De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(7)

Suite aux nouvelles découvertes de Philippe, au sujet de la biographie du Dr Edouard Carrière, voici une nouvelle information ( Lire c’est relire ) qui nous permet de confirmer notre modèle, même si c’est de façon très partielle !

En 1863, année où a été offert le tableau ci-dessous, le Dr Carrière était présent à Frohsdorf, à titre de médecin du comte de Chambord ! 

Compte tenu de l’ensemble des sources documentaires disponibles, il nous semble possible d’arbitrer le mico-débat au sujet des fonctions précises du Dr Edouard Carrière, qui était avant tout le médecin du Comte de Chambord et accessoirement ( peut-être ) celui de la Comtesse de Chambord !…

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LA FAMILLE DE CHAMBORD   

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LE DON DE LA COMTESSE DE CHAMBORD  A NOTRE DAME DE MARCEILLE

Cet amour si vif, que conserva toujours le petit-fils de Saint Louis pour la France, redoublait sa générosité envers les malheureux.
Que d’infortunes n’a-t-il pas soulagées dont on ne saura jamais le nombre: c’était bien de lui que l’on pouvait dire, selon le mot de l’Evangile, que la main gauche ignorait ce qu’avait donné la droite.
Quand des inondations, ou d’autres malheurs fondaient sur un de nos départements, on était sûr que l’obole de l’exilé ne se ferait pas attendre.
« …Frohsdorf, grâce à ces augustes hôtes, était devenu un petit paradis terrestre. Là, et dans les environs, vous chercheriez vainement des pauvres. C’est que si Monseigneur et sa noble épouse sont privés de la plus belle couronne qui soit sur la terre, il est un royauté qu’on n’a jamais pu leur ravir: celle de la bienfaisance. Leurs bienfaits sont si nombreux, si journaliers, qu’on « s’y est habitués diront les gens du pays ».Extrait de (vie populaire et anecdotique de Henri V) »

   En même temps, Mme la Comtesse de Chambord multipliait les envois de dons aux sinistrés d’inondations, associant la religion à ses bienfaits, aux oeuvres de la propagation de la foi, elle avait appris depuis Frohsdorf, le couronnement de Notre Dame de Marceille.
En 1863, les nobles époux souhaitèrent s’associer aux gloires de Notre Dame de Marceille, en faisant don d’un tableau très précieux, représentant la Vierge-Mère avec l’enfant Jésus sur son bras. Un portrait en buste de la Panagia ou Toute- Sainte, comme l’appellent les orientaux. Les visages et les mains sont seuls peints, alors que le costume de la Vierge est ciselé dans l’argent et l’or, rehaussé de pierreries.
Ce tableau sous verre enchâssé dans une bordure d’argent à baguettes d’or, relevé d’une cordelière d’or en spirale mesurait environ 0,40 sur 0,25 mètres. Les bustes et les fonds représentaient des feuilles d’argent repoussées et soudées. On pouvait admirer les couronnes d’or enrichies de pierreries et ouvertes, selon l’usage antérieur, au XV e siècle. Les abréviations MP – OY, veulaient dire Mère de Dieu. Cet objet d’art, d’origine byzantine, qui tenait à la fois de l’orfèvrerie et de la peinture t remontait à une époque très ancienne. Selon le vœu des donateurs, ce tableau fut placé au dessus de la niche de la madone de Marceille, comme une prière continuelle en faveur de la France, de la famille des Bourbons, et en témoignage de leur ardente pitié envers Notre-Dame de Marceille.

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Le Docteur Carrière de Limoux, médecin de la famille de Chambord, qui entretenait d’étroites relations écrites avec son cousin l’abbé Théodore Lasserre, n’a-t-il pas été mis au courant qu’un jeune prêtre d’une paroisse reculée du Razès faisait appel à la générosité des fidèles pour restaurer son église qui menaçait ruine?

La Comtesse de Chambord ne pouvait rester insensible a l’appel de détresse de ce jeune prêtre, d’ou ce don de 3000 francs au curé Saunière, de Rennes-le-Château, …/… 

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