Archive for the ‘Simon’ Category

Inédit ! Y a-t-il une énigme Simon ? (5)

Mercredi, juin 20th, 2012

Dans l’attente de pouvoir faire un point complet de situation  avec notre archiviste du Roi Louis XVII sur cette nouvelle énigme dans l’énigme, nous versons au dossier les deux documents découverts par notre ami Philippe que nous vous avions promis  avant même de pouvoir les étudier !…

Et en lisant ces pièces nous découvrons qu’il y est question d’un portrait unique de Louis XVII qui aurait été détenu à Chalons-sur-Marne ( aujourd’hui Chalons en Champagne ) par une  dame Raynal !

Or à Chalons-sur-Marne est associé, pour tout chercheur passionné par cette énigme Louis XVII,  le nom du conventionnel Courtois et le testament de la Reine Marie-Antoinette …i

Et en cherchant quel pouvait être le nom du peintre dont il est question dans cette revue de 1876 une recherche, avec cette lampe d’Aladin du XXI ème siècle qu’est Internet et son génie Google,  nous donne ce que vous pourrez lire ci-dessous en ouvrant le lien proposé par Persée !…

Attention ! Accrochez-vous ! Vous allez être pris de vertige puisqu’on y trouve des noms qui nous renvoient – via Persée Blauw et le conventionnel Courtois … – jusqu’au document de Trieste **** en passant par le Temple et la Conciergerie ! …

Et tout cela grâce à notre ami Philippe et à cette recherche sur l’existence de 2 Simon qui ont vécu autour du Temple en 1793 – 1794 …

Sur le diplomate « Batave » J. Blauw

lien Annales historiques de la Révolution française  lien   Année   1983   lien Volume   254   lien Numéro   254   lien pp. 624-633

simon-polybiblion1.pdf

simon-polybiblion2.pdf

 *** Le filigrane du Manuscrit de Trieste ( analysé par l’érudit triestin Oscar de Incontrera porte la marque Blauw … ) 

D’où les 2 questions immédiates qui s’imposent  à l’esprit après une première lecture TTTGV : 

1 / Y-a-t-il un lien entre le conventionnel Courtois et Jean-Baptiste Simon, qui pourrait expliquer l’existence de cette aberrante tradition orale d’un second cordonnier Simon, geôlier de Louis XVII, dont a rendu compte l’archiviste professionnel Emile Jolibois  ?  …

2 / Compte tenu des relations de Blauw, le portrait de Louis XVII détenu par Mme Raynal vers 1876 à Chalons-sur-Marne était-il de David ? …   

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(18)

Jeudi, juin 14th, 2012

Si nous confrontons notre hypothèse avec les présences historiquement établies de Danton et d’Hérault de Séchelles à la Convention Nationale et au CSP, n’est-il pas curieux de constater pour la période des 10 premiers jours de juillet 1793 que : 

* Herault de Séchelles :

- est absent du CSP  en juillet les 5, 6, 7, 8, 9 ( au soir ) et  le 10

- le 1er juillet, a fait au nom du CSP, une importante intervention à la tribune de la Convention Nationale,  au sujet de la nouvelle Constitution, et ensuite n’apparaît plus du 2 juillet au 12 juillet 1793 ( Archives parlementaires de Mavidal ) !

* Danton

- n’apparaît que le 9/07 pour la 1ère fois du mois de Juillet à la tribune de la Convention Nationale ; 

- est absent du CSP les 3, 4 et 7 juillet pour la période du 1 au 10 juillet 1793 

En rapprochant ces dates de présence ou d’absence d’Hérault de Séchelles et de Danton de la période cruciale dans notre hypothèse pour l’exfiltration de Louis XVII du Temple, n’est-on pas autorisé à compléter notre modèle comme suit : 

1 / Danton aurait assuré la supervision de l’opération les 3 et 4 juillet 1793  

2 / Hérault de Séchelles aurait récupéré Louis XVII dès le 5 juillet 1793 [ Il est en effet impensable qu'il ne se soit pas assuré par lui-même de l'identité de l'enfant ] pour le conduire vers une destination inconnue de nous, située à 4 jours environ ( aller et retour ) par chevaux de poste de Paris ! …  

Nous avons désormais deux pistes principales de recherches à explorer pour valider ou détruire notre hypothèse : 

1 / Essayer de retrouver l’emploi du temps de Hérault de Séchelles durant la période du 5 au 8  juillet 1793 ( inclus ) et de Danton pour les 3 et 4 juillet 1789 ;

2 / Confronter notre hypothèse avec toutes les objections possibles et imaginables sur la présence de Louis XVII dans l’Enclos du Temple le 4 juillet 1793 et son exfiltration dans la journée du 5 juillet 1793 ! 

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(17)

Mercredi, juin 13th, 2012

En résumé, voici la faille documentaire de la version officielle de l’histoire, sur laquelle est fondée notre hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII de la Tour du Temple, le 3 juillet 1793 au soir, et de l’Enclos du Temple le 4 ou 5 juillet 1793 ! 

1 / Arrêté du 01/07/1793 du CSP
« le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère et placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple. ( arrêté du 01/07/1793 du CSP )   

Par cette formulation, le CSP a bien donné au Maire de Paris et au Conseil du Temple le pouvoir de désigner le lieu où Louis XVII devait être enfermé après la séparation d’avec sa mère ! Dans le cas contraire il lui aurait en effet suffi de prendre l’arrêté suivant :

«  « le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère et placé dans l’ appartement qu’occupait son père » !

2 / L’arrêté du 3/07/1793 du Conseil du Temple désignant le lieu précis où Louis XVII a été conduit après la séparation du 3/07 au soir a été totalement ignoré par toute la tradition historique depuis deux siècles ! Incroyable mais vrai ! …

3 / La minute originale de cet arrêté a disparu et il n’en existe aucune copie connue !

4 / Les versions contemporaines qui rendent compte de l’événement sont par leur diversité – voire même leur contradiction intrinsèque ! – la preuve du problème crucial que pose la disparition de la minute originale de l’arrêté du Conseil du Temple du 3 juillet !

  • 4.1 Extrait des registres du Conseil du Temple du 4 juillet 1793
    » Après différentes instances la veuve Capet s est enfin déterminée à nous remettre son fils qui a été conduit dans l appartement désigné par l arrêté du Conseil de cejourd’hui et mis entre les mains du citoyen Simon qui en est charg頻 
  •  4.2 Journal de Paris National du 6 juillet 1793
    ” … la veuve Capet s’est déterminée à nous remettre son fils qui a été conduit dans l’appartement désigné ( celui qu’occupait son père ) par l’arrêté du Conseil de ce jourd’hui et mis dans les mains du citoyen Simon, lequel s’en est chargé …”

  • 4.3 Le Moniteur du 7 juillet 1793 :
    ” Commune de Paris – Conseil Général du 4 juillet
    Les commissaires de garde au Temple font part au Conseil Général, qu’en vertu de l’arrêté du CSP de la Convention Nationale, ils ont transféré le fils de Marie-Antoinette dans l’appartement désigné.
  • 4.4 Journal d’un bourgeois de Paris pendant la terreur.( le  6 juillet 1793 )
     « Selon une résolution adoptée par le Comité de Salut Public le 1er de ce mois ( juillet ) , le jeune Capet doit être placé entre les mains d’un tuteur, choisi par le Conseil Général de la Commune. Le choix s’est porté sur le  citoyen Simon, lors de la séance de ce jour ; ses émoluments ont été fixés à 500 francs par mois. Une somme de 3.000 francs par an est également attribuée à la femme de Simon. Le citoyen Simon est un cordonnier, habitant rue des Cordeliers, à quelques mètres de la maison de Marat ; il ne fait aucun doute qu’il a été choisi, sur sa recommandation,   pour occuper le poste de tuteur, c’est-à-dire, de geôlier du fils de Louis XVI. »

5 / Mais comment l’auteur du « Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur » a-t-il pu connaître dès le 6 juillet des informations plus complètes que celles qui ne seront publiées que le 7 juillet par Le Moniteur ? Comment se fait-il alors qu’il n’y ait aucune mention du Temple et du Conseil du Temple qui a imposé sa décision au Conseil Général de la Commune ? Avec un tel revenu versé aux époux Simon, les commanditaires de l’opération n’étaient-ils pas en droit d’attendre une complète soumission à leur plan ? …

Nous serions reconnaissant à tout internaute qui le souhaiterait de bien vouloir nous apporter la contradiction sur l’argumentation présentée ci-dessus !

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(16)

Mercredi, juin 13th, 2012

Esquisse de chronologie ( en cours de construction, et sous toutes réserves de vérifications ) , dans la suite logique de nos hypothèses précédentes :

*** samedi 29 juin 1793 

Séance du Conseil général de la Commune

 » Les commissaires du Temple écrivent que la citoyenne Tison a la tête aliénée ainsi qu il est constaté par les certificats des médecins Thierry et Soupé.

Le conseil général d après les observations du maire et le procureur de la Commune entendu arrête
- 1  Que la citoyenne Tison sera traitée dans l enclos du Temple et de la tour
- 2 Qu elle aura une garde particulière
- 3 Le conseil renvoie à l administration du Temple pour désigner le local 
[ Beauchesne, 1852 ]

*** dimanche 30 juin 1793 

*** lundi 1 er juillet 1793 

 * arrêté du CSP (   ici :  )

“…. Arrête également que le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère et placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple. “

* Séance du Conseil général de la Commune 

Le conseil du Temple fait part des mesures qu il a prises relativement à la maladie de la citoyenne Tison.

Le conseil général en adopte les dispositions [Beauchesne, 1852 ]

* Municipalité de Paris
Extrait du registre des délibérations du conseil du Temple

Et le même jour nous nous sommes informés sur le champ d une garde pour l installer provisoirement L on nous a enseigné la nommée Jeanne Charlotte Gourlet, demeurant ordinairement au Temple. Nous l avons acceptée, lui avons demandé de prêter le serment de discrétion et de ne communiquer  avec personne ce qu elle a promis et a fait à l instant et nous déclaré ne savoir signer

Pour copie conforme Mercier Dupaumier Quenet Macé commissaires
Vu et approuvé par le conseil général de la Commune ce 1er  juillet 1793 l an II de la République une et indivisible Dorat Cubières
( Archives de l Empire carton E n 6206 )
[ Beauchesne, 1852 ]

*** mardi 2 juillet 1793 

*** mercredi 3/07/1793 :

21 h 30 – 22 h 30 : en exécution de l’arrêté du 01/07/1793 du CSP, intervention des 6 commissaires de service au Temple, qui arrachent Louis XVII à sa famille ;

> 22 h 30 : en exécution de l’arrêté du Conseil du Temple du 03/07, dont le texte nous est inconnu, les 6 commissaires passent devant tous les corps de garde et conduisent Louis XVII hors de la Tour, mais dans l’Enclos du Temple et le remettent entre les mains de Simon ;

* l’accusé de réception que Simon a dû signer, selon toute vraisemblance, a disparu des archives, tout comme l’arrêté du Conseil du Temple du 03/07 ;  

*** jeudi 04/07/1793

* ( dans la nuit, ou au matin à la lumière du jour, selon toute vraisemblance ) les 6 commissaires ( qui étaient de garde la veille au soir à 9 h 30 depuis le ../07 à … h .. ) font le compte rendu de leur intervention, dans les registres du Conseil du Temple, selon le texte que l’historien Beauchesne nous a révélé, dans son ouvrage publié  en 1852 ; 

* compte rendu est fait de la séparation de Louis XVII de sa famille ( dans la soirée selon toute vraisemblance ) devant le Conseil Général de la Commune  ( voir ci-dessous Le Moniteur du 7 juillet ! ) 

* Louis XVII est dans l’Enclos du Temple, et hors de la Tour 

*** vendredi 05/07/1793 

Louis XVII absent de la Tour du Temple depuis le 03/07 au soir, les gardes nationaux commencent à s’interroger sérieusement. 

En fin de journée, « on  » alerte la rédaction du Journal de Paris National [ Nous supposons que le journal est composé dans la nuit, selon un usage répandu dans cette profession ]

*** samedi 06/07/1793

* Le Journal de Paris National publie le texte que nous avons découvert hier, et où il est écrit :

” … la veuve Capet s’est déterminée à nous remettre son fils qui a été conduit dans l’appartement désigné ( celui qu’occupait son père ) par l’arrêté du Conseil de ce jourd’hui et mis dans les mains du citoyen Simon, lequel s’en est chargé …/… ”

* selon toute vraisemblance, nomination par le CSG de Drouet, Chabot, Dumont et Maure pour aller au Temple, vérifier la présence de Louis XVII ;   

*  According to a resolution passed by the Committee of Public Safety on the 1st of this month, young Capet is to be placed in the hands of a tutor to be chosen by the Conseil-General de la Commune. The choice of the Conseil- General has fallen upon Citizen Simon, and at to-day’s sitting is emoluments were fixed at 500 francs per month. A payment of 3,000 francs per year is also allotted to Simon’s wife. Citizen Simon is a cobbler, living in the Rue des Cordeliers, a few yards from Marat’s house ; it is no doubt on the recommendation of the latter that he has been chosen to fill the post of tutor— that is to say, gaoler—to the son of Louis XVI. [ 1896 - Journal d’un bourgeois de Paris pendant la terreur. Anglais - ( p183-184 ) ]

*** Dimanche 07 juillet   

* Le Moniteur publie le texte suivant :
 » Commune de Paris – Conseil Général du 4 juillet
Les commissaires de garde au Temple font part au Conseil Général, qu’en vertu de l’arrêté du CSP de la Convention Nationale, ils ont transféré le fils de Marie-Antoinette dans l’appartement désigné.
[ sic ! sans aucune autre information ! ]

* compte rendu devant la Convention Nationale, de la visite faite au Temple par Drouet et les commissaires Chabot, Dumont et Maure ( Le Moniteur du 9 juillet ) .  

* Le dimanche 7 juillet, le bruit se répand dans Paris que le complot tramé par le général Dillon, malgré l’arrestation  de ce général et de ses principaux complices,  a réussi que le fils de Louis XVI a été enlevé de la tour, qu il a été vu sur les boulevards et qu il a été porté en triomphe à Saint Cloud. La foule se dirigeait vers le Temple, avide de s’ assurer de la vérité. La garde du Temple qui n avait pas vu Louis XVII depuis qu il avait été livré à Simon, répondait qu’il n était plus dans la tour : le mensonge populaire dès lors allait croissant et s affermissant. Pour faire tomber ce bruit qui agitait les esprits une députation du Comité de sûreté générale se rendit en toute hâte au Temple afin d y constater officiellement la présence de l enfant. Chabot et Drouet faisaient partie de cette  députation et signalaient leur zèle par des manifestations bruyantes. A peine arrivés dans la chambre du Dauphin, ou pour mieux dire de Simon,  ils ordonnèrent de faire descendre à l instant même dans le jardin le fils du tyran afin qu’il fût vu  vu de la garde montante. Réunis dans la chambre du Conseil,  ils s informèrent à huis clos de la manière dont Simon s’ acquittait de ses fonctions et des instructions secrètes qui lui avaient été données. [ Beauchesne, 1852 ] 

A rumour has been circulated that Capet’s son had been carried off from the Tower and borne in triumph to Saint-Cloud. The news caused great commotion, and the Committee of General Security sent four of its members  —
Chabot, Dumont, Maure and Drouet—to the Temple to assure
themselves of the safety of the prisoners. The choice of Drouet, the man to whom the King’s arrest at Varennes is due, was a particularly happy one ; it was he who had the honour of reporting to the Convention the results of the mission. ‘ We proceeded to the Temple,’ he said, ‘ and in the first room we found Capet quietly playing at draughts with his Mentor. We then went to the women’s apartments, and found Marie-Antoinette, as well as her daughter and her sister, enjoying perfect health.” ( Moniteur, July 9, 1793 ; sitting of July 7. ) [ 1896 - Journal d’un bourgeois de Paris pendant la terreur. Anglais - ( p183-184 ) ]

*** lundi 8 juillet 

Dénonciation à la Convention Nationale d’un complot contrerévolutionnaire qui visait «   à proclamer le fils du feu Roi, Louis XVII, et sa mère régente  » [ Le Moniteur du 10 juillet ]

*  » Tour du Temple 

Le mercredi 3 juillet 1793, le petit Capet a été retiré des mains de sa mère à 9 h du soir et conduit dans la chambre qu’occupait son père, et on lui a donné un appelé, le citoyen Simon pour avoir soin de lui. Il parait qu’il ne doit plus voir sa mère qui est restée dans son appartement avec sa fille et sa belle soeur.  “ [  " Journal d’un bourgeois de Paris sous la Révolution "  ( Raymond Aubert, Ed. France-Empire 1974 ) ]

*** mardi 9 juillet

Le Moniteur 

Commune de Paris – Conseil Général  du 6 juillet
[
A noter en passant que la section du Temple fait état de troubles attribués à la levée de troupes pour le contingent ...
Pourquoi  seulement la section du Temple ? Curieuse coïncidence !... A la ligne suivante on lit : ]

 » On donne lecture d une lettre des commissaires de service au Temple accompagnée d un certificat de chirurgiens et médecins qui attestent que la citoyenne Tison dont l esprit est altéré a besoin d être transférée dans une maison particulière destinée pour le traitement de ce genre de maladie.
Le conseil général arrête qu’ elle sera transférée à l ‘ Hôtel Dieu et soignée aux frais de la Commune.

Le Conseil après avoir pris communication de l arrêté des commissaires du Temple qui porte que les commissaires de garde ne pourront monter au Temple sans être accompagnés du porte clés pour ouvrir les portes et les refermer, ordonne le rapport de cet arrêté et maintient celui précédemment pris par le Conseil dans lequel il est dit que les clés seront confiées à un des six commissaires.

Sur la proposition d un de ses membres le Conseil Général arrête que Simon et sa femme resteront auprès du petit Capet avec le même traitement qu avaient Tison et sa femme auprès du père.

[ dans l'extrait des registres des délibérations du Conseil Général on lit
" ...auprès de Capet père "
Renouard vice président
Dorat Cubières secrétaire greffier adjoint ]
 

[ ligne suivante Le Moniteur passe aux PV relatifs à l'acceptation de la Constitution par les sections de la Commune de Paris ]

***  Le Moniteur 

Convention Nationale 7 juillet –
[ séance levée à 6 heures peu de temps après l'intervention de Drouet  et de Robespierre qui a suivi ; selon toute vraisemblance, Drouet et les 3 autres commissaires auraient pu se rendre au Temple le matin même ]

 » Drouet : Des malveillants ou des imbéciles se plaisent à répandre le bruit que le fils de Capet est évadé et qu on le porte en triomphe à Saint Cloud. Quoiqu’ il connût l’impossibilité d une telle évasion, votre comité de sûreté générale nous a nommés Maure Chabot Dumont et moi pour constater la présence des détenus.
Nous nous sommes transportés au Temple et dans le premier appartement nous avons trouvé le fils de Capet jouant tranquillement aux dames avec son mentor.
Nous sommes montés à l’appartement des femmes et nous avons trouvé Marie Antoinette sa fille et sa sœur jouissant d’une parfaite santé.
On se plaît encore à répandre chez les nations étrangères qu’ elles sont maltraitées et de leur aveu, en présence des commissaires de la Commune, rien ne manque à leur commodité.

=====

Au terme de cette première esquisse, et pour stimuler les réflexions de tous, osons conclure provisoirement, sous toutes réserves de vérifications et de confrontations de tous ordres  à faire dans les prochains jours :

Louis XVII aurait été exfiltré de l’Enclos du Temple, les 4 ou 5 juillet 1793, et aurait ensuite été dirigé vers une destination qui nous est encore totalement inconnue, tandis qu’un premier substitué entrait dans la tour du Temple, le  6 juillet 1793 au plus tard …

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(15)

Mardi, juin 12th, 2012

 Voici ce qu’on lit dans la version anglaise du  Journal d’un bourgeois de Paris pendant la terreur. Anglais – ( p183-184 ) 

Saturday, July 6.—According to a resolution passed by the
Committee of Public Safety on the 1st of this month, young Capet is to be placed in the hands of a tutor to be chosen by
the Conseil-General de la Commune. The choice of the Conseil- General has fallen upon Citizen Simon, and at to-day’s sitting is emoluments were fixed at 500 francs per month. A payment of 3,000 francs per year is also allotted to Simon’s wife. Citizen Simon is a cobbler, living in the Rue des Cordeliers, a few yards from Marat’s house ; it is no doubt on the recommendation of the latter that he has been chosen to fill the post of tutor—^that is to say, gaoler—to the son of Louis XVI.

Sunday, July 7.—A rumour has been circulated that Capet’s
son had been carried off from the Tower and borne in triumph
to Saint-Cloud. The news caused great commotion, and the
Committee of General Security sent four of its members
—
Chabot, Dumont, Maure and Drouet—to the Temple to assure
themselves of the safety of the prisoners. The choice of Drouet,
the man to whom the King’s arrest at Varennes is due, was a
particularly happy one ; it was he who had the honour of
reporting to the Convention the results of the mission. ‘ We
proceeded to the Temple,’ he said, ‘ and in the first room we
found Capet quietly playing at draughts with his Mentor. We
then went to the women’s apartments, and found Marie
Antoinette, as well as her daughter and her sister, enjoying
perfect health. » ( Moniteur, July 9, 1793 ; sitting of July 7. )

A noter une curiosité :absence du nom d’Hérault de Séchelles dans la liste des signataires de l’arrêté du CSP du 3 juillet 1793 ! ( p 179 )

The Committee of Public Safety decrees that young Louis,
the son of Capet, shall be separated from his mother and placed
in a room by himself—the safest that can be found in the
Temple.*

• This decree is signed by Cambon, L. B. Guyton, Jean-Bon Saint-André, Gr. Couthon, B. Barere, and Danton (‘Archives Nationales, Armoire de Fer, carton 13).

Tuesday, July 2.—Emissaries from the Commune proceeded
to all the sections in the evening to get the Constitution accepted.
It did not meet with the slightest opposition anywhere.
Wednesday, July 3.—Citizens Eudes, Gagnant, Arnaud,
Veron, Cellier and Deveze, the Commissioners on duty in the
Temple Tower, entered the Queen’s room and acquainted her
with the decree of the Committee of Public Safety. It was halfpast
nine at night, (1) and the young Prince was asleep ; his mother
and his aunt were sewing, whilst his sister was reading her
breviary. It appears that the Queen refused to give up her son,
and stoutly defended the bed on which he was lying. The
municipal officers thereupon threatened to employ force, and to
call the sentries to their assistance. ‘ Then kill me first !’ cried
the Queen. This scene lasted for about an hour. It was not
imtil the officers pointed out that it would only harm the boy
if the Queen did not give him up, that she yielded to their
demands. Mme. Elisabeth and Mme. Royale then dressed the
unfortunate child, the Queen being too weak and agitated to
help them. When he was dressed she took him and handed
him over to the officers. (2)

En notes de bas de page, l’éditeur a écrit :

1 A report based upon the registers of the Council of the Temple. see ‘Louis XVII.,’ by A. de Beauchesne, tome ii., p. 63.
2 ‘ Récit des Evènements arrives au Temple,’ by Mme. Royale, pp. 220, 221, from the Journal de Cléry.

========

Et dans le Journal d’un bourgeois de Paris sous la Révolution ( Raymond Aubert ( Ed France-Empire 1974 ) on lit p 263 : 

 » Lundi 8 Juillet 1793 

Tour du Temple 

Le mercredi 3 juillet 1793, le petit Capet a été retiré des mains de sa mère à 9 h du soir et conduit dans la chambre qu’occupait son père, et on lui a donné un appelé, le citoyen Simon pour avoir soin de lui. Il parait qu’il ne doit plus voir sa mère qui est restée dans son appartement avec sa fille et sa belle soeur.  « 

Par contre on ne trouve aucun écho de la rumeur selon laquelle Louis XVII n’aurait plus été au Temple après le 3 Juillet …

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(14)

Mardi, juin 12th, 2012

Voici un magnifique SCOOOP que nous devons aux compétences de notre ami Philippe qui a découvert la numérisation du « Journal de Paris National »  par une université américaine !

Il s’agit de la p 753 du 6 juillet 1793 ! 

Dix-sept mille mercis et dis-sept mille bravos pour cette découverte de la plus haute importance que nous allons commenter  et qui pourrait même se révéler CRUCIALE pour l’avenir de nos recherches ! 

jpn-1793-07-06-p753.pdf

On lit donc ces précisions inédites par rapport à ce que Beauchesne nous a appris ! 

 » Commune de Paris 4 juillet 

Extrait des registres du Conseil du Temple, du mercredi 3 juillet 9 h et demie du soir

[ .../... même texte que celui donné par Beauchesne .../... jusqu'à cette différence capitale ] :

 » … la veuve Capet s’est déterminée à nous remettre son fils qui a été conduit dans l’appartement désigné ( celui qu’occupait son père ) par l’arrêté du Conseil de cejourd’hui et mis dans les mains du citoyen Simon, lequel s’en est chargé …/…  »
Pour extrait conforme à la minute

 Eudes, Gagnant, Arnaud, Veron, Cellier et Devèze ! 

=====

Chers amis, 

A « brûle-mel » SI ET SEULEMENT SI nous faisons confiance à Beauchesne et si on admet que Beauchesne a fait une trancription fidèle du document qu’il a découvert aux AN  pour son livre publié en 1852, l’article du Journal de Paris National du 6 juillet 1793 pourrait constituer – EN L’ABSENCE DU TEXTE DE L’ARRETE DU CONSEIL DU 3 JUILLET ! … – un formidable indice en faveur de notre hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII de la tour du Temple dans la soirée du 3 juillet  ! 

Réfléchissons !

Si, le 6 juillet 1793,  le Journal de Paris National et si ensuite en 1852 Beauchesne nous avaient donné la transcription de l’arrêté du 3 juillet 1793 du Conseil du Temple – maintenant nous pouvons être sûr et certain qu’il s’agit bien du Conseil du Temple et non du Conseil Génral de la Commune – il n’y aurait aucune matière à discussion !

Mais pourquoi donc cet arrêté si capital, puisqu’il désigne le lieu où Louis XVII a été conduit,  a-t-il disparu des archives ?

Poser la question n’est-ce pas y répondre, selon la formule habituelle ? 

Or n’est-ce pas dès le 6 juillet que la rumeur a couru que Louis XVII n’était plus au Temple, provoquant les réflexions de Gardes Nationaux en service au Temple et la visite imprévue des commissaires du CSG ?…

Et maintenant lisez bien ce qu’a écrit Soulavie p 746 dans l’édition du numéro précédent disponible !

C’est l’ADN de l’énigme Louis XVII, s’il est permis de faire une telle analogie ! 

jpn-746.pdf

On lit en effet colonne de gauche :

 » … Une loi nationale enfin ordonne de punir de mort celui qui proposerait de proclamer le Prisonnier du Temple. C’est-à-dire que si dans l’espace de deux siècles, on trouve en France dix Monarques ou Dauphins, trois sont assassinés, trois meurent d’une mort secrètement préparée, un périt sur l’échafaud, et la Loi anéantit la condition du dernier rejeton. 

…/… il y a en France dix millions de Jacobins; dont Brutus est le Patron.
Les royalistes aiment les têtes couronnées ; eh bien tous les mois ils en auront une nouvelle qui fera l’objet de leur culte.
Il y a parmi nous des perfides qui ne pouvant à l’avenir occuper aucun rang dans la République en désirent la ruine et voudraient couronner le fils de Louis XVI pour régner au nom de cet enfant. D’autres ne pouvant plus rien devenir dans l’ensemble et la totalité de la République veulent la fédéraliser; comme la Suisse, la Hollande et les Etats-Unis pour figurer dans quelqu’unes de ses parties … »  

Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …(13)

Mardi, juin 12th, 2012

Chers amis,

Nous essayons depuis plusieurs jours de découvrir au moins une source contemporaine de l’évènement, qui nous permettrait de savoir où Beauchesne a pu puiser l’information ci-dessous ( que nous avons surlignée en gras ) , qu’il n’a pas pu inventer et qu’il rapporte ainsi dans son livre
 » Louis XVII. sa vie, son agonie, sa mort : captivité de la famille …, Volume 2″ ( 1852, p 83 et suivantes )  :

  » Le dimanche 7 juillet 1793 le bruit se répand dans Paris que le complot tramé par le général Dillon malgré l arrestation de ce général et de ses principaux complices a parfaitement réussi que le fils de Louis XVI a été enlevé de la tour qu il a été vu sur les boulevards et qu il a été porté en triomphe à Saint Cloud. La foule  se dirigeait vers le Temple avide de s assurer de la vérité. La garde du Temple qui n avait pas vu Louis XVII depuis qu il avait été livré à Simon répondait qu effectivement il n était plus dans la tour ; le mensonge populaire dès lors allait croissant et s affermissant.

Pour faire tomber ce bruit qui agitait tous les esprits une nombreuse députation du Comité de sûreté générale se rendit en toute hâte au Temple afin d y constater officiellement la présence de l enfant royal. Chabot et Drouet faisaient partie de cette députation et signalaient leur zèle par des manifestations bruyantes.  »

Après avoir fait un point de situation au téléphone, avec notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, nous sommes convenus ( ou nous avons convenu, avec l’autorisation de Grevisse … ) d’admettre la conclusion provisoire suivante : 

La visite de commissaires organisée par le CSG et le compte rendu qu’en a fait Drouet à la Convention obligent à admettre qu’il y a eu un évènement grave, impliquant directement  Louis XVII !

Compte tenu de la disparition de nombreuses sources documentaires, nous sommes obligés de faire l’hypothèse que les témoignages des gardes nationaux, en service au pied de la tour du Temple, affirmant qu’ils n’ont plus vu Louis XVII depuis plusieurs jours devaient être dans des rapports de police ou de la Garde Nationale, qui ont été détruits lors des incendies de la Commune de 1871, et que Beauchesne avait eu la possibilité de consulter  … et qu’il aurait malheureusement omis de citer expressément, comme cela lui est arrivé en d’autres occasions !

Etre obligé d’admettre une telle hypothèse, n’est certes pas une  solution satisfaisante pour l’esprit, mais nous n’en avons pas d’autre, et force est de rappeler que la résolution définitive de l’énigme Louis XVII dépend de la découverte de documents inédits ou de faits nouveaux, restés inconnus jusqu’à ce jour ! …   

A cette hypothèse, nous devons une interrogation qui nous est suggérée par cette lecture de la  » Revue contemporaine, Volume 54  » ( Bureaux de la Revue contemporaine., 1861, p 430 et suivantes ) :

 » ../…  Pour tout ce qui se rattache à ce hideux couple ( Simon ) M de Beauchesne a été particulièrement renseigné par trois personnes dont la trace à peine indiquée et longtemps perdue a été retrouvée par ses investigations patientes ce sont la veuve Crévassin, Mlle Ménager et Mlle Sémélé.

La première était une amie de jeunesse de la femme Simon de qui elle avait recueilli toutes les confidences et à laquelle elle survécut pendant de longues années. Accablée de vieillesse et de misère elle disait à M de Beauchesne  » La Simon est plus heureuse que moi elle est morte à l hôpital »

Mademoiselle Ménager servante comme la femme Simon conserva avec elle des relations très suivies pendant et après son séjour au Temple.

Enfin Mlle Sémélé ouvrière apprentie chez Mme Dablemont couturière logée dans la même maison que Simon avait soin d y revenir chaque fois que la geôlière de Louis XVII allait y passer quelques heures pour se délasser de ses fatigues. beaucoup plus intelligente qu elle Mlle Sémélé réussissait à la faire causer sur l état physique et moral de ce pauvre enfant dont les mystérieuses souffrances commençaient à préoccuper l imagination des Parisiens.

Douées toutes trois d une mémoire prodigieuse, ajoute M de Beauchesne,  ces trois femmes m ont puissamment aidé à éclaircir sur plusieurs points cette phase ténébreuse de la vie du Dauphin à distinguer le vrai du faux dans les rumeurs recueillies par les contemporains, et à compléter les documents authentiques déposés dans les registres de la commune et dans les archives nationales. » 

Seraient-ce la veuve Crévassin, Mlles Ménager et Sémélé qui auraient appris à de Beauchesne,  que Louis XVII avait été invisible de tous, du 4 au 7 juillet 1793 , selon les témoignages mêmes des gardes nationaux de service au pied de la Tour du Temple ?…

La citoyenne Simon n’ayant pris en charge Louis XVII ( ou un substitué ) dans la tour du Temple que le 6 ou 7 juillet, nous admettrons donc en résumé que Louis XVII a été invisible du public, à partir du 3 juillet au soir  jusqu’à la visite de Drouet qui a eu lieu, le 6 ou 7 juillet 1793 ; on comprendra facilement que la validation ou l’abandon de notre hypothèse en cours d’examen ( dans notre dernière version corrigée, construite à partir de l’étude de  Michel Jaboulay ) exige d’établir une chronologie aussi précise que possible, même si, deux siècles après, cela semble être a priori une véritable gageure !… 

Rappelons les noms des personnes qui ont vu Louis XVII durant cette période :

Simon et les 6 commissaires qui lui ont remis Louis XVII :  Eudes, Gagnant, Arnaud, Veron, Cellier et Devèze !   

Pour rappel, voici ce qu’a écrit Beauchesne ( p 71-72 )

1 Nous donnons ici sans commentaire l extrait des registres du conseil du Temple relatif à l enlèvement du Prince C est au lecteur à juger ce qu il y a d ironie dans l expression de cette sensibilité Voici ce procès verbal

 » Le 3 juillet 1793 neuf heures et demie du soir nous commissaires de service sommes entrés dans l appartement de la veuve Capet à laquelle nous avons notifié l arrête du Comité de salut public de la Convention nationale du 1er du présent en l invitant de s y conformer Après différentes instances la veuve Capet s est enfin déterminée à nous remettre son fils qui a été conduit dans l appartement désigné par l arrêté du Conseil de cejourd’hui et mis entre les mains du citoyen Simon qui en est chargé Nous observons au surplus que la séparation s est faite avec toute la sensibilité que l on devait attendre dans cette circonstance où les magistrats du peuple ont eu tous les égards compatibles avec la sévérité de leurs fonctions

Signé Eudes Gagnant Arnaud Véron Cellier et Devèze

Inédit ! Y a-t-il une énigme Simon ? (4)

Vendredi, juin 8th, 2012

Nous croyons opportun de vous dire un mot (TGV)  sur cette nouvelle énigme dans l’énigme, même si nous n’avons ni le temps ni l’ensemble des informations découvertes par notre ami et archiviste du Roi Louis XVII actuellement en campagne de fouilles archivistiques !

En effet, Christian Crépin a retrouvé la trace documentaire de la présence autour du Temple à Paris du second cordonnier Simon, correspondant à la tradition orale rapportée par  l’archiviste professionnel Emile Jolibois,  dont nous avons fait état pour ouvrir ce dossier !

Cela ne signifie pas bien sûr que la version officielle de l’histoire soit bouleversée ! Mais il est désormais sûr et certain qu’il s’agit d’une nouvelle piste à explorer ! …

Et d’ailleurs, notre ami Philippe pourra peut-être nous donner d’autres informations complémentaires grâce à ses compétences de généalogiste amateur ! …

Voici l’information découverte par Philippe dans 

 La Haute-Marne ancienne et moderne : dictionnaire géographique, statistique Par Émile Jolibois  ( Miot Dadant, 1858 )

grâce à laquelle notre archiviste du Roi Louis XVII a pu trouver, hier,  la trace documentaire de la présence à Paris, autour du Temple, de Jean-Baptiste SIMON, ainsi qu’il nous l’expliquera lorsqu’il en aura la liberté … 

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 SIMON Jean Baptiste né à Clinchamp le 7 octobre 1754 mort à Joinville le 24 octobre 1830.
C est le Simon qui en 1793 fut chargé de la garde du dauphin fils de Louis XVI. Ce misérable s était réfugié à Joinville où il s était fait pâtre Il avait tout d abord fixé l attention des habitants par le bonnet de peau de loup dont il se coiffait par la dureté de son regard par la réserve qu il mettait dans sa conduite et surtout dans ses paroles mais on ne savait absolument rien de ses antécédents lorsque au commencement de l année 1830 la femme Simon dans une querelle qu elle eut avec son mari s oublia au point e dire assez haut pour être entendue de ses voisins  » Tais toi si je voulais je te ferais pendre  » Aussitôt qu elle fut seule les commères ne manquèrent pas de 1 interroger et comme elle était encore sous l impression de la colère Ce qu il a fait dit elle c est lui qui a tourmenté et fait mourir le fils de Louis XVI Cet aveu ayant été dénoncé à l autorité le maire manda Simon mais sans intention d user envers lui de sévérité Cependant le malheureux pâtre qui se rappelait la menace de sa femme fut frappé d une terreur telle qu’il en perdit aussitôt la tête au lieu de se rendre à l invitation du maire il s enfuit dans les bois où il erra pendant plusieurs jours en poussant des cris sauvages. On fut obligé de le prendre comme une bête furieuse et on le renferma à l hospice où il mourut sans avoir recouvré sa raison. 

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Nous reviendrons ultérieurement sur toutes les informations complémentaires qui se trouvent sur le site à l’origine de cette discussion  (1887) afin d’essayer de faire la part de ce qui peut aujourd’hui être retenu et de ce qui doit être rejeté, grâce à toutes les autres sources documentaires découvertes par notre ami Philippe  …

Inédit ! Y a-t-il une énigme Simon ? (3)

Mercredi, juin 6th, 2012

 Dans l’attente de pouvoir disposer de l’intégralité de l’étude historique d’Emile Jolibois, qui seule nous permettra de faire l’arbitrage définitif indispensable entre le vrai, le faux et l’incertain, nous allons faire une sorte de carottage dans les strates de la documentation disponible à partir d’une information qui retient immédiatement l’attention en première lecture même faite en TGV ! 

C’est celle-ci, extraite de la tradition orale recueillie par Emile Jolibois en 1875, à Vesaignes-sous-Lafauche, de la bouche de la propre fille de Jean Simon, l’autre cordonnier, qui prétendait avoir vu Louis XVII au Temple : 

 » On a encore entendu Jean Simon répéter souvent cette parole du Dauphin :

«Si j’étais roi, je vous pardonnerais.» Telles sont les traditions recueillies à Vesaignes-sous-Lafauche, il y a dix ans. »
( Source) 

Face à un tel témoignage, l’alternative est d’une limpidité évangélique : 

* 1. Ou bien c’est vrai ;

* 2. Ou bien c’est faux : Jean Simon n’a fait que reprendre cet échange célèbre entre Simon et Louis XVII ! 

Examinons cette seconde hypothèse, qui a priori semblerait la plus évidente :

2.1 soit Jean Simon a entendu cette réplique de « Louis XVII » à son geôlier, Antoine Simon, parce qu’elle lui a été rapportée par son homonyme ou une personne ayant vécu au Temple, et alors sa présence dans l’entourage au Temple deviendrait possible, voire même vraisemblable et demanderait à être étudiée !…

2.2   soit Jean Simon l’a entendue n’importe où, ailleurs qu’au Temple, ou l’a lue dans les livres qui ont été publiés sur la question Louis XVII ! 

Et ici nous sommes confrontés à un sacré défi :

Jean Simon est mort semble-t-il en 1830 ou peu de temps après, dans un état apparent de folie ! …  

D’où la question :

2.2.1 quels sont les livres parus avant 1830, où il est fait état de ce fameux échange entre Louis XVII et Antoine Simon, que Jean Eckard nous rapporte comme suit dans ses :    

 » Mémoires historiques sur Louis XVII, roi de France et de Navarre… suivis de fragments historiques… » H. Nicolle, 1818498 pages

«   Simon lui dit un jour après l’ avoir cruellement battu :
 » Capet si les Vendéens te délivraient que me ferais tu ?
- Je vous pardonnerais répondit le jeune Roi «  

Cela correspond,  à l’évidence, mais de manière plus compète, à la tradition historique orale en cours à Vesaignes-sous-Lafauche, rapportée par Emile Jolibois !

Mais alors de qui Jean Eckard tenait-il l’information, puisqu’en 1817-1818 Louis XVII et Antoine Simon étaient tous deux décédés, selon la version officielle de l’Histoire ? 

Attention accrochez ici vos ceintures  ! Nous entrons dans une zone de grande turbulence … qui devrait ravir notre ami DEWEER …

 » pag 128 L’atroce Simon

Simon, autrefois cordonnier ivrogne joueur débauché fut nommé par les factieux gouverneur du roi Louis XVII.
L âge l innocence l infortune la figure céleste la langueur et les larmes de l enfant royal rien ne pouvait attendrir ce gardien féroce. Un jour étant ivre peu s en fallut qu il n arrachât d un coup de serviette l œil de ce jeune prince que par raffinement d outrage il avoit contraint de le servir à table. Il le battoit sans pitié un jour dans un accès de rage il prit un chenèt et l ayant levé sur lui il le menaça de l assommer.
L héritier de tant de rois et roi lui même n entendoit à chaque instant que des mots grossiers et des chansons obscènes

Capet lui dit un jour Simon si les Vendéens te délivroient que me ferois tu Je vous pardonnerois lui répondit le jeune roi Simon est mort sur l échafaud  »

C’est à la page 463 de ce livre édite en … 1814 !

 » Les souvenirs prophétiques d’une Sybille sur les causes secrètes de son arrestation »
dont l’auteur est
Marie-Anne Adélaïde Le Normand   la voyante très célébre de la Révolution, de l’Empire et de la Restauration  qui vit défiler chez elle tout ce que Paris a connu comme célébrités de tous les horizons politiques !…

D’où la question :

mais de qui Mlle Lenormand a-t-elle tenu l’information sur le célèbre échange entre Antoine Simon et  » Louis XVII  » ? 

A suivre, chers amis …

Nous vous livrons ces réflexions sans avoir le temps de les relire ! Nous les corrigerons ultérieurement si nécessaire et en tout cas nous les complèterons dès que possible …

Inédit ! Y a-t-il une énigme Simon ? (2)

Mercredi, juin 6th, 2012

Avant toute autre démarche, identifions immédiatement le noeud de la contradiction entre la version actuelle de l’histoire et la thèse d’Emile Jolibois !

[ En raccourci ] c’est l’intervention de Simon, au cours du procès de la Reine, quelques mois avant qu’il ne soit lui aussi guillotiné ; voici la transcription qui nous est offerte par le site robespierriste de référence NEA Royet :

 » Antoine Simon, ci-devant cordonnier, employé en ce moment en qualité d’instituteur auprès de Charles-Louis Capet, fils de l’accusée, déclare connaître Antoinette depuis le 30 août dernier ; qu’il monta pour la première fois la garde au Temple.

Le déposant observe que pendant le temps que Louis Capet et sa famille avaient la liberté de se promener dans le jardin du Temple, ils étaient instruits de tout ce qui se passait, tant à Paris que dans l’intérieur de la République. »

Cela étant fait nous allons  maintenant disséquer toutes les informations, ligne après ligne,  des pièces du dossier,  sans faire le moindre raccourci, si ce n’est celui de chercher à guillotiner tout ce qui est invraisemblable dans cette nouvelle et stupéfiante sous-énigme dans l’énigme ! …