Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité [ Addendum 17 h 00 ]

 Une découverte fortuite et douloureuse *** ( dont nous faisons état ci-dessous ) nous invite à vous informer dès maintenant de la parution prochaine de la réédition de notre livre, qui comporte des enrichissements des versions précédentes, avec en particulier une critique de la théorie de Louis Hastier, honorée – et semble-t-il même – retenue  par l’Académie Française, selon laquelle Louis XVII serait mort au Temple dans les premiers jours de janvier 1794. 

Voici les dernières pages de notre chapitre 

EPILOGUE : QUEL EST L’ENJEU DE NOS FUTURES RECHERCHES ?

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Plus de deux siècles après, s’il est vrai, comme d’aucuns le pensent, que la Révolution est venue sanctionner le mépris par les Rois de France des demandes du Sacré-Cœur de Jésus, serait-il permis néanmoins de faire l’hypothèse que la Divine Providence ne soit pas restée indifférente à cet acte de foi du Roi Louis XVI, qui refusera, peu de temps après, de faire tirer sur les émeutiers, alors qu’il en avait le pouvoir et la liberté ?

Ou alors faudrait-il considérer que la mort de Louis XVII au Temple le 20 prairial an III, selon la thèse dominante dont nous pensons avoir établi l’imposture, serait la conséquence d’une malédiction divine, qui aurait sanctionné non seulement le prétendu adultère de la Reine, mais aussi, comme nous avons pu le lire récemment, la trahison par les derniers Bourbons de la mission sacrée qui leur était dévolue et qu’ils avaient acceptée par le serment du sacre ?[1]

La Révolution ne cherche-t-elle pas, toujours et encore, à salir jusqu’à la mémoire de la famille Royale, en mettant en doute la paternité du Roi Louis XVI, comme a tenté de l’établir le tsunami médiatique qui a suivi la publication en 2016 des résultats des analyses, censées avoir décrypté une des lettres de la Reine à Fersen ?

Mais pourquoi donc un tel acharnement contre le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette, alors que le Roi a écrit dans son acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus « vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs » ? Parfaitement conscient de son état de pécheur, espérant en la miséricorde divine, le Roi n’a-t-il pas osé même s’appuyer sur l’exemple des rois de Juda, en écrivant qu’il « désirait réparer ses fautes et devenir un roi selon le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ », jusqu’à manifester son espérance dans le rétablissement de la Royauté par cette expression : « Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l’un et l’autre sur le trône de Juda » ?

Aussi, Dieu Seul étant le Souverain Juge des reins et des cœurs, refuserons-nous de nous associer aux diverses accusations des uns et des autres, portées contre la Reine Marie-Antoinette et le Roi Louis XVI qui a même été accusé d’avoir trahi la France ! Car si elles étaient justifiées, toute espérance politique royaliste  ne serait-elle pas une folle utopie mensongère ? C’est pourquoi, bien au contraire, à la lumière de notre foi catholique, nous oserons voir dans la haine dont ils sont aujourd’hui encore l’objet, comme un signe invitant à la confiance dans la miséricorde divine, après le sacrifice et le martyre même du Roi et de la Reine qui s’y est pleinement associée, comme l’ont prouvé l’inventaire des pièces produites devant le tribunal révolutionnaire et diverses reliques conservées par une pieuse tradition, tel que le chapelet avec lequel la Reine priait le Rosaire à la Conciergerie.

Aussi, comme le prouve la publication récente du livre d’Emmanuel Waresquiel Juger la Reine [2], comment pourrions-nous oublier l’appel de la Reine, qui traverse les siècles, à l’énoncé du procès-verbal du 6 octobre 1793, qui l’accuse d’actes incestueux commis avec son fils entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793 ?

En l’état actuel de nos recherches, compte tenu de tous les crimes et impostures dont les révolutionnaires se sont rendus coupables, il nous est absolument impossible d’admettre la réalité historique dont prétend rendre compte ce document, qui aurait été en quelque sorte le dernier acte public du Roi de France, devant lequel Marie-Antoinette s’était inclinée au Temple, le matin du 21 janvier 1793 ! Nous avons en effet acquis l’intime conviction que Louis Charles Capet n’est mort au Temple, ni le 8 juin 1795, ni en janvier 1794, comme le prétend Louis Hastier, et qu’il a donc nécessairement été exfiltré du Temple avant le 6 octobre 1793 !

S’il est vrai que les Lois Fondamentales du Royaume de France ont été scellées jusqu’à la Fin des Temps par la mission naturelle et surnaturelle de Jeanne d’Arc et confirmées par tous les actes de piété  authentique de la famille Royale que nous avons déclinés, et s’il est vrai que «devant le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour » ( lettre de saint Pierre, 3-3.8), serait-ce une uchronie de penser que la Divine Providence ait pu réaliser un miracle dont nous  commençons à discerner l’esquisse ?

Et le déroulement même de l’actuelle campagne présidentielle ne révèle-t-il pas, par défaut, toute la pertinence et l’actualité de la Royauté Capétienne et de ses Lois Fondamentales qui, si elles sont totalement étrangères à la pensée politique dominante, sont néanmoins toujours enseignées à l’Université, ainsi qu’en témoigne l’actualisation par le professeur Jean Barbey de l’enseignement du juriste languedocien Jean de Terrevermeille, contemporain de Jeanne d’Arc, dans La fonction royale, essence et légitimité (NEL,1985)  ! Quant à la publication de l’ouvrage collectif Le Miracle Capétien (Stéphane Rials, Perrin, 1987), rédigé par une pléiade d’universitaires à l’occasion des célébrations du Millénaire Capétien, n’a-t-elle pas été le signe d’une rupture épistémologique qui s’est révélée pleinement lors de la célébration du bicentenaire de 1789 ?

Et l’abjection de plus en plus insupportable des discours et des actes de la caste politico-médiatique qui exerce la gouvernance de la République ne nous rappelle-t-elle pas sans cesse l’origine criminelle de la Révolution et de son paradigme, au nom duquel elle conduit la France vers l’abîme et le chaos ?

Avec Karl Popper, nous croyons en effet que les lois invisibles qui gouvernent l’univers et les nations peuvent se révéler grâce à l’observation et à l’étude de l’Histoire. Et tout comme il est possible à chacun de vérifier la force de la loi universelle de la gravitation, tout Français n’est-il pas invité à s’interroger sur les causes de la descente aux enfers de la France, depuis deux siècles, et à y voir les conséquences de l’exécution du Roi Louis XVI, le 21 janvier 1793 et de la victoire de la Révolution qui a réussi à dissoudre la légitimité royale, en faisant sortir Louis XVII du champ de l’observation historique directe, le soir du 3 juillet 1793 au Temple ?

Et serait-ce une chimère de penser qu’il puisse exister aujourd’hui encore une descendance mâle du fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, apte à incarner un jour la résurrection du Royaume de France ? Les décrets de la Divine Providence nous étant inconnus, seule l’interprétation du secret que la Reine des Prophètes a révélé à l’un des voyants de La Salette, le 19 septembre 1846 ( La « grande nouvelle » des bergers de La Salette, Michel Corteville, Tequi 2008 -T I et II )[3] peut nous autoriser à faire une telle hypothèse.

Et croire à la nécessité d’une telle existence, c’est la définition même de ce que nous nommons le postulat de Jeanne d’Arc – Le Verrier[4]dont nous travaillerons à vérifier la pertinence, avec le concours d’autres passionnés par la recherche de la vérité historique sur le destin de Louis XVII.

S’il s’avérait possible d’établir un jour une traçabilité historique qui soit vraisemblable, ou même certaine, grâce à la découverte d’archives inconnues ou encore inexploitées, n’est-on pas en effet en droit d’espérer que des analyses génétiques puissent mettre fin à toute controverse, afin de résoudre définitivement la plus fascinante énigme de l’Histoire de France ?

C’est tout l’enjeu de nos futures recherches que nous allons mener dans l’esprit même de notre heuristique Louis XVII qui nous a permis de composer cet ouvrage ; et peut-être nous sera-t-il possible de vous présenter prochainement les résultats des investigations que nous allons entreprendre dans les dossiers suivants :

  • lettre de la Reine Marie-Antoinetteà Madame Elisabeth du 16 octobre 1793, dont le caractère apocryphe aurait été destiné à faire attester la présence de Louis XVII au Temple le 6/10/1793 ;
  • manuscrit «  Règles pour écrire le latin» composé en 1795 et qui aurait servi à Louis XVII, selon le témoignage du fondateur de la Biblioteca Civica de Trieste, où il est actuellement conservé ;
  • énigme de Vincennes autour de l’assassinat du duc d’Enghien le 21 mars 1804 ;
  • audience du 2 avril 1816 accordée par Louis XVIII à Thomas Martin, laboureur de Gallardon
  • énigme Naundorf et multiples leurres de Louis XVII ;
  • audience du 12 avril 1865 accordée au Château de Frohsdorf par le Comte de Chambord à Maximin Giraud, le voyant de Notre Dame de La Salette ;
  • inhumation le 8 juin 2004 d’un cœur dit de «  Louis XVII » en la crypte de la basilique de Saint-Denis et publication de divers résultats d’analyses ADN, dont certains sont toujours en cours.

Dans la perspective de la future commémoration, le 17 juillet 2029, du six-centième anniversaire du sacre de Charles VII à Reims, signe jusqu’à la Fin des Temps de l’accomplissement de la mission de Jeanne d’Arc, venue au secours du Royaume de France[5], nous ne saurions mieux conclure qu’en vous offrant, cette prière d’une brûlante actualité que l’abbé Séguin de Pazzis, proposait en 1814, après une traduction des psaumes XIX et XX, à la dévotion de chaque fidèle pour la célébration solennelle du vœu de Louis XIII par l’Etat[6] ; pour mémoire, voir aussi cette célébration du tricentenaire de 1938, à St- Germain-en-Laye, par le Général de Vaulgrenant  :

« O MARIE ! Aussi véritablement Reine de l’univers que Notre Seigneur Jésus Christ, votre Fils en est le Dieu ; la France, en ce jour, se met de nouveau sous votre puissante protection. Elle renouvelle le voeu d’un de ses rois, qui avait voulu que ce royaume fût toujours triomphant et heureux. Hélas ! si des troubles funestes, si des désastres accablants, si de grands revers ont désolé notre patrie, nous devons ne nous en prendre qu’à nous-mêmes. Nous n’avions plus voulu, pour ainsi dire, être protégés par vous ; nous nous étions livrés à une trompeuse philosophie qui nous a perdus.

Comme si une nation ne pouvait être chrétienne et en même temps forte, puissante, glorieuse, aimable, polie ! Comme si les sciences, les arts et l’industrie ne fleurissaient dans un empire qu’avec l’irréligion et les mœurs licencieuses ! Ah ! nous reconnaissons que votre médiation ne nous abandonna point dans le temps où nous étions si éloignés de vous. C’en était fait de ce royaume, si vous n’aviez prié pour lui. Obtenez-nous aujourd’hui, ô notre sainte Protectrice ! obtenez-nous de comprendre combien nous nous sommes égarés. Obtenez-nous d’être instruits par nos malheurs. Obtenez-nous que le véritable esprit du christianisme, cet esprit social parfait, anime désormais la France ; et que, centre de la civilisation, elle enseigne à tous les peuples et les arts et la vertu, et les sciences et la religion, et la solide piété. » AMEN !

[1] APPEL DE LOUIS XVI À LA NATION – 3 JANVIER 1793 LOUIS XVI, REMY (Louis-Hubert) http://www.chire.fr/A-204071-appel-de-louis-xvi-a-la-nation-3-janvier-1793.aspx

[2] Emmanuel de Waresquiel, Juger la Reine (Taillandier, 09/2016).

[3] http://www.librairietequi.com/article-1070-michel-corteville.aspx

[4] A l’image de l’astronome et mathématicien Le Verrier, qui a découvert par ses seuls calculs l’existence de la planète Neptune, avant même qu’elle ne soit observée de visu.

[5] Cet épilogue est une réponse immédiate à l’attente explicite, dont nous ont fait part les lecteurs que nous avons rencontrés à l’occasion des divers salons du livre, auxquels nous avons participé en 2016. Aussi tenons-nous à exprimer notre plus vive reconnaissance à notre ami François-Xavier Pachot, organisateur et animateur depuis plus de cinq ans d’un pèlerinage mensuel à Notre Dame de Pontmain (53220), *** sanctuaire où la Très Sainte Vierge Marie est apparue, en pleine débâcle de l’armée impériale, le 17 janvier 1871, jour anniversaire de la condamnation à mort du Roi Louis XVI par la Convention Nationale.

[6] http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1938_num_24_102_2849

=== Addendum ===

Le livre  Le voeu de Louis XIII  de l’abbé Séguin de Pazzis, que nous citons à plusieurs reprises dans notre livre est accessible à cette adresse : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6458013n et a été publié en 1814 …

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*** Cette découverte est d’autant plus douloureuse pour nous, que nos lecteurs les plus anciens se souviendront facilement de la présentation complète que nous avons faite de l‘Appel de Louis XVI à la Nation , dès que nous avons découvert fortuitement son existence, et qu’on peut dater du 17 janvier 1793, selon une hypothèse raisonnable …

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Nous profitons de la publication de cet extrait de notre livre qui sera disponible dans les prochains jours – et qu’on peut nous commander d’ores et déjà par courrier – pour faire écho à ces deux informations déjà publiées sur deux sites de référence de la galaxie royaliste …

17 mai 2017. Les pélerins de Pontmain effectueront en plus un « pèlerinage-marche » dédié à la Sainte Vierge afin de l’implorer pour qu’Elle intercède auprès de son divin Fils.

Pèlerinage des « Santissima Bambina » à Pontmain

Et puisque nous avons dû remonter un instant à la surface et sortir le périscope du sous-marin CRIL17 qui s’est substitué à notre trimaran, voici une information … ( notoire par son exemplarité )  … que nous avons pu apercevoir en faisant un tour d’horizon  à 360 °, lecture TGV oblige … 

Un Français sur six en état de pauvreté aggravée, la moitié du territoire français dans un abandon notoire ( ou notable ?) 

Et avant de repartir en plongée, nous avons aussi aperçu ceci …

Centenaire des apparitions de Fatima : prions pour la France et pour la paix dans le monde

Widget-centenaire-apparitions-fatima-266x3002017 n’est pas seulement une année électorale importante. C’est aussi, à la fois, le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima et le centenaire de la révolution bolchevique. Les deux événements sont liés, puisque la Vierge a demandé que l’on consacre le monde à son Cœur immaculé, pour éviter que la Russie communiste ne répande ses erreurs sur le monde. Pour nous, Français, c’est également l’anniversaire des apparitions de l’Île-Bouchard, en 1947, où la Vierge protégea notre pays d’un coup d’Etat communiste.

Cette conjonction d’anniversaires est, pour nous, un signe providentiel.

…/… lire la suite …/…

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Addendum 17 h 00 Vous avez dit « trahison de la Nation »

Ce matin, nous avons rentré notre périscope et sommes reparti en plongée, sans avoir aperçu cette information qu’un heureux concours de circonstances nous fait découvrir, comme en rebond sur l’accusation de trahison de la France par le Roi Louis XVI, évoquée dans les dernières pages de notre livre reprises ci-dessus …

Quand la grande muette prendra la parole

C’est le titre d’un ouvrage distribué par Apopsix.Capture-daacran-2017-03-08-a-12-08-16

Les événements dramatiques qui se sont déroulés sur notre propre sol depuis quelques années et surtout récemment sont autant de signaux d’alarme totalement ignorés par ceux qui nous gouvernent et qui ont plongé le peuple dans la désespérance et l’exaspération. Cette exaspération alimente une colère qui ne cesse de monter et qui conduit à une radicalisation des esprits. Alors, si la primauté du politique sur le militaire n’est absolument pas contestée, la Grande Muette, garante de la continuité historique directement liée à la sécurité et à la protection de son peuple, doit à présent, devant le danger imminent qui menace le pays, briser le silence pour rappeler aux responsables politiques leurs obligations à l’égard de la Nation. Cela devient même un devoir lorsque l’État trahit la Nation, comme c’est le cas depuis plusieurs années, et que l’intérêt supérieur du pays est en cause.

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