De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(30)

Parmi les conclusions historiques que nous allons développer au cours des prochains jours de la découverte des 2 ouvrages de N-M Troche, il en est une qui pourrait être capitale, à l’image de ce qu’a écrit Philippe Delorme dans son livre  » Louis XVII la vérité ... »( p 135 ) à propos du fameux témoignage de Laffont d’Aussonne, au sujet d’une prétendue preuve de la traçabilité historique du coeur  » Louis XVII – Pelletan  » qui aurait été apportée par la marquise de Talaru !

En effet Philippe Delorme a écrit :

  » Ce témoignage est capital. L’abbé lafont d’Aussonne est en effet l’un des plus célèbres hagiographes de la souveraine guillotinée. …/ «  

 juste après cette citation : 

: « Je déclare et certifie que la présente pièce me vient de feu Madame la marquise de Talaru, qui, pour la communi­quer à Madame la dauphine, l’avait reçue en dépôt, en l’absence de Son Altesse Royale. Je déclare, en outre, que le docteur Pelletan, longtemps avant la chute de Bonaparte, m’avait mon­tré le coeur de Louis XVII, et sa jolie chevelure blond-cendré, toute bouclée. En foi de ce, Paris le 15 juillet 1836, Lafont  d’Aussonne, historien de la Reine. »

 

Le voile de l’énigme du Temple est en train de se déchirer sous nos yeux !  

 

========================================================================

Rappel :  

 »  Le seul publiciste qui, évidemment, dans un but d’intérêt privé, a osé, par la presse, accuser de faux le digne confesseur de la reine martyre, est un prêtre apostat ; faussaire historique lui-même, ainsi que nous l’avons déjà prouvé et qu’on va le revoir.

Lafont-d’Auxonne avait une conduite qui, comme prêtre, lui mérita des reproches et lui fit quitter le sacerdoce pour se faire littérateur et industriel. On peut dire ici, sans blesser la charité, qu’il jouissait d’une mauvaise réputation. Impliqué dans un procès de testament argué de faux, concernant les frères Michel, banquiers à Paris, il y figura comme témoin. C’est dans cette circonstance qu’on citait alors ce dialogue échangé entre lui et le magistrat instructeur : ” Votre état ? -Jadis prêtre; aujourd’hui, fabricant de bleu de Prusse ! – Àh! j’ai toujours cru et je crois encore que le caractère sacerdotal est indélébile. » Lafont-d’Auxonne mourut dans l’isolement à Paris en 1849. (Biogr. gén. de Didot, t. 28 ; col. 764.)

Et voilà l’homme qui osa attaquer dans leur honneur l’abbé Magnin et Mlle Fouché, son introductrice dans la Conciergerie. A l’appui de son assertion il a invoqué parmi tous les témoignages, qu’il a rédigés lui-même et qui portent le caractère évident de la fausseté, celui de la dame Bault, veuve du concierge de la prison, qui le désavoua implicitement dans une lettre qu’elle écrivit à M. Magnin et publiée par Achaintre, p. 451 de son Histoire de Marie-Antoinette. Au reste, voici le jugement que porte de ce prêtre rebelle M. de Lescure : « Lafont était un peu fou, comme on l’a vu plus tard, et il est bien difficile de faire leur juste part à la vérité et à l’imagination dans son livre, qui contient néanmoins des documents précieux. » (La vraie Marie-Antoinette, p. 198.)

Nouvelles preuves de la communion de la reine Marie-Antoinette à la Conciergerie, par N.-M. Troche,… -impr. de Divry (Paris)-1864 Informations détailléesAfficher le texte brut 

Troche, Nicolas-Michel (1789-18..)

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.