ADNmt de Louis XVII et de Naundorff – Résultats des recherches du Pr Gérard Lucotte

 

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Le Pr Gérard Lucotte nous demande de diffuser son propre commentaire de l’article scientifique ci-contre. ( cliquer sur les images – CRIL17)

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Cet article est publié en langue anglaise. Je recommande aux lecteurs intéressés d’en prendre directement connaissance, et non à partir de toute traduction française qui n’aurait pas reçu mon agrément.

Les dix cheveux utilisés dans cette étude proviennent d’une mèche de «  cheveux Louis XVII » dans un médaillon, qui m’a été fournie par Christian Crépin, cosignataire de l’article (ils proviennent du fonds Bancel). Nos études en optique et en microscopie électronique à balayage ont montré qu’il s’agit de cheveux blonds, fins (absence de canal médullaire), d’un enfant. Rien ne s’oppose donc à ce qu’ils soient réellement des cheveux de Louis XVII.

Ces cheveux sont coupés aux deux extrémités. Ils ont été soigneusement préparés (lavés et nettoyés) avant que d’être disposés dans le médaillon. Les écailles de cheveux sont parfaitement conservées, ce qui laissait pouvoir espérer d’obtenir de l’ADN mitochondrial (ADN mt) de la cuticule.

Nous avons obtenu des séquences ADN mt à partir d’extraction ADN du cheveu n°1    (séquences confirmées à partir du cheveu n°4). La séquence ADN mt de la région hypervariable 2
(HVR2) a montré, par rapport à la séquence consensus, quatre mutations : les mutations 152C, 194T, 263G, 315.1C. Malgré de nombreuses tentatives en ce sens, il n’a pas été possible d’obtenir de l’ADN du chromosome Y à partir de ces cheveux (qui ont été étudiés par un autre laboratoire expert indépendant, ayant confirmé à la fois les quatre mutations de la région HVR2 de l’ADN mt et l’impossibilité d’obtenir de l’ADN-Y).

La présence de ces quatre mutations particulières de la séquence ADN mt HVR2 de Louis XVII permet de la nomenclaturer (selon les règles internationales en vigueur) comme appartenant à l’haplogroupe (combinaisons de mutations de l’ADN mt) hg : H, le plus commun des haplogroupes mitochondriaux en Europe de l’ouest. C’est l’haplogroupe que l’équipe du Pr Cassiman avait précédemment trouvé (Jehaes et al. « Mitochondrial DNA analysis on remains of a putative son of Louis XVI, King of France and Marie-Antoinette ». European Journal of Human Genetics, 1998,6 ; 383-395) à partir des cheveux de Marie-Antoinette et des cellules sanguines  d’Anne de Roumanie. Faute de mieux on nommait trivialement cet   haplogroupe particulier comme étant de « type  Habsbourg » ; et c’est ce même haplogroupe particulier de type Habsbourg qui avait été trouvé aussi à partir du fameux cœur (     Jehaes et al. « Mitochondrial DNA analysis of the putative heart of Louis XVII, son of Louis XVI and Marie-Antoinette » European Journal of Human Genetics, 2001, 9:185-190).

Je compare maintenant  ces séquences ADN mt de Louis XVII que j’obtiens avec celles, déjà publiées (Lucotte et al. «  Mitochondrial DNA sequences of the famous Karl Wilhelm Naundorff ». International  Journal of Sciences, 2014, 3 : 28-36), des cheveux de Naundorff.

  • Au niveau de la séquence HVR2, Naundorff et Louis XVII ont en commun les seules deux mutations 152C et 263G, mais ils diffèrent (pour Naundorff) par les mutations 72C et 195C (et pour Louis XVII) par les mutations 194 T et 315.1C.
  • De plus, au niveau de la séquence HVR1 (région hypervariable 1 de l’ADN mt), Naundorff diffère de Louis XVII par la mutation 16298C.

Donc, pour un total de sept mutations ADN mt détectées, deux seulement sont identiques entre Naundorff et Louis XVII! Ceci permet d’affirmer avec certitude que Naundorff n’est pas Louis XVII.

Comment alors expliquer les si  grandes similitudes des profils génétiques ADN du chromosome Y entre Naundorff (Lucotte et Crépin, « An Y-chromosome STR profile of Karl Wilhelm Naundorff ». International Journal of Sciences, 2014, 12 : 28-32 ) et trois Bourbons actuels ?
( Larmuseau et al. «Genetics genealogy reveals true Y-haplogroup of House of Bourbon contradicting recent identification of the presumed remains of two French King”; European Journal of Human Genetics, 2013, 22: 681-687).

Il y a dans la littérature au moins deux hypothèses explicatives, qui sont : 1 / Naundorff, un fils naturel de Louis XVI. 2 / Naundorff fils d’un prince de Condé. Je suis actuellement en train de tester ces deux possibilités.

Pr Gérard Lucotte – Directeur de l’Institut d’Anthropologie Moléculaire ( Paris )

 

 

 

 

 

 

 

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Parfaitement conscient de l’honneur qui nous est fait, nous tenons à renouveler au Pr Gérard Lucotte,  l’expression de notre plus vive reconnaissance pour l’autorisation de publication de son commentaire des résultats de ses recherches, publiés dans International Journal of Sciences  ( Vol 4, novembre 2015 ).

A ce témoignage de profonde gratitude nous associerons notre ami et  » archiviste du Roi Louis XVII » , Christian Crépin, sans qui notre recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII n’aurait jamais pu connaître les avancées proposées à nos lecteurs, depuis la création de notre premier forum dédié à l’Affaire Louis XVII, sur MSN Groups le 8 mars 2004.
Grâce au Pr Gérard Lucotte en partenariat avec M Thierry Thomasset et Christian Crépin, nous connaissons en effet un premier instant de vérité sur l’énigme Naundorff et de ce fait sur l’énigme Louis XVII, par la certification scientifique apportée à nos conclusions développées dans notre livre  » LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE : l’affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ?  »  Karl-Wilhelm Naundorff n’était pas Louis XVII !
 
La recherche de la vérité continue donc  ! Et comme l’aurait dit notre très regretté Président-fondateur du CEHQL17, M Jacques Hamann, que nous ne saurions oublier,  » Va pour l’Histoire !  » auquel nous ajouterons  » Qui vivra verra ! »

5 Responses to “ADNmt de Louis XVII et de Naundorff – Résultats des recherches du Pr Gérard Lucotte”

  1. Philippe dit :

    La publication complète originale en pdf , et plus claire à lire que les pages scannées, est téléchargeable à cette adresse : http://www.ijsciences.com/pub/pdf/V4201511865.pdf

  2. Philippe dit :

    Dommage que l’on ait pas pu extraire de l’ADN du chromosome y, on aurait pu alors confirmer (ou non) que Louis XVII était bien le fils de Louis XVI. Quand à l’hypothèse de Naundorff comme fils naturel de Louis XVI, je n’y crois pas du tout, et comme fils d’un prince de Condé difficile également à avaler.

  3. Crepin dit :

    J’ai acheté en 2003 avec toutes mes économies amassées depuis de nombreuses années les cheveux de Naundorff et de Louis XVII à la vente Bancel (collectionneur richissime des objets, vêtements, écriture et gravures de Louis XVII.). Cette vente a eu lieu à Drouot par le commissaire priseur Piasa. Le médaillon contenant les cheveux blonds de Louis XVII était le lot 301 et Mr Bancel l’avait acheté aussi à Drouot le 20/11/1992 à la vente organisée par l’Etude Pescheteau-Badin-Ferrien. Depuis je me suis rendu à cette étude qui m’a refusé de me donner le nom du vendeur, étant tenu au secret professionnel.
    Le simple fait que le Professeur ait trouvé dans ces cheveux l’ADN de Marie Antoinette, la mention « Louis XVII » écrite d’une encre ancienne », qu’ils sont incorporés au dos d’un médaillon représentant Louis XVII et qu’on ne connaissait pas l’ADN jadis militent pour que ces cheveux soient réellement ceux de Louis XVII. En tout cas Naundorff est bien un imposteur comme je l’avais dit dès le début de mes intervention en 2004. Ce n’est pas le fils de Marie Antoinette. Létude ADN l’a prouvée.

    • siracourt dit :

      Je remercie infiniement Christian Crépin pour son engagement sans limite à découvrir la vérité sur l’affaire LOUIS XVII. C’est à mon sens, le plus grand expert et le plus grand archiviste de ce mystère historique. C’est un homme de passion.
      Je suis heureux, pour ma part, d’avoir écrit dans mon premier livre: »LOUIS XVII OU LE SECRET DU ROI » (1990) et dans mon second sous le même titre (réédition augmentée en 2007) que Naundorff n’était pas LOUIS XVII, le duc de Normandie et qu’il n’était qu’un imposteur.
      Je suis survivantiste depuis toujours, ayant été au départ Naundorffiste comme tous les chercheurs. Je suis richemontiste depuis 1985. Pour moi, le  »baron de Richemont »(1785-1853) était bien LOUIS XVII. Il mourut à Gleizé le 10 août 1853 au château de Vaurenard. Ses pensées intimes, écrites comme un journal, expriment sans aucun doute possible qu’il était bien le fils de Louis XVI et de Marie Antoinette.
      Il a pour lui 22 témoignages de première main, sans compter ceux du Vicomte d’Orcet et du Vicomte Sosthènes de La Rochefoucauld. Il faut donc au plus vite, exhumer les restes mortels du  »baron de Richemont », pour analyses ADN afin de savoir enfin si oui ou non il était bien ce qu’il prétendait être. Si les tests sont positifs, ce sera un scoop mondial.

  4. admin dit :

    Merci pour votre témoignage en faveur de notre ami et archiviste du Roi Louis XVII que tout chercheur de bonne foi ne peut que partager !

    En ce qui concerne le dossier Richemont, pour vous remercier de votre intervention, et dans la fidélité à notre heuristique désormais bien établie, nous pourrions réouvrir ce dossier si vous le souhaitiez, afin de le traiter de la même manière que nous avons pu le faire pour Naundorff.

    Afin d’être aussi logique et cohérent que possible, pourriez-vous nous dire SVP quelle est actuellement votre hypothèse de résolution de l’énigme Naundorff ?

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