Auteur : Wallon, Henri (1812-1904)
Éditeur : Hachette (Paris)
Date d’édition : 1880-1882
H. Wallon ayant repris ( très partiellement seulement et très curieusement ) ce qu’a écrit Emile Campardon et Lafont d’Aussonne qui a composé le récit de Rosalie Lamorlière, nous vous laissons le soin d’imaginer quelles pourraient être les conséquences s’il s’avérait que les époux Richard étaient en fonction le 16 octobre 1793, comme permet de le supposer une lecture très littérale de la transcription du texte du procès de la Reine !
Sur notre forum précédent, nous avions demandé à notre archiviste du Roi Louis XVII s’il était possible de retrouver dans les archives une trace de l’autorisation de conduire les époux Richards de la prison des Madelonnettes au Tribunal Révolutionnaire, comme il en existe une pour Simon, lorsqu’on la sorti du Temple sous bonne escorte, pour témoigner au procès de la Reine … qui va être le sujet de l’émission que France 3 de ce soir …
Si nous apportions un jour la preuve que les époux Richard étaient toujours en fonction le 16 octobre 1793 et que le récit de Rosalie Lamorlière écrit par Lafont d’Aussonne est une imposture historique, comme l’étude de Panthéon-Sorbonne que nous avons citée récemment nous autorise à le penser, c’est l’examen du témoignage Beaumont-Cléry attestant que la Reine savait au matin même de son exécution que son fils n’était plus au Temple que nous devrions aussitôt reprendre après avoir dû l’abandonner en 2007 …
En attendant une prochaine émission » L’OMBRE D’UN DOUTE » dédiée à l’Affaire Louis XVII, voici ce soir à 23 h 10, sur votre écran de télévision :
L’OMBRE D’UN DOUTEFALLAIT-IL CONDAMNER MARIE-ANTOINETTE ?
France – 2012
Durée : 70 min
Tous publics
L’ordre d’arrestation des Richard manque aux Archives Nationales ainsi qu’à la Préfecture de police qui ne possède plus le registre d’écrou des Madelonnettes suite à l’incendie de 1871 mais nous pouvons être sûrs que les Richard père et fils ont été incarcérés d’après ce que disent les journaux de l’époque des 12,13,15,16 et 20/9/1793( journal historique et politique, Moniteur, courrier universel, annales de la République française ….) et comme le déclara Richard père à Mgr de Salomon ( bien que celui ci dans ses mémoires p275 fait une erreur dans la durée d’incarcération) . D’ailleurs cela est indiqué dans le dossier (aux AN dans l’armoire de fer)du procès de la Reine en faisant comparaître Richard père au tribunal dont le siège était la Conciergerie . Parmi les pièces de ce dossier il y a :
l’assignation à comparaître le 23 datée du 22 vendémiaire an II du citoyen Richard ci devant concierge détenu en la maison d’arrêt des Madelonnettes …et le PV du 23 de Monet huissier relatif au transfert à la Conciergerie de Richard qui est remis audit Monet par le concierge des Madelonettes.
Mme Richard comme l’affirment aussi les gazettes ci-dessus fut bien incarcérée à Sainte Pélagie dont le registre d’écrou se trouvant à la Préfecture de Police indique en page 130 : « Marie Jeanne ( au lieu de Madeleine mais ces erreurs sont fréquentes) Barassin, femme Richard, concierge de la Conciergerie, arrêtée en vertu d’un ordre du 11 septembre 1793, fut conduite à Sainte Pélagie par Dangé et Heussée qui ordonnèrent de la mettre au secret jusqu’à nouvel ordre …. Sortie :Le 1er frimaire , l’an 2 de la République, la dénommée ci contre a été mise en liberté de l’ordre du Comité se sûreté générale et de surveillance de la Convention Nationale , aucune peine prononcée signé Guffroy, Vadier, David et autres »
Lorsque l’affaire Michonis fut réglée les Richard envoient au Tribunal un mémoire ( conservé aussi aux AN) le 30 brumaire an II. Pour demander leur libération.
Quand Richard fut il libéré des Madelonettes et reprit-il son poste de concierge à la Conciergerie ?
Eh bien c’est le registre « des dépôts soumissions au greffe des objets et effets ayant appartenus aux condamnés » se trouvant aux Archives Nationales . Dans ce registre on voit Richard qui recommence à signer ce registre le 5 frimaire an II mais Bault est encore en fonction jusqu’au 13 frimaire an II et après c’est Richard.
Christian CREPIN
Très cher ami et archiviste du Roi Louis XVII !
Le débat est aujourd’hui arbitré grâce à cette documentation découverte lors de votre dernière « plongée » de cet été 2012, dans les archives parisiennes !…
Dix-sept mille mercis ! Il ne nous reste plus qu’à apporter quelques précisions supplémentaires destinées à éclairer les zones d’ombre qui peuvent encore exister à cause des contradictions des sources documentaires que nous avons pu consulter jusqu’à maintenant !
Enfin et surtout, nous allons devoir tirer toutes les conclusions possibles et pertinentes de ces informations décisives et en particulier de l’observation historique – pour nous – que vous venez de faire dans le commentaire du message précédent où vous avez écrit :
» Christian CREPIN indique :
13.9.2012 à 00:51 | modifier
Le cerveau de l’homme n’est pas un ordinateur. Avec le temps la mémoire est souvent défaillante pour les dates et les noms. Maintes fois il y a confusion à ce sujet dans les témoignages. On voit cela tous les jours dans les témoignages faits dans les affaires judiciaires. Ce témoignage inédit de seconde main que j’ai trouvé aux Archives Nationales il y a plus de 7 ans a été fait en 1840 dont celui de première main est de 1803 (10 ans après les faits).En tout cas les Cléry étaient bien à Paris en 1803. Par rapport à 1803 il s’est passé 37 ans. Par ailleurs le séjour de Bault en tant que concierge de la Conciergerie a été très court . Par contre celui de Richard a été beaucoup plus long et ce nom a dû rester gravé dans la mémoire de Madame Broglio Solari et en 1840 elle indique Richard au lieu de Bault.. Pour moi je suis convaincu que ce témoignage est véridique.
Christian CREPIN
J’ai fait des découvertes bien embêtantes pour Mr Delorme ! Et vous ?
Vous emmerdez le monde sur Google. Quand on tape « louis xvii », on n’a que votre cril17 qui n’avance pas !
Cher Monsieur Pilayrou,
Je prends bonne note de votre constat de popularité de notre Cril17 sur Internet, grâce à la puissance de cette lampe d’Aladin qu’est le moteur de recherches Google !
Et si je comprends que cela génère chez vous une expression excrémentielle, en harmonie avec notre époque, je vous serais très obligé de bien vouloir prendre note de ceci :
1 / ce site n’est pas » mon Cril17 » mais le site d’une véritable équipe de chercheurs amateurs, liés par une même passion pour la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII, l’amitié intellectuelle et la convivialité qu’elle génère, malgré leur très grande diversité d’origines et de sensibilités de tous ordres …
2 / vous êtes donc prié de dégager définitivement de cet espace, de ne plus y revenir même pour un accusé de réception de ce message, et de passer votre chemin
3 / et si, par malheur, vous vous permettiez une fois encore de m’insulter directement ici ou ailleurs, sous votre nom ou sous un pseudonyme quelconque facilement repérable, je déposerai une plainte contre vous pour harcèlement psychologique dont pourront témoigner facilement les plus anciens de nos lecteurs ici ou ailleurs ; et puisque vous êtes imposable à l’ISF, comme vous l’avez écrit un jour, c’est très volontiers que je me ferai, grâce à vous, un peu de monnaie pour poursuivre des recherches qui vous causent tant de chagrin !
A bon entendeur, salut et fraternité !
lol comme dirait Florent (euh, pardon, Chou d’Amour)…
Un peu de détente dans un monde ripoublikain !
merci cher BRH ! vous n’avez pas été long à la détente ! …