Pocket, Paris, 1988, section 29 : « L’unité de la méthode », pages :164 – 165.).

Les arguments de Popper pour soutenir sa thèse épistémologique sont eux-mêmes dépendants de ses thèses en philosophie de la connaissance car Popper a toujours défendu l’idée que les problèmes relatifs à l’épistémologie et à la méthode scientifique n’en étaient que des « cas particuliers ».

En conséquence, cette « unité de la méthode scientifique » dont parle Karl Popper repose sur les arguments suivants :

  • il ne peut absolument pas y avoir d’observation qui soit « pure des faits », (dans aucun domaine, qu’il soit scientifique ou non) ; c’est-à-dire où l’apriori de la théorie, du préjugé, ou de la conjecture ne guide toujours consciemment ou inconsciemment le chercheur ou l’individu dans ses observations sur le monde réel.
  • ce sont donc toujours les théories qu’il faut pouvoir évaluer dès qu’elles prétendent décrire, expliquer, ou prédire des phénomènes ou des occurrences, et il faut que ces théories, ces préjugés, conjectures, etc. soient formulées pour se prêter à des évaluations scientifiques, lesquelles pour Karl Popper, consistent toujours en des tests indépendants qui soient non seulement contrôlables mais aussi répétables de manière intersubjective ; afin notamment de garantir au mieux le côté non accidentel et impersonnel de la connaissance scientifique (parce que l’une des tâches du rationalisme critique appliqué à l’activité scientifique consiste justement à pouvoir sans cesse mettre en doute la valeur impersonnelle des procédures et des résultats qui prétendent être « scientifiques »). La logique de la découverte scientifique de Karl Popper tente donc d’éliminer au maximum le subjectivisme, le psychologisme, et par suite toute possibilité de « science privée ».
  • toutes les théories générales (et en particulier celle dites « scientifiques ») ont nécessairement et quelle que soit la nature des ambitions ou des projets scientifiques qui y sont affiliés, la forme logique d’énoncés universels au sens strict, ou « d’énoncés à propos de tous » (tous les cas passés, présents, et futurs susceptibles d’entrer dans la base empirique de ces énoncés).
  • ces énoncés ne peuvent donc être limités dans le temps, et ils sont par conséquent, tous, logiquement incertains et logiquement réfutables mais pas toujours empiriquement réfutables.
  • par conséquent, tout objet d’observation, que ce soit pour un individu non scientifique ou même dépendant d’une communauté de scientifiques, n’est identifiable et formulable que sur la base d’une théorie universelle, sachant que les noms communs qui sont même utilisés dans ces énoncés universels et parce qu’ils ne peuvent être « constitués » (ainsi que le démontre également Popper) dépendent eux aussi de théories universelles strictes.
  • si ce sont donc bien les théories qu’il faut évaluer, alors, aucune théorie qui soit irréfutable (logiquement et/ou empiriquement) ne peut s’appliquer aux faits. Et cela quel que soit le contexte de recherche scientifique, c’est-à-dire, quel que soit l’objet de recherche qu’il appartienne ou non aux « sciences humaines ». « 
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C’est pourquoi, comme Richelieu l’a écrit, nous sommes royaliste et espérons qu’il existe aujourd’hui encore un descendant de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, au nom même des Lois Fondamentales du Royaume de France, dont la pertinence pour aujourd’hui et demain est confirmée à nos yeux par l’effondrement cataclysmique de la France, auquel nous assistons stupéfait et qui, à vues humaines, va aller en s’aggravant, jusqu’à mettre en jeu son existence même !… 

Aussi  » heuristique Louis XVII et postulat de Jeanne d’Arc-Le Verrier   » obligent, nous autoriserons-nous  à poursuivre nos recherches pour découvrir la vérité sur le destin de Louis XVII comme en écho à ces propos prêtés par la tradition historique survivantiste à SAR la Duchesse d’Angoulême, rappelés ICI  par Michel Jaboulay, et confirmés par le témoignage dit de  » la petite fille au manteau rouge  »  ( Voir La question Louis XVII et Madame la Duchesse d’Angoulême (4) )  …

 » b/ – A l’heure de la mort

Six semaines avant sa mort (le 19 octobre 1851, à Frohsdorf, alors qu’elle était dans sa soixante-treizième année), la duchesse d’Angoulême se confie au général Auguste de Larochejaquelein, propre frère d’Henri, le héros de la guerre de Vendée, en ces termes : Général, j’ai un fait grave, très grave, à vous révéler ; c’est le testament d’une mourante : mon frère n’est pas mort au Temple ; c’est le cauchemar de toute ma vie ….Promettez-moi de faire toutes les démarches nécessaires pour le retrouver. Voyez le Saint Père, voyez les enfants de Martin, courez par terre et par mer pour trouver quelques vieux serviteurs ou leurs descendants, car la France ne sera heureuse et tranquille que lorsqu’il sera sur le trône de ses Pères. Jurez-moi que vous ferez tout ce que je vous demande. Je vais mourir au moins tranquille et il me semble que le poids que j’ai sur la poitrine est moins lourd. » 

Flash d’information [ MAJ 23 h 15 ]

mai 19th, 2016

MAJ 23 h 15 

Avant de fermer votre ordinateur, nous vous invitons à lire cette intervention de Richelieu  sur le site de BRH ! Nous ne pouvons dans l’immédiat que remercier chaleureusement son auteur pour ses appréciations fort aimables, auxquelles nous sommes extrêmement sensible pour de multiples raisons, sur lesquelles nous reviendrons dès que possible ! Quel magnifique débat est ouvert par cette analyse ! Bonne lecture !   

L’affaire Louis XVII: une question d’épistémologie?

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Grâce au travail accompli depuis mars 2004 sur Internet, nous venons de recevoir de trois sources différentes et indépendantes l’une de l’autre, des informations cruciales sur l’énigme Naundorff.

En raison de leur enjeu, nous les étudions avec la rigueur nécessaire afin de pouvoir vous les proposer, dès que possible, avec les autorisations requises ! 

Si la confrontation de l’ensemble des éléments dont nous pouvons disposer nous permettait de conclure de manière irréfutable, nous pourrions affirmer sans risque d’être contredit par qui que ce soit que l’énigme Naundorff a été résolue !

En d’autres termes, l’hypothèque Naundorff serait définitivement levée et nous pourrions revenir à l’essentiel de la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII, en reprenant en particulier la découverte, faite par le Pr Gérard Lucotte, du profil ADN-YSTr du chromosome Y de Louis XVI, qu’il vient de publier dans une revue scientifique internationale et qui fort curieusement n’a pas encore eu le moindre écho dans la grande presse française !

N’est-on pas en droit d’être stupéfait par ce silence aussi assourdissant, selon un oxymore désormais légendaire, que le bruit et la fureur  du tsunami médiatique qui a suivi l’imposture du prétendu décryptage de la lettre de la Reine Marie-Antoinette à Fersen du 4 janvier 1792 ?