En l’état actuel de nos informations, il existe deux hypothèses au sujet de la traçabilité historique du médaillon de louis XVII :
*** ou bien cette relique royale est parvenue entre les mains de la famille d’Orléans, par suite d’un don ou d’un héritage familial survenu entre le 14/10/2008 et la révolution de juillet 1830, si on admet que la duchesse d’Angoulême avait à portée de mains ce souvenir sans prix au moment de la révolution de juillet 1830 ;
*** ou bien c’est le duc d’Orléans, Lieutenant-Général du Royaume, qui s’en est emparé lorsqu’il a pris possession du Palais des Tuileries ou lors de sa visite triomphale à l’Hotel de Ville de Paris …
Nous tenons à préciser solennellement ici que ce n’est pas pour rallumer une guerre dynastique qui s’est – semble-t-il – assoupie faute de combattants, que nous reprenons cette étude strictement historique, quelques douloureux et tragiques pour la France et pour nous que soient certains souvenirs, mais nous pouvons supposer que ce médaillon était peut-être accompagné de divers documents qu’il sera possible de retrouver un jour et qui pourraient nous apporter des informations du plus haut intérêt sur les conditions dans lesquelles le médaillon de Louis XVII a été composé, recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII oblige !
En attendant, d’après ce qu’on peut lire dans cet ouvrage, et sur ce forum spécialisé dédié au Palais des Tuileries, que nous venons de découvrir, l’hypothèse la plus plausible serait la suivante :
Ce serait lors de l’invasion du pavillon de Flore, séjour de la duchesse d’Angoulême au Palais des Tuileries, que le médaillon de Louis XVII aurait été emporté à l’Hôtel de Ville de Paris, avec les autres objets précieux !…
Voici ce qu’on lit dans cet ouvrage ( p 36 et suivantes ; ce qui nous rappellera l’autre dossier clef de la traçabilité historique du » coeur Peleltan-Louis XVII » … ) écrit par les révolutionnaires de 1830 :
Événemens de Paris, des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, et jours suivants
Plusieurs témoins oculaires, Jean François Casimir Delavigne
» …/… Pendant ce temps tous les autres quartiers de Paris tombaient en notre pouvoir La Garde nationale occupait l Hôtel deVille une foule armée s emparant de l’Archevêché pénétrait dans les appartemens Elle croyait n y trouver que les insignes d une religion qui a horreur du sang quelle fut son indignation en découvrant des poignards et un baril de poudre A cette vue on se précipite sur les meubles tout est brisé jeté par les fenêtres et lancé dans la rivière où l on voit flotter pèle mêle meubles livres ornemens rien ne futpris tous les vases précieux furent portés religieusement à PHÔteI de Ville les matelas les draps le linge tout ce qui pouvait servir aux blessés fut remis à FHÔteI Dieu Des masses armées se portèrent également au couvent des vieux prêtres de la rue d Enfer ils avaient pris la fuite Là se renouvelèrent les scènes de l Archevêché Les eflets précieux furent mis entre les mains et sous la garde du maire de Montrouge Depuis la prise du Louvre et celle des lieux environnans l arme e royale refoulée au delà des I uileries ne possédait plus que ce point de défense Les ministres s y consultaient avec le duc de Raguse …/…
Après des charges le château est emporté On entre par le pavillon de Flore L indignation d un fait récent faisait choisir ce point d attaque c était de là que dès sept heures du matin des Suisses avaient fait feu sur un rassemblement de femmes que la curiosité avait attirées sur le Pont Royal Le Pavillon de Flore séjour de la duchesse d Angoulême ayant été pris et le peuple ayant trouvé des milliers de proclamations adressées aux soldats pour les exciter contre les citoyens sa fureur a été au comble tous les meubles furent jetés par les fenêtres mais comme dans les autres monumens de Paris l argent et les effets précieux furent remis à l Hôtel de Ville Ce dernier exploit ouvrit enfin les yeux au duc de Raguse il annonça qu il était prêt à faire sa soumission.
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Sans ministre presqu’abandonné de l armée Charles X a dû se déterminer à la retraite après une nuit passée dans les anxiétés les plus affreuses il s est échappé avec sa famille dans la nuit du 3o au 31 juillet et le lendemain matin le château livré aux citoyens était surmonté du drapeau tricolore Le roi prit la route de la Vendée mais s arrêta à Rambouillet Malheur à lui s il cherche à y allumer la guerre civile
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Louis Philippe d Orléans a paru dans la Capitale le 3 juillet Une députation de la Chambre lui a conféré le titre de Lieutenant Général du royaume Cette délibération a été annoncée au public dans la proclamation suivante
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Le prince a jouté :
» Messieurs au moment où vous arriviez j allais me rendre à l’Hôtel de Ville je serais bien heureux si je traversais Paris au milieu des députés de la Nation l
Tous nos mandataires se sont empressés de suivre le Lieutenant Général du royaume qui est monté à cheval dans la cour du Palais sans étab major sans autre garde que le peuple sans autre cortège que celui des députés du pays Le prince était en habit d’officier général ne portant d autre décoration que le ruban de la Légion d’Honneur et la cocarde tricolore.
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Le prince s arrêtait souvent le chapeau à la main saluant du geste et de la voix le peuple héroïque de la grande Capitale digne représentant de la grande Nation Les marches de l’Hôtel de Ville étaient couvertes de Gardes nationaux le prince leur a dit u Messieurs c est a un ancien Garde national qui vient a rendre visite à son ancien général le u général Lafayette « La proclamation a été lue de nouveau dans la grand salle de l’HÔteI de Ville par M Viennet député de l Herault. La place de l’Hôtel de Ville les quais des deux rives de la Seine les rues adjacentes les croisées de tous les étages étaient encombrés d une multitude de citoyens tous parés des couleurs nationales Au moment où M le duc d Orléans et le héros des deux mondes le général Lnfayette se sont présentés sur le balcon de l Hôtel de Ville étroitement embrassés et agitant le glorieux drapeau tricolore un tonnerre d’ applaudissemens, de bravos, de cris de » Vive la Charte vive la Liberté « a retenti sur les deux rives
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