Archive for the ‘Analyses ADN 2012’ Category

De Henri IV à Louis XVII ?… ( 2 )

Mardi, octobre 29th, 2013

Dans son  commentaire publié dans cet article  Francois-Marie   27.10.2013 à 18:22  a évoqué l’hypothèse d’une ouverture du caveau situé dans l’ancien cimetière de  Sainte-Marguerite et a rappelé sa position dans la controverse en cours sur la découverte de la tête présumée d’Henri IV !

Avant de voir quels développements nous pourrions donner à ces deux questions historiques apparement distinctes mais qui pourraient présenter un point de convergence inédit, du fait des projets de Philippe Delorme d’organiser des analyses ADN du crâne dit de Louis XVII, inhumé à Saint-Denis, peut-être est-il opportun de se remettre en mémoire quelques échanges …

De Henri IV à Louis XVII !…

 

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (50)[ MAJ 23 h 40 ]

Vendredi, janvier 4th, 2013

Il est peut-être temps de reprendre ce dossier après avoir suspendu toutes nos recherches et réflexions suite à la découverte imprévue d’une pièce d’archive de première importance, faite à la faveur de la vente aux enchères de Boulogne-sur-Mer du 14/12/2012, qui  nous a conduit ensuite tout naturellement à méditer sur l’iconographie de Louis XVII …

C’est ce que nous nous proposons de faire avec l’énigme François-Sylvain Renard, prêtre génovéfain apostat devenu libraire rue Caumartin …

Nous avons en effet découvert quelques nouvelles informations qui nous obligent à prendre en considération l’incroyable information donnée par Querard en 1850 ( et que notre webmestre Philippe a découverte tout récemment ) , selon laquelle Renard, prêtre assermenté, aurait été présent lors de l’inhumation de  » Louis XVII  » au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795 ! … 

Reprenons donc ce qu’a écrit Querard dans  sa note de bas de page ( m. 43  )

” Un fait jusqu à ce jour inconnu c est que le prêtre chargé de l inhumation était un génovéfain du nom de Renard qui ne tarda pas à quitter les ordres et à se marier Renard établit une maison de librairie dans la rue Caumar tin et parvint par son esprit et ses manières à se former la plus belle clientèle que jamais libraire de Paris ait possédée Non seulement il fournissait tous les membres de la famille impériale mais encore les ministres de Napoléon et les seigneurs de la Cour La première restauration lui fit perdre cette belle clientèle mais ce qui le désespéra davantage et qui lui fit perdre presque la raison ce fut la crainte qu on ne découvrit que c était lui qui avait inhumé le Dauphin il redoutait les persécutions des Bourbons Si Renard avait cru n avoir mis mettre en terre qu un simulacre de dauphin il n eût pas été aussi tourmenté Sa veuve vit encore . “ 

 En complément à toutes les informations, déjà recensées dans ce fil de discussion, nous pouvons ajouter ceci : 

 François-Sylvain Renard a bien été un libraire très bien introduit dans la famille impériale ainsi qu’en témoigne cette page de google books  

 » Catalogue des livres du cabinet de lecture de Renard:  libraire de S. A. I. madame la princesse Pauline, rues de Caumartin, n° 12, et de l’Université, n° 5″ 

En outre, ce livre  » 

Dictionnaire des femmes libraires en France

(1470-1870) » nous confirme la date du décès de Renard, déjà découverte par Christian Crépin  et nous informe que sa veuve ( née Euphrasie PIERREHOURY ) lui a succédé jusqu’en 1828 !Querard a donc dit vrai au sujet de la carrière professionnelle de Renard après la Révolution, mais là où il y a problème c’est lorsqu’on rapproche le commentaire que Querard a fait sur le comportement qu’il prête à Renard, avec les informations qu’on peut lire dans un ouvrage que nous avons déjà cité et sur lequel nous allons revenir !

 http://fr.scribd.com/doc/102957279/Abbe-Savornin-La-Chapelle-Expiatoire-Les-Derniers-Jours-de-Louis-XVI-et-de-La-Reine-Marie-Antoinette-Paris-1864

Notice historique sur les faits et particularités qui se rattachent à la chapelle expiatoire de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette : d’après documents officiels pleins d’émouvantes révélations / par l’abbé Savornin,…

C’est ainsi qu’on peut lire : 

p  196 : le sieur Sylvain Renard a envoyé un rapport le 10 mai 1814 à Henri d’Ambray, chancelier de France, avant de comparaître devant lui le 12 mai 1814

p 200-201 : le sieur Sylvain Renard a été présent le 18 mai 1814, lors de la reconnaissance faite au cimetière de la Madeleine, devenu depuis la Chapelle Expiatoire …  

====

Ici nous allons faire une incise importante qui va nous renvoyer un instant à la controverse sur la présence de factionnaires au cimetière Sainte-Marguerite et sur les dates des divers documents d’état civil relatifs au décès de Louis Charles Capet ; excusez du peu !

Lisez la p 111 où est transcrite la déposition du 10 mai 1814 citée ci-dessus p 196 ! On y voit la mention :

 » en foi de ce je l’ai signée à Paris le 10 mai 1813 – Renard ancien premier vicaire de la Madeleine, rue Caumartin, n° 42  »

Il est évident sans aucune contestation possible qu’il y a une erreur d’imprimerie pour l’année de la déposition ! C’est le 10 mai 1814 qu’il faut lire !

Mais cette erreur ici sans importance est pour nous la confirmation de la pertinence de notre interprétation, lorsque nous avons affirmé qu’il y avait une erreur  manifeste au sujet d’une autre date qui, elle, présente un tout autre intérêt, puisqu’elle s’inscrit dans le débat que nous avons ouvert avec Me Maurice Garçon dans cette citation

 » 2 / Quant à l’erreur manifeste de date ” 4 prairial ” ( 23 mai )  il n’existe qu’une seule possibilité d’interprétation ! A cette date, comme à celle du 14 prairial ( 2 juin  ) , il est sûr et certain que ” Louis XVII ” est toujours vivant au Temple  !
Après contrôle tous azimuts, il s’avère qu’il y a eu soit erreur de transcription, soit simple et très malheureuse coquille d’imprimerie ; la date de la pièce originale ne pouvait être que ” 24 prairial ” puisqu’il n’existe pas de ” 34 prairial ” !   » ‘ extrait de : 

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (47)

==== fermons cette parenthèse et revenons à la note de bas de page de Querard ====

Il est évident que les précisions données par l’abbé Savornin  ( et de façon plus succinte par Beauchesne  dans son ouvrage sur Louis XVI publié en 1866 , p 562 ) viennent contredire de manière radicale l’interprétation de Querard sur le silence d’archives inconnues – sauf erreur – en 1850 ! …

Nous ne savons pas si Renard a perdu sa belle clientèle sous la Restauration mais tout ce qui suit dans le texte ci-dessous est désormais nul et non avenu et nous contraint une fois de plus à nous poser la question  » mais où donc Quérard a-t-il trouvé la trace de la présence du prêtre Renard lors de l’inhumation de  » Louis XVII  » ? Serait-ce grâce à un témoignage oral de sa veuve ? 

 » La première restauration lui fit perdre cette belle clientèle mais ce qui le désespéra davantage et qui lui fit perdre presque la raison ce fut la crainte qu on ne découvrit que c était lui qui avait inhumé le Dauphin il redoutait les persécutions des Bourbons Si Renard avait cru n avoir mis mettre en terre qu un simulacre de dauphin il n eût pas été aussi tourmenté Sa veuve vit encore   » 

En l’état de nos informations il y a donc un sérieux problème dont l’enjeu peut se définir ainsi, si on admet qu’il est impensable que Querard ait pu inventer une telle aberration historique ou ait commis une confusion gravissime en confondant l’inhumation de Louis XVI, effectivement assurée par Renard, avec celle de  » Louis XVII « , compte tenu des pièces d’archives qui étaient alors connues !…

On rappellera à ce propos que Querard a écrit un long développement contre toutes les thèses survivantistes, qui a longtemps servi de référence et que nous avons même étudié en temps et heure, lorsque notre ami François-Marie nous l’a fait découvrir lors de nos premiers et vifs échanges sur notre premier forum MSN-Louis XVII ! … 

En résumé, si Renard a témoigné en mai 1814 pour identifier le lieu où se trouvait le corps de Louis XVI, comment peut-on expliquer qu’il ne l’ait pas fait à cette même époque et en 1816-1817 lors des enquêtes officielles qui ont été menées sous la seconde Restauration ? …

Sans se livrer à de multiples hypothèses, il convient de remarquer que le témoignage de Renard – s’il a existé et s’il a disparu pour une cause X,Y ou Z – n’aurait pu donner que le premier emplacement de l’inhumation de Louis XVII, dans une fosse commune, et n’aurait pas fourni celui qui retient notre attention depuis plusieurs semaines au droit du pilastre gauche de la porte d’entrée dans la chapelle de la Communion …

Néanmoins, on ne peut s’empêcher de penser qu’un tel témoignage aurait interdit ou réduit à néant le leurre de l’inhumation de  » Louis XVII  » dans le cimetière de Clamart et aurait rendu irréfutable l’arbitrage rendu par les commissaires de police en faveur de la thèse de l’inhumation dans la fosse commune …    

Or selon la thèse officielle toujours en vigueur, c’est le témoignage en faveur de l’inhumation dans le cimetière de Clamart qui aurait fait apparaître la décision de suspension sine die des fouilles de sainte-Marguerite comme étant particulièrement sage, en vertu du désormais fameux principe de précaution …

Bonne nuit chers amis lecteurs qui nous honoreraient encore de votre bienveillante attention ! … 

De Henri IV à Louis XVII !…

Mercredi, janvier 2nd, 2013

Comme les commentaires publiés ici le laissaient prévoir, la controverse publique est désormais ouverte ! 

De Louis XVI à Henry IV : le mystère d’une filiation enfin percé ( JT de 20 h du 02/01/2013 de TF1 ) 

 ( voir aussi La Croix , Sciences et avenir-Nouvel Obs ...

Philippe Delorme estime que les preuves avancées par l’équipe franco-espagnole ayant conduit les recherches sont insuffisantes.

 L’authentification de la tête du roi Henri IV, annoncée cette semaine par une équipe scientifique franco-espagnole ayant trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée et du sang séché attribué à son descendant Louis XVI, est de nouveau contestée par l’historien Philippe Delorme. « La découverte de ces fragments d’ADN – pas davantage que les études précédentes – ne permet d’affirmer que ce crâne serait celui de Henri IV », insiste Philippe Delorme dans un communiqué cosigné par Olivier Pascal, expert en empreintes génétiques auprès des tribunaux.

…/…

Mais pour Philippe Delorme, auteur d’un ouvrage sur le Vert-Galant (Henri IV, les réalités d’un mythe) et d’une enquête historique sur le coeur de Louis XVII, « cette affirmation définitive mérite de sérieuses critiques ». « L’ADN utilisé pour la comparaison est celui des régions variables du chromosome Y », or « plusieurs personnes dans la population générale peuvent avoir le même chromosome Y sans pour cela être apparentées », souligne-t-il notamment dans son communiqué. 

…/…

Philippe Delorme, qui avait déjà à l’époque critiqué leur méthodologie, pointe toujours du doigt « de graves lacunes de l’enquête historique ». Il s’étonne notamment que la tête n’ait pas été sciée, « comme c’était le cas pour les embaumements royaux sous l’Ancien Régime, et comme l’atteste l’un des témoins oculaires officiels des profanations de 1793″.

=======

Ainsi que l’aurait dit le grand  » zébré  »  du «  Livre de la Jungle  » comme c’est intéressant,  cette référence  à la méthode de scier les têtes pour les embaumements royaux sous l’Ancien Régime ! Cela nous rappelle quelque chose qui va nous obliger à revenir immédiatement aux fouilles de sainte-Marguerite et à intervenir dans ce débat public, contrairement une fois de plus à nos prévisions ! …   

Mais alors qu’à notre très grande surprise nous avions été plutôt en accord avec la position très sceptique prise par Philippe Delorme au début de cette affaire, aujourd’hui nous serions tenté instinctivement de nous ranger derrière la bannière du professeur Charlier, alors que nous découvrons que le professeur Olivier Pascal a signé conjointement le communiqué de Philippe Delorme, dont il n’avait pas hésité à contester gravement la soi-disant méthode historique, lors de la publication des résultats des analyses ADN du coeur de « Louis XVII » en avril 2000 ! …

Il y a là quelque chose qui nous échappe dans l’immédiat ! L’anguille-murène de Louis XVII, vient de se retourner successivement deux fois comme un gant ! …

=====

Notre premier argument dans la bataille qui est engagée ; on lit :

 » Et « quand bien même l’identité serait parfaite entre l’ADN du chromosome Y du sang et l’ADN du chromosome Y du crâne, il serait impossible d’affirmer que le sang est celui de Louis XVI et le crâne celui de Henri IV par absence d’élément de référence », les deux sujets étant a priori « inconnus », écrivent Philippe Delorme et Olivier Pascal.  » 

Nous sommes stupéfait de lire cet alinéa auquel nous répondrons ceci :

Parmi les milliards d’êtres humains qui à ce jour ont vécu sur la planète Terre, quelle est la probabilité pour que deux individus n’ayant entre eux aucun élément de parenté aient une parfaite identité  ADN de leur chromosome Y, SVP ? 

Si cette probabilité n’était pas proche de ZERO voire même égale à ZERO, comme nous le croyons après avoir lu toutes les argumentations compréhensibles des uns ou des autres, il faudra qu’on nous explique comment il pourrait se faire que les différents services judiciaires dans le monde  puissent continuer à avoir recours aux analyses ADN pour les enquêtes criminelles !…  

En effet on lit juste avant l’alinéa que nous avons repris

 » Par ailleurs, l’étude n’a déterminé au total que sept allèles (variantes d’un gène), dont deux diffèrent avec le sang attribué au descendant de Henri IV, indique M. Delorme 

« Dans notre pratique quotidienne pour les affaires criminelles, ces deux différences sont suffisantes pour exclure un lien de parenté par la lignée paternelle », fait valoir le communiqué.  » 

Tout cela est proprement incompréhensible pour tout esprit épris de logique ! … Si deux différences suffisent pour exclure un lien de parenté par la ligne paternelle, comment donc toute absence de différence qui caractériserait une identité parfaite entre 2 chromosomes Y permettrait-elle d’exclure tout lien de parenté entre deux chromosomes  Y soi-disant  » inconnus  » ? 

Et quand on lit que c’est la seule contradiction avec le témoignage d’un témoin oculaire des profanations révolutionnaires de Saint-Denis qui permettrait  à Philippe Delorme d’affirmer qu’on serait face à un crâne inconnu, tout comme on le serait face au sang contenu dans une calebasse dont la traçabilité historique serait nulle et non avenue, alors qu’elle serait authentifiée par une famille aristocratique italienne, on reste confondu et stupéfait par cette position, si on la rapproche des failles et de l’imposture à prétention scientifico-historique de la méthode du même auteur dans l’affaire du coeur dit de  » Louis XVII  » ! … 

Et si un jour, un Bourbon-Habsbourg se présente au portillon de l’histoire du Royaume de France, il sera donc possible de vérifier s’il est bien le descendant de Louis XVII, fils de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette !…[ MAJ 02/01/2013 ]

Lundi, décembre 31st, 2012

L’’ADN de la tête d’Henri IV coïncide bien avec celui de Louis XVI

Louis XVI et Henri IV

Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour du docteur Philippe Charlier : ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d’Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l’authenticité des deux restes royaux.

Ces travaux, dont les résultats sont publiés ce lundi en ligne par la revue Forensic Science International, «montrent qu’Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères», explique le médecin légiste Philippe Charlier, grand spécialiste des énigmes historiques. […]

Retrouvée en 2008, après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête du roi Henri IV avait été authentifiée en 2010, sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques, par une équipe d’une vingtaine de spécialistes conduite par Philippe Charlier. Mais ils avaient alors échoué à extraire l’ADN.

Quant au sang attribué à Louis XVI, analysé en 2011 par une équipe italo-espagnole, il a été récupéré dans une sorte de gourde possédée par une famille aristocratique italienne. Cette gourde aurait contenu un mouchoir qui avait trempé dans le sang royal, le jour où Louis XVI fut guillotiné, le 21 janvier 1793. Maintenant qu’elle a la confirmation que le sang séché est bien celui de Louis XVI, ces scientifiques pourraient tenter de déchiffrer le génome complet du dernier monarque absolu de l’Histoire de France et en tirer des informations sur la famille royale, comme la consanguinité ou la susceptibilité aux maladies. […]

La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin. «L’enfant du miracle» était né plus de 20 ans après le mariage de Louis XIII, le premier fils d’Henri IV, avec Anne d’Autriche.

Le Parisien / AFP

La tête d’Henri IV authentifiée par l’ADN

Mots clés : 

Par Cyrille VanlerberghePublié  Réactions (19)

Portrait d'Henri IV, roi de France et de Navarre.

Portrait d’Henri IV, roi de France et de Navarre.

Rappel

Tribune Histoire – Affaire Louis XVII (9)

13.10.2011 par admin.

L’’ADN de Louis XVI
peut-être retrouvé

Réagir

Le sang proviendrait d’un mouchoir trempé dans le sang du roi mort guillotiné, retrouvé dans une petite boîte.

===

De la tête d’Henri IV au coeur de Louis XVII …(8)

======

GÉNÉALOGIE – Henri IV et Louis XVI possèdent le même patrimoine génétique

Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour de Philippe Charlier : ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d’Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l’authenticité des deux restes royaux.

Ces travaux, dont les résultats sont publiés lundi en ligne par la revue Forensic Science International, « montrent qu’Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères », a expliqué à l’AFP le Dr Charlier, médecin légiste à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, en région parisienne, et grand spécialiste des énigmes historiques.

En confirmant par la génétique « la véracité de l’arbre généalogique entre Henri IV et Louis XVI », l’étude apporte un argument supplémentaire à l’authentification de la tête d’Henri IV, contestée par certains. Retrouvée en 2008 après plusieurs siècles de pérégrinations, la tête avait été authentifiée en 2010, sur la base de nombreux recoupements scientifiques et historiques, par une équipe d’une vingtaine de spécialistes conduite par le Dr Charlier. Mais ils avaient alors échoué à extraire l’ADN.

Quant au sang attribué à Louis XVI, analysé en 2011 par une équipe italo-espagnole pilotée par Carles Laluela-Fox (Institut de biologie évolutive de Barcelone), il a été récupéré dans une sorte de gourde possédée par une famille aristocratique italienne. Cette gourde aurait contenu un mouchoir qui avait trempé dans le sang royal le jour où Louis XVI fut guillotiné, le 21 janvier 1793. Sept générations séparent ces deux rois de France au destin tragique, Louis XVI descendant en ligne directe paternelle d’Henri IV, assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610.

C’est précisément l’ADN « paternel », l’ADN du chromosome Y, qui a parlé, balayant les derniers doutes sur l’authenticité de la tête d’Henri IV, selon le Dr Charlier. L’Institut de biologie évolutive de Barcelone a travaillé sur un échantillon « provenant du plus profond de la gorge de l’individu » et a pu extraire un ADN partiellement exploitable. La tête d’Henri IV a été séparée de son corps en 1793, sous le régime de la Terreur, lors de la profanation de la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. Elle n’est réapparue qu’au XIXe siècle dans une collection privée d’un comte allemand, avant d’être acquise en 1919 par un antiquaire de Dinard, puis revendue à un couple de retraités passionnés d’histoire. Ceux-ci l’ont léguée au chef actuel de la maison de Bourbon, Louis de Bourbon.

La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin. « L’enfant du miracle » était né plus de vingt ans après le mariage de Louis XIII – le premier fils d’Henri IV – avec Anne d’Autriche. Des parcelles du cœur de Louis XIII et de celui de Louis XIV sont conservées à la basilique Saint-Denis, mais l’équipe du Dr Charlier n’a pas été autorisée à les étudier. Parfois surnommé « l’Indiana Jones des cimetières », le Dr Charlier a notamment révélé l’empoisonnement au mercure d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII.

Plus récemment, il a travaillé sur des fragments du cœur de Richard Ier d’Angleterre, dit « Richard cœur de lion ». « Les résultats sont imminents », a-t-il déclaré, avant son départ pour la Transylvanie, où il doit étudier des squelettes de prétendus vampires. Quant à l’équipe de Carles Lalueza-Fox, maintenant qu’elle a la confirmation que le sang séché est bien celui de Louis XVI, elle pourrait tenter de déchiffrer le génome complet du dernier monarque absolu de l’histoire de France et en tirer des informations sur la famille royale, comme la consanguinité ou la susceptibilité aux maladies.

(Avec AFP)
31/12/2012 – FRANCE 

Blood of guillotined French king ‘authentic’

Scientists have established the authenticity of a piece of cloth dipped in the blood Louis XVI (pictured), the last French King to be executed.

Scientists have authenticated that a rag believed to have been dipped in the blood of France’s monarch Louis XVI is the genuine article.

The discovery also proves the authenticity of a mummified head which was believed to be that of 16th century French king Henri IV – which was used to make the DNA comparison.

Louis XVI was executed by guillotine on January 21, 1793, the first victim of the “Reign of Terror” that followed France’s infamous revolutionary uprising.

As was the habit at the executions of French aristocrats, spectators dipped their handkerchiefs in the gore of the decapitated victim as a morbid keepsake.

One such rag found its way into a calabash – a form of squash that is dried and used as a bottle – on which was inscribed: “On January 21, Maximilien Bourdaloue dipped his handkerchief in the blood of Louis XVI after his decapitation.”

The artefact has been owned by an Italian family for more than a century – but the absolute authenticity has not been proved until now.

In 2010 DNA samples taken from the rag showed a good match between someone of Louis’ description, including his blue eyes.

‘No doubt’

But analysts were unable to prove the blood’s authenticity beyond doubt because there was no DNA from any of his relatives – until they examined the supposed head of 16th century king Henri IV which had been stolen from the royal chapel at Saint Denis near Paris by revolutionaries.

Henri IV, one of France’s most popular monarchs who was able briefly to reconcile the country’s Protestant and Catholic communities, was assassinated by a Catholic fanatic in 1610 at the age of 57.

After the mummified head was stolen during the revolution, it changed hands several times, was sold at auction and kept in private collections.

In 2010 Henri’s DNA was tested and, as in Louis’ case, scientists said they believed it was authentic because the genetic material was consistent with descriptions of the 16th century king.

But in the latest study, conducted by French and Italian experts, both sets of remains were authenticated after the team found a rare genetic signature shared by the two men, despite being separated by seven generations.

« This study shows that [the remains] share a genetic heritage passed on through the paternal line,” forensic pathologist Philippe Charlier told AFP. “They have a direct link to one another through their fathers. One could say that there is absolutely no doubt any more.”

“It is about 250 times more likely that [Henri’s] head and [Louis’] blood are paternally related, than unrelated, » co-author Carles Lalueza-Fox of the Institut de Biologia Evolutiva in Barcelona told the agency.

It would be « extremely surprising » if the remains did not belong to the two assassinated monarchs, he added.

OTHER HEADLINES

( via « le boudoir de Marie-Antoinette «  )  

=======

Genetic comparison of the head of Henri IV and the presumptive blood from Louis XVI (both Kings of France)

  • a Department of Forensic Medicine and Pathology, University Hospital R. Poincaré (AP-HP, UVSQ), 104 R. Poincaré boulevard, 92380 Garches, France
  • b Laboratory of Medical Ethics and Forensic Medicine, University of Paris 5, 45 Saints Pères Street, 75006 Paris, France
  • c Institut de Biologia Evolutiva, CSIC-UPF, Dr. Aiguader 88, 08003 Barcelona, Spain
  • d Académie des Inscriptions et Belles Lettres, Institut de France, quai Conti, 75007 Paris, France
  • e Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris, France

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (49)

Vendredi, novembre 23rd, 2012

Quel est l’objet de notre recherche, au moment où nous allons poursuivre la publication, par simple copié-collé, de toute l’argumentation développée dans la revue La Légitimité sur la question de l’inhumation de  » Louis XVII  » ? Cette démarche nous semble d’autant plus intéressante et pertinente que la théorie naundorfiste à laquelle La Légitimité a adhéré in fine est différente, voire même contraire sur certains détails à la nôtre … 

Il s’agit ainsi de découvrir – s’il existe ou non – tout élément, quel qu’il soit, qui nous permettrait de valider ou au contraire d’invalider :
* 1 * le lieu précis où Bertrancourt a ré-inhumé  » Louis XVII  » au droit du pilastre gauche de la porte d’entrée dans la chapelle de la Communion ;
* 2 * tout ou partie de la traçabilité historique des restes de  » Louis XVII  »  qui, selon nous, sont aujourd’hui encore inhumés dans le caveau de l’ancien cimetière Sainte-Marguerite près du mur de la chapelle des Ames du Purgatoire !… 

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (48)

Vendredi, novembre 23rd, 2012

Après notre pause technique d’hier, suivie de 31 commentaires »  ( record absolu ) , et avec l’autorisation tacite de Sylvia, notre reine d’un jour retournée dans l’ombre, reprenons nos réflexions et recherches, non sans les avoir résumées au préalable : 

l’étude de tous les documents que nous avons cités nous a permis d’anéantir l’argumentation de Me Maurice Garçon ( » Louis XVII ou la fausse énigme  » ) sur le point très précis de la mise en place de deux factionnaires, qui auraient interdit toute intervention de Bertrancourt et apporteraient la preuve de son imposture !…

1 / LE TEMOIGNAGE PRETE A BERTRANCOURT D’AVOIR ENLEVE LE CORPS DE ” LOUIS XVII ” DE LA BIERE EN BOIS POUR L’INHUMER DANS UN CERCEUIL DE PLOMB DANS LA NUIT DU 10 JUIN 1795 OU DU 11  JUIN 1795, EST TOUJOURS VALIDE ! 

2 / Nous ne savons pas si Bertrancourt a réalisé cette opération, seul ou avec le concours de Chartrain, en une seule fois ou en deux temps, durant la nuit du 22 et/ou du 23 prairial an III ( 10 et/ou 11 juin 1795 ) 

3 / Nous attendons qu’un historien, archiviste, professionnel ou amateur, nous présente une copie de l’arrêté original, par lequel le CSG aurait nécessairement ordonné que deux factionnaires assurent la garde au cimetière sainte-Marguerite ( l’un auprès de la fosse commune, l’autre à la porte d’entrée ) dès la fin de l’enterrement du cercueil de bois ( vers 9 heures du soir ) contenant le corps de  » Louis XVII « ,  » afin que personne ne vint enlever les restes du fils du dernier roi de France …  » . Ce serait le seul fait nouveau qui nous obligerait, en conscience, à reprendre ce dossier   »  DE LA GARDE DU CERCUEIL EN BOIS APRES INHUMATION    »  qui, pour nous, est désormais clos !  

DONT ACTE !  

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (47)

Jeudi, novembre 22nd, 2012

En cherchant à comprendre comment le dossier de l’inhumation de  » Louis XVII  » avait pu devenir l’imbroglio qui s’offre aujourd’hui encore à nos yeux, nous avons dû revenir sur l’argumentation de Me Maurice Garçon, que nous avons déjà traitée dans le paragraphe  »  2 / DE LA GARDE DU CERCUEIL EN BOIS APRES INHUMATION «  de cette page    ( 

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (35) [ MAJ 19 h 25 ] ) .

 

 

 

Cela nous a conduit à faire ce que nous n’avions pas fait auparavant, ayant fait confiance à la transcription donnée par Me MG et à lire cette

Notice historique sur les faits et particularités qui se rattachent à la chapelle expiatoire de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette:

d’après documents officiels pleins d’émouvantes révélations  Par l’abbéSavornin  ( Vaton, 1865 - 343 pages )  p 317 : 

  » OBSÈQUES DE LOUIS XVII.

« Nous soussigné, Dusser, commissaire de police à la section du Temple, avons ordonné, le 4 [ SIC ] prairial de l’an III de la république française, la levée du corps de Louis Capet, décédé hier, à deux heures un quart de l’après-midi, au Temple. La levée du corps a eu lieu à sept heures et demie du soir, pour être transporté au cimetière de Sainte-Marguerite. Le corps, couvert d’une bière et d’un drap mortuaire, a été porté par quatre hommes, se relevant deux à deux,, escorté par huit soldats commandés par un sergent, et enterré près de la fosse commune, non loin du mur, vers les neuf heures du soir. Au même instant arrivèrent audit cimetière deux factionnaires,, dont l’un fut placé près de la fosse et l’autre à la porte du cimetière, afin que personne ne vînt enlever les restes du fils du dernier Roi de France. De tout ce que nous avons dressé le présent procès-verbal, l’avons signé et fait signer aux sieurs Lasne et Bigot, employés au Temple, amis du défunt, dont ils ont accompagné le convoi.« Dusser, Lasne, Bigot. »

(Archives de l’hôtel de ville.)

Ce document appelle immédiatement deux remarques capitales :

1 / Comme l’écrit Me MG il n’y a que l’abbé Savornin qui ait fait état de cette découverte  et compte tenu de l’indication  » Archives de l’Hotel de Ville  »  il est évident qu’on est en droit d’en déduire que cette inestimable pièce d’archive est partie en fumée lors de l’incendie par la Commune de 1871, que tout le monde ne s’accorde pas à trouver  » Glorieuse » à la différence des trois journées de juillet 1830,  qui en sont pour une part responsables, sans parler de notre  » Grande Révolution  » chère à Pierre Protopkine ! … 

2 / Quant à l’erreur manifeste de date  » 4 prairial  » ( 23 mai )  il n’existe qu’une seule possibilité d’interprétation ! A cette date, comme à celle du 14 prairial ( 2 juin  ) , il est sûr et certain que  » Louis XVII  » est toujours vivant au Temple  !
Après contrôle tous azimuts, il s’avère qu’il y a eu soit erreur de transcription, soit simple et très malheureuse coquille d’imprimerie ; la date de la pièce originale ne pouvait être que  » 24 prairial  » puisqu’il n’existe pas de  » 34 prairial  » ! 

En effet avant cette pièce, l’abbé Savornin nous offre cette transcription ( p 317 ) :

CHAPITRE XXXIX.

Acte de décès de Louis XVII. — Ses obsèques. —Son inhumation au cimetière Sainte-Marguerite, constatée par témoins oculaires.

« L’an III de  la république française, et le 23 prairial, à deux heures après midi, nous, officier municipal soussigné, avons dressé l’acte de décès de Louis-Charles Capet, âgé de dix ans et deux mois, né à Versailles et domicilié aux tours du Temple, fils de Louis Capet, dernier Roi de France, et de Marie-Antoinette d’Autriche, sa femme, sur le certificat du sieur Dusser, commissaire de police du quartier du Temple, et sur la déclaration d’Étienne Lasne, gardien au Temple, et de Remi Bigot, amis du défunt, lesquels ont signé avec nous aux jour et an que dessus.« Lasne, Bigot, Robe. » Aux archives de l’Etat.

On remarquera en passant l’expression «  avons dressé l’acte de décès de Louis-Charles Capet  » ce qui ne signifie nullement que Louis XVII soit décédé le 23 prairial ! 

Or que lisons-nous dans le PV transcrit par Me MG ( p 263 ) ? 
«  Nous soussignés Dusser, commissaire de police à la section du Temple, avons ordonné le 4 prairial (note 2)  … la levée du corps de Louis Capet décédé hier (note 3 ) à deux heures un quart de l’ après-midi, au Temple  (…)
Au même instant [ 
vers les 9 heures du soir ]  arrivèrent au dit cimetière  deux factionnaires, dont l’un fut placé près de la fosse et l’autre à la porte du cimetière, afin que personne ne vint enlever les restes du fils du dernier roi de France (…)
Signé Dusser, Lasne et Bigot.  »  

En note MG a écrit :

2 : Il y a là évidemment une erreur matérielle, c’est le 22
3 : Autre erreur : c’est avant-hier qu’il fallait écrire.  

 Et pages suivantes, MG se livre à une savante argumentation ( où il cite « la notice historique » de l’abbé Savornin, que nous avons donc découverte grâce à Me Maurice Garçon !… ) pour nous dire que, bien qu’il ne présente pas une garantie absolue, il convenait néanmoins de prendre en considération le PV relatif à la mise en place des 2 factionnaires ! … 

Au vu des documents officiels nous sommes donc en droit d’affirmer que ce n’est que le surlendemain de l’inhumation de  » Louis XVII  » au Temple, soit le 24 prairial an III ou  12 juin 1795 qu’une garde de deux factionnaires a été mise en place !

Bertrancourt a donc eu tout le temps nécessaire, dans la nuit du 10 juin ou du 11 juin, pour procéder ( seul ou avec Chartrain – en une seule opération ou en deux temps selon l’hypothèse corrigée de Maurice Etienne ) au transfert du corps de celui qu’il croyait être Louis XVII, dans un cercueil de plomb près du pilastre gauche de la porte d’entrée dans la chapelle de la Communion !  

Et Me MG nous offre même un argument supplémentaire de grande importance dont nous n’avions pas vu l’importance, lors de nos lectures et relectures précédentes ( pp 264-265 ) !

C’est le témoignage du commissaire Guérin qui ne sera publié qu’en 1882 et où on lit un compte-rendu précis de la levée du corps du fils de Louis Capet et de ce qui a suivi jusqu’à son inhumation ; le texte se termine par :

 » … Le convoi marcha sans difficulté jusqu’à Sainte-Marguerite, faubourg Saint-Antoine. et l’enfant fut inhumé dans le cimetière.  »  

Nulle mention n’est faite de l’arrivée de factionnaires, qui aurait réduit à néant notre argumentation !  

LE TEMOIGNAGE PRETE A BERTRANCOURT D’AVOIR ENLEVE LE CORPS DE  » LOUIS XVII  » DE LA BIERE EN BOIS POUR L’INHUMER DANS UN CERCEUIL DE PLOMB DANS LA NUIT DU 10 JUIN 1795 OU DU 11  JUIN 1795, EST TOUJOURS VALIDE ! 

La seule objection majeure opposée par la version officielle et encore dominante de l’histoire à notre modèle est bien sûr la question du lieu précis où Bertrancourt a enterré le cercueil de plomb ! …

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (46)[ MAJ 16 h 15 ]

Mercredi, novembre 21st, 2012

BINGO ! LIRE C’EST RELIRE ! 

Nous ne résistons pas au plaisir de vous informer que nous venons de faire une nouvelle découverte dans un dossier où nous pensions qu’il n’y avait plus rien à voir  ! 

Et quelle extraordinaire justification de la pertinence de nos recherches pour vérifier si oui ou non un pauvre fossoyeur, du nom de Bertrancourt dit Valentin, de service au cimetière Sainte-Marguerite en juin 1795, a été à l’origine d’une imposture en prétendant avoir fait ce qu’il aurait réaliser, par piété royaliste [ N’est-ce pas Madame l’auguste, éminente et savante Commission du Vieux Paris ? …] , ou au contraire si grâce à lui nous avons, aujourd’hui, la preuve de la fantastique imposture sur laquelle est construite l’Histoire de France depuis deux siècles ! …

A suivre dans la journée sauf imprévu …

                                     MAJ 16 h 15 : 

L’imbroglio de ce dossier de l’inhumation est tel que nous devons disséquer chacune des contradictions, anciennes et nouvelles que nous avons pu discerner …  En fait nous découvrons un  dossier que nous ne connaissions pas dans le détail, car on admettra facilement que le thème n’invite guère aux recherches approfondies et à la stimulation des neurones ! …   En fait, nous nous étions contenté de recevoir la thèse historiquement admise comme étant définitive et nous étions passé à autre chose !

Or il s’agit d’un dossier crucial, voire peut-être même du dossier qui ouvre la clef de toutes nos recherches futures !

Aussi convient-il, dans un souci de clarification, et compte tenu des sources documentaires que nous avons citées et en particulier de la Légitimité, de préciser immédiatement que nous considérons que notre modèle de l’exfiltration de Louis XVII durant la période du 3 juillet au 3 septembre 1793 est toujours pertinent !

En effet si vous avez déjà parcouru de nombreuses pages de La Légitimité, vous avez dû découvrir qu’on y défend la thèse naundorfiste d’une évasion de Naundorf-Louis XVII – qui aurait été caché au Temple – à l’occasion de l’inhumation d’un substitué à Louis XVII en juin 1795 ; cette théorie semble en effet étayée par les contradictions radicales existant dans les documents officiels parvenus jusqu’à nous et que Beauchesne lui-même a été obligé d’admettre  …  

C’est pourquoi afin d’avoir à l’esprit un fil d’Ariane cohérent, qui nous permette de ne pas abandonner tout espoir de sortir du labyrinthe des pièces d’archives et des faits historiquement établis, en opposition les uns avec les autres, nous tenons à rappeler que nous ne pouvons pas accepter la théorie naundorfiste évoquée ci-dessus pour la raison suivante :

C’est notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, qui nous a fait découvrir, lors de nos premiers échanges sur notre forum MSN Louis XVII, qu’il était impossible d’admettre la théorie selon laquelle Naundorf-Louis XVII aurait été caché au Temple, avant d’être exfiltré à l’occasion de l’inhumation d’un substitué en juin 1795 !

En effet l’hiver 1794-1795 a été terrible à Paris et il est invraisemblable qu’un enfant de 9 ans ait pu survivre caché dans un lieu tenu secret du Temple, où il n’y aurait eu aucun chauffage !  

Mais il n’en demeure pas moins que les argumentations de La Légitimité ou de Xavier de Roche ( p 106 à 113 de son Louis XVII )  étayées sur les documents qui existent toujours et sur ceux qui ont hélas disparu du fait de Decazes ou de l’incendie de l’Hotel de Ville de Paris en 1871 sont du plus haut intérêt ! …

Pour ne pas être accusé de vouloir jouer le ridicule jeu des effets d’annonce, nous dirons simplement que l’argument de Me Maurice Garçon sur l’impossibilité qu’aurait eu Bertrancourt d’enlever le corps du cercueil de bois, à cause des deux factionnaires de garde est anéanti par ce que nous venons de lire ; nous avions en effet accepté son argumentation, au point de devoir admettre l’hypothèse préconisée par Maurice Etienne d’une opération en deux temps  !

Pour nous les affirmations prêtées à Bertrancourt selon lesquelles il a enlevé la nuit même ou la nuit suivante, le corps de celui qu’il croyait être Louis XVII,  sont toujours pertinentes et ne sont absolument pas détruites par les pièces que Me Maurice Garçon a présentées dans sa plaidoirie contre l’exfiltration et la survivance de Louis XVII …

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (45)

Mardi, novembre 20th, 2012

En nous proposant de recopier ici tout ce qui est accessible dans la Légitimité au sujet de l’inhumation de Louis Charles Capet, nous venons de découvrir une question que nous pensions totalement résolue et qu’il serait absurde de poser aujourd’hui : celle de la date exacte de l’inhumation ! Et de réflexion en réflexion une autre question surgit compte tenu des contradictions relevées même par Beauchesne !

Et si une date des divers documents officiels relatifs à l’inhumation était erronée, ne serait-il pas alors nécessaire de revoir la question de la garde autour de la fosse commune ! En l’état actuel de nos informations et avant de disséquer chacune des informations accessibles aujourd’hui, est-on sûr et certain que la garde a été mise en place la nuit même de l’inhumation ?
Est-ce que par hasard, si l’inhumation a eu lieu comme cela semble établi le 10 juin 1795, l’ordre de mettre en place la garde ne serait-il pas par hasard du lendemain ou du surlendemain, ce qui ne rendrait plus impossible la mission que Bertrancourt s’est donnée ! …

Dans un premier temps nous allons donc rassembler par un simple copié-collé, et sans chercher à l’analyser, tout ce qui a été écrit dans La Légitimité au sujet de l’inhumation de Louis Charles Capet …
On voudra bien nous pardonner les redites que nous supprimerons lorsque nous en ferons la synthèse !

Mais si un détail vous frappe particulièrement, n’hésitez pas à faire des commentaires que nous reprendrons in fine  ! Croiser nos regards devrait nous permettre de faire rapidement les arbitrages nécessaires !  

Enfin dernière observation, c’est par simple commodité que nous reprenons l’appellation  » Louis Charles Capet » ou  » Louis XVII  » utilisée dans l’étude que vous lirez ; car pour nous il est sûr et certain que ce n’était pas Louis XVII qui est mort au Temple le 8 juin 1795 ; de ce fait nous négligerons totalement la controverse sur la reconnaissance de l’identité qu’on retrouve tout au long des pages de la Légitimité …   

=====

La Légitimité 1883/04/08 (N10).

 » 9° Enfin, M. de la Sicotière invoque la reconnaissance du cadavre « par le commissaire de police Dussert ». Dussert a signé deux documents, la déclaration de décès et le procès-verbal d’inhumation. Il n’est question de reconnaissance que dans ce dernier. Mais le texte ne dit pas par qui le cadavre a été reconnu. On peut donc penser qu’il ne s’agit là encore que de Lasne et Gomin; en tous cas, on ne peut affirmer sûrement qu’il s’agit de Dussert.

Et puis, il y aurait bien des choses à dire sur ce procès-verbal d’inhumation.

Et d’abord Dussert dit positivement, en novembre 1814 : « Le 24 prairial an III (12 juin et non pas le 10), je fus requis de surveiller son inhumation. »

Deux ans plus tard, Voisin, conducteur des pompes funèbres, et Bureau, concierge du cimetière, interrogés par la police, donnent aussi à l’enterrement la date du 24 prairial (12 juin). Voilà trois témoins archi-compétents, et qui, interrogés séparément, et à deux ans de distance, ont répondu chacun d’après ses souvenirs personnels.

Mais il y a mieux, le Moniteur du 26 prairial an III (14 juin 1795), racontant l’enterrement, dit : « Avant-hier, à huit heures et demie du soir… il fut mis dans un cercueil de bois et transporté de suite au cimetière… » Avant-hier : donc le 12 juin, quatre jours après la mort.

M. de la Sicotière écrit (page 179) : « Il – l’enterrement – eut lieu le 10 juin. Gela est certain. » Mais il dit aussi (page 162) : «.Le 12 juin, l’acte de décès est rédigé ; le voici… Il ne restait plus qu’à procéder à l’inhumation. Le 12 juin, à huit heures du soir, le corps fut transporté au cimetière. » Puis donc que M. de la Sicotière dit tantôt d’une façon, tantôt d’une autre, suivant le besoin présent de son argumentation, il nous permettra de nous en rapporter à Dussert, Voisin, Bureau, et surtout au Moniteur.

Or, de deux choses Tune : ou bien Lasne, Gomin, Arnoult, Goddet, Dussert et Guérin ont signé le 12 un procès-verbal en blanc, et alors ce document n’a aucune valeur, ou bien ils ont consenti, le 12, à donner à leur procès-verbal la date du 10, et ils ont commis un faux. Un autre détail : la mission d’Arnoult, l’un des deux commissaires civils, est fort contestable. Le 15 mars 1816, Simon et Petit, agents de la préfecture de police, écrivaient au préfet comte Angles : « Nous nous sommés d’abord transportés auprès de M. Dussert, ancien commissaire de police de la section du Temple, qui avait dirigé l’inhumation. Nous avons ensuite recherché la demeure des sieurs Biard et Goddet, commissaires civils de la même section, qui l’avaient assisté… Les sieurs Biard et Goddet n’ont pu être consultés : le premier est mort dans son domicile, rue Chariot ; le second… est retiré à Loret. » Eh bien, si c’était Biard, ce n’était pas Arnoult, et les gens qui ont fait le procès-verbal d’inhumation ont été mal renseignés. M. de Beauchesne (II, 334) nomme, par conciliation, trois commissaires, Arnoult, Biard et Goddet. Mais alors pourquoi la signature de Biard est-elle absente ?

Les mêmes, MM. Simon et Petit, disent encore au comte Angles, et celui-ci répète au comte Decazes, ministre de la police et grand-maître de la Franc-Maçonnerie écossaise de France : «Il résulte de nos informations… qu’un procès-verbal de cette cérémonie (l’inhumation) a été dressé dans la maison par le sieur Gille, alors commissaire de police de la section de Montreuil, conjointement avec M. Dussert et d’autres fonctionnaires. »

Alors, les personnes qui ont dressé celui que M. de la Sicotière invoque, n’ont fait que des maladresses. Mais qui nous garantit alors que dans le vrai procès-verbal il était question de reconnaissance. C’est peut-être à cause de cela qu’on en fit un autre. » 

===

1883/04/15 (N11). 
  » Voici enfin le récit de M. de Beauchesne (II, 333-7) :

« Le 21 prairial (9 juin), à huit heures du matin, quatre membres du Comité de sûreté générale vinrent à la tour pour vérifier le décès du Prince. Introduit dans la chambre funèbre par, Lasne et Damont, ils affectèrent la plus grande indifférence : « L’événement, répétèrent-ils plusieurs fois, n’a aucune importance ; le commissaire de police de la section viendra recevoir la déclaration du décès ; il le constatera et procédera à l’inhumation, sans aucune cérémonie. Le Comité va donner des ordres en conséquence. » 

[ A noter la remarquable argumentation qui est développée dans ce numéro contre Beauchesne sur la question de la reconnaissance de l’identité de Louis XVII par les uns et les autres et qui permet de comprendre pourquoi il existe toujours une énigme Louis XVII, deux siècles après ! …En effet Beauchesne est le seul historien à avoir vu un procès-verbal de reconnaissance de l’identité de Louis XVII à prpos duquel La Légitimité a écrit :  » Alors, si Damont n’en parle pas, si Gomin. n’en dit rien, si Lasne n’en a pas une idée, où M. de Beauchesne a-t-il bien pu prendre ses renseignements ? Car M. de Beauchesne, qui a vu tant de choses ignorées du reste des hommes, n’a cependant pas vu ce fameux procès-verbal. Il n’en peut donner et il n’en donne pas le texte. 

==

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (44)

Mardi, novembre 20th, 2012

La lecture attentive du PV d’inhumation de Louis XVII révèle ( *** voir ci-dessous *** ) : 

1 / On a recopié le texte de l’ordre du CSG, ainsi que le fait apparaître  l’expression  » signés, ainsi signé  » suivie du nom des membres du CSG, sans aucune signature.  

2 /  Et en contradiction avec l’ordre donné de demander le concours de deux membres du comité civil de la section du Temple, c’est à deux membres de la section de Montreuil qu’on a eu recours ! Pourquoi alors que la liste des sections révolutionnaires de Paris nous apprend :  » La section de la rue de Montreuil se réunissait dans l’église Sainte-Marguerite, 36 rue Saint-Bernard.  » ? 

D’où les questions et une hypothèse , générées par les diverses contradictions que nous avons pu recenser :

Pourquoi avoir repris intégralement, comme indiqué ci-dessous ***,  le texte de l’original de l’arrêté du CSG ordonnant l’inhumation de Louis Charles Capet ( qui n’aurait été détruit a priori qu’en 1871 )  au lieu d’en faire une simple mention indiquant les références de l’ordre reçu ? Pourquoi  l’original de l’arrêté du CSG n’est-il pas parvenu jusqu’à nous, à la différence de la pièce d’archive que nous étudions aujourd’hui et qui se trouve, sauf erreur, au musée de la Préfecture de Police de Paris ? 

D’où l’hypothèse :

A -t-on fabriqué un PV d’inhumation différent de l’original, dans lequel on a repris l’arrêté du CSG, ordonnant l’inhumation de Louis Charles Capet ?  

Dans le PV d’inhumation original –  qui, lui aussi, aurait donc disparu – aurait-il été fait mention de la présence de Renard, comme étant un des deux membres du comité civil du Temple, prescrits  par l’arrêté du CSG ? 

Et/ou est-ce que par hasard, en juin 1795 Renard, vicaire constitutionnel de la Madeleine aurait été membre de la section de Montreuil ? En effet Jacques-Claude Bernard, guillotiné le 10 thermidor an II, n’était-il pas le représentant de la section de Montreuil à la Commune de Paris en 1792 ? [   Jacques-Claude Bernard ( en 1793 prêtre  jureur ; présent à Sainte-Marguerite depuis 1791 ) a assisté à l’exécution de Louis XVI à l’échafaud, à titre de commissaire de la Municipalité de Paris, qui l’avait mandaté à cet effet !  Jacques-Claude  Bernard a abdiqué ses fonctions de prêtre conventionnel de Sainte-Marguerite le 6 frimaire an II et a été guillotiné le 10 thermidor an II ! ]
Peut-être aurons-nous la réponse à toutes ces questions en fouillant dans les ouvrages d’Albert Soboul ? …

====

*** Nous reprenons le texte à partir de ce site, après avoir vérifié qu’il est conforme au fac-similé de la 1 ère page et à la transcription qu’en donne Xavier de Roche dans son « Louis XVII »  ( pp 108 et 110 )  : 

 

 

« L’an troisième de la République française, le vingt-deux prairial, sept heures du soir, nous Dominique Goddet et Nicolas-Laurent Arnoult, commissaires civils de la section du Temple, en exécution de l’arrêté du comité de sûreté générale de la Convention nationale eu datte de ce jour, dont la teneur suit:

« Du vingt-deux prairial, l’an trois de la République française. Le comité de sûreté générale arreste que le comité civil de la section du Temple se concertera avec les commissaires de garde au Temple pour faire donner la sépulture au fils de Louis Capet dans le lieu, suivant les formes ordinaires, en présence de nombre de témoins déterminé par la loi, et encore de deux membres du comité civil de la ditte section du Temple.

 

 

Les représentants du peuple, membres du comité de sûreté générale signés; ainsi signé, Boudin, Pémartin, Courtois, C.-Alex. Isabeau, Piene, J. V.Rovere, Bergoing, Président, Pierre Guyomar, Sevestre, J. B. Genevois.

 

En conséquence et pour l’exécution de la loi du 20 sept. 1792, nous avons requis le citoyen Pierre Dusser, commissaire de police de notre section, à l’effet de se transporter avec nous à la tour du Temple, pour y constater le décès du fils de Capet, où étant, les citoyens Lasne et Gomin, commissaires de garde au Temple, et le citoyen Etienne-Joseph Guérin, commissaire civil dela section de l’Homme armé, de service cejourd’huy à la tour, nous ont représenté un cadavre du sexe masculin, de l’âge de dix ans, gissant sur un lit, lequel a été reconnu pour être celui de Louis-Charles Capet, et nous avons reçu la déclaration desdits citoyens Lasne et Gomin qualifiés des autres parts, au registre des décès déposé ès mains dudit commissaire de police.

 

Nous avons de suite fait déposer dans une bierre le corps dudit enfant de Capet, et accompagné des citoyens Jacques Garnier, chef de brigade de la section de Montreuil, demeurant grande rue du faux bourg Antoine, n* 109, Pierre Vallon, capitaine de la même section, demeurant porte Antoine, n° 4, et Lasne, commissaire de garde au Temple, nous avons conduit ce corps au cimetière Sainte-Marguerite, rue Bernard, faux bourg Antoine, lieu ordinaire des inhumations de notre arrondissement, où il a été déposé dans une fosse qui a été recouverte en notre présence : le calme et la tranquillité ont régné sur notre marche.


 

 

De tout ce que dessus, nous avons fait et dressé le présent procès-verbal, heure de dix du soir, lesdits jour, mois et an que dessus, et avons signé:

Lasse. Vallon. Garnier , chef de brigade.
  Goddet, commissaire. Arnoult, commissaire.

Dusser, commissaire de police.  Gomin. GuÉrin, commissaire civil de la sectionde l’Homme armé, de service au Temple.