Communion de la Reine Marie-Antoinette à la Conciergerie (6)

Il est temps maintenant de chercher à tirer toutes les conclusions historiques pertinentes possibles des 2 ouvrages de Nicolas-Michel Troche  !

1 / C’est tout d’abord une magnifique  confirmation de toutes nos certitudes développées en 2004-2009 sur nos forums précédents MSN et Goggle,  qui avaient été étayées en outre par le témoignage exceptionnel d’un descendant de la famille de l’abbé Magnin ! …

 2 / En second lieu N-M Troche nous apporte des précisions que nous ne connaissions pas sur la date à laquelle la Reine a été visitée par l’abbé Magnin et a été communiée ! Jusqu’alors nous n’avions pu faire que des hypothèses en imaginant que l’évènement avait eu lieu courant août-septembre 1793 ! Or la connaissance exacte des visites que l’abbé Magnin a pu faire à la Conciergerie n’est pas sans importance au regard de notre modèle historique visant à établir à quelle date louis XVII a pu être exfiltré ! 

En effet nous rappellerons à nos nouveaux lecteurs, que nous considérons comme une certitude le fait que la Reine n’a accepté de s’évader de la Conciergerie que parce qu’elle savait que son fils n’était plus prisonnier au Temple !  

Il nous faut donc examiner avec toute la rigueur nécessaire tous les détails du témoignage de N-M Troche ! …

3 / Enfin et surtout, comme l’ont déjà compris tous ceux qui connaissent cette affaire Louis XVII, l’accusation de faussaire parfaitement fondée de N-M Troche contre Laffont d’Aussonne a de multiples conséquences !

Dans l’immédiat nous ne retiendrons dans ce dossier de la captivité de la Reine à la Conciergerie que le lien étroit existant entre le témoignage mensonger et calomniateur de Laffont d’Aussonne, son imposture historique qui a toujours cours et qui vise à nier la réalité de la communion de la Reine à la Conciergerie et la question de l’authenticité de la lettre de la Reine à Madame Elisabeth du 16 octobre 1793 !

En effet la très célèbre phrase, extraite de la lettre de la Reine et  citée par Laffont d’Aussonne pour construire son déni de la réalité, a été pour nous un des graves indices qui nous a autorisé à conclure que la lettre de la Reine est APOCRYPHE ! 

Notre modèle se trouve confirmé là encore de manière éclatante ! Certes nous n’ignorons pas la controverse que N-M Troche rapporte en indiquant que la Reine bien qu’ayant reçu les secours de la religion catholique aurait voulu faire preuve de prudence en écrivant ce qu’elle aurait prétendument  écrit :

 « On m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le regarderai comme un être absolument étranger. »  

S’il n’y avait que cet indice pour douter du caractère authentique de la lettre de la Reine, nous nous inclinerions devant la conclusion de N-M Troche, en acceptant l’hypothèse que la reine aurait effectivement voulu faire cet acte de prudence ! Mais il y a les autres indices en faveur du caractère apocryphe de la lettre de la Reine sur lesquels nous allons devoir revenir après avoir  » plongé  » dans les archives de nos forums MSN et Google Groupes car nous sommes ainsi ramenés à la question cruciale dont dépend l’existence et l’avenir même de notre Cril17 :

quand donc Louis XVII a-t-il été exfiltré du Temple ? …

4 / Enfin nous devons souligner que nous avons été surpris par certains détails du témoignage de N-M Troche qui sont par contre en opposition avec nos conclusions ou hypothèses passées au sujet du comportement des concierges Bault !
Compte-tenu des implications de tous ordres que cela peut avoir sur notre modèle, nous devons donc réexaminer cette question et le corriger si nous nous sommes gravement trompé sur l’attitude des concierges Bault, alors que les sources documentaires que nous avons pu citer lorsque nous avons étudié le dossier de la Reine à la Conciergerie en 2004-2009 ne leur sont guère favorables !   

5 / Commentaires à suivre dans la discussion … 

De la lettre de la Reine Marie-Antoinette du 16 octobre 1793 ! (12)

2 Responses to “Communion de la Reine Marie-Antoinette à la Conciergerie (6)”

  1. septique sévère dit :

    La reine aurait-elle laissé sa fille au Temple ?
    Je commence à me perdre dans vos écrits.

  2. admin dit :

    Cher Pilayrou,

    Ayez confiance ! Auriez-vous oublié que la Reine s’était inclinée devant son fils le 21 janvier 1793, signifiant ainsi combien elle pratiquait la religion royale de Reims ?

    Mais il est vrai que, sachant son fils hors du Temple, elle était effectivement confrontée à une tragédie que ni Corneille, ni Racine n’avaient imaginée ! …

    Dans notre modèle nous supposons donc qu’elle a pu espérer que Madame Elisabeth aurait pu protéger sa fille avec qui elle se trouvait toujours au Temple, si d’aventure elle avait réussi à gagner, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793, le château de Livry-Gargan de la mère du conventionnel Hérault de Séchelles, qui venait de connaître l’apogée de sa gloire le 10 août 1793 !…

    Et d’ailleurs si on accepte la logique de notre modèle, construit sur les négociations en cours en août 1793 entre la Reine et Danton ( voir la controverse sur la lettre de Danton à la Reine conservée aux USA et la théorie largement admise par les historiens d’Albert Mattiez sur la trahison de la Révolution par Danton … ) n’est-on pas en droit de penser que la Reine pouvait espérer que sa fille pourrait un jour prochain sortir du Temple ou au moins échapper à un traitement spécifique de ses geôliers, que certains auteurs n’ont pas craint d’évoquer ?…

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