Suite aux 3 commentaires » publiés dans le message précédent une incroyable question s’impose aujourd’hui à nous et que nous ne pouvons poser qu’avec crainte et tremblement, compte tenu de l’autorité intellectuelle des travaux de l’archiviste Emile Campardon !
Y-a-t-il une erreur grave dans le livre d’Emile Campardon au sujet du concierge Richard et de son épouse appelée Anne-Marie Barrassin et qui n’auraient plus été présents à la Conciergerie, alors que le texte que vous allez lire indique tout le contraire ?
Et comme on peut le lire sur le site de NEA Royet, que nous avions cité et qui nous avait obligé en 2007 à abandonner nos réflexions sur le témoignage Beaumont-Cléry voici un extrait d’une transcription du procès de la Reine imprimée en 1793 :
Procès de Marie- Antoinette, de Lorraine-d’Autriche, veuve Capet, du 23 du …
» Magdeleine Rosày femme Richard ci devant concierge de la maison d arrêt dite la Conciergerie du Palais dépose que le gendarme Gilbert lui ayant dit que l accusée avoit reçu visite d un particulier amené par Michonis administrateur de police lequel lui avoit remis un œillet dans lequel étoit un billet qu ayant pensé qu il pou voit compromettre elle déposante elle en fit part à Michonis qui lui répondit que jamais il n a meneroit personne auprès de la veuve Capet.
Toussaint Richard déclare connoître l accusée pour avoir été mise sous fa garde depuis le Août dernier.
Marie Devaux femme Arel dépose avoir resté près de l accusée à la Conciergerie pendant 4 1 jours n a rien vu ni entendu sinon qu un particulier étqit venu aveç Michonis lui avoit remis un billet ployé dans un œillet qu elle déposante étoit à travailler & qu elle a vu re yenir ledit particulier une seconde sois dans la journee »
[ Hors sujet ici mais comment ne pas noter cette troublante et stupéfiante coïncidence de la présence de la femme Arel à la Conciergerie en octobre 1793 et dans la nuit du 20 au 21 mars 1804 au Chateau de Vincennes lors de l'exécution du duc d'Enghien ... ; ceci n'est pas la coîncidence encore plus stupéfiante que nous avons évoquée dans notre commentaire en réponse à BRH ...]
Je ne sais pas si le texte prouve que les époux Richard étaient encore à la conciergerie, mais il semble bien que celui qui a résumé les propos tenus pendant le procès est inventé le nom de « Magdeleine Rosay » car dans l’ouvrage « Repertoire général des causes célèbres anc. et modernes » qui rapporte les propos de la femme Richard lors du procès de Marie Antoinette pendant « l’interrogatoire de la citoyenne Richard, femme du concierge de la maison où nous sommes. »La femme Richard dit bien se prénomée Marie Barassin : http://books.google.fr/books?id=-FZHAAAAYAAJ&pg=PA298#v=onepage&q&f=false