Vers la découverte de la vérité sur Louis XVII, grâce aux futures analyses ADN de la mèche de cheveux ” Louis XVII – de Reiset ” ? …(13)

En l’absence d’objections à notre argumentation présentée dans les messages précédents, nous pouvons donc poursuivre nos investigations !

En résumé en l’état actuel de notre réflexion, en septembre 1852, lors de la publication de la première édition de l’ouvrage de référence d’Alcide de Beauchesne, nous avons l’état des lieux suivant :

* la veuve de Pierre Pelletan conserve un coeur « Louis XVII » récupéré par son mari, dans l’enceinte de l’archevêché de Paris, au moment même de l’émeute des Trois Glorieuses de juillet 1830 ; ce coeur est promis à un avenir obscur, suite au refus de le recevoir, opposé à Pierre Pelletan par la Duchesse d’Angoulême qui était venu le lui proposer à Holyrood …

* Gabriel Pelletan prétend conserver un coeur « Louis XVII » hérité de son père adoptif après l’avoir récupéré dans des conditions qui feraient mourir de rire tout esprit un peu voltairien qui n’hésiterait pas à conclure que ce coeur  » Louis XVII  » pourrait très bien être un viscère extrait de la collection privée personnelle que Philippe-Jean Pelletan conservait dans son bureau ou sa bibliothèque …

Par son livre, Beauchesne va donner – sans citer la moindre source documentaire – une première et nouvelle existence publique à ce coeur qui aurait servi de pâture aux poissons de la Seine, selon un historien qui, lui, a précisé sa source ![ Mgr de Quelen, hélas décédé depuis le  31/12/1839 ] et n’a été démenti par personne de son vivant !

Et en donnant une existence publique inédite à ce coeur  » Louis XVII  » au passé aussi obscur que le « hourvari glorieux  » qui l’a fait émerger de l’archevêché de Paris, Beauchesne a décrit le vase brisé dans lequel il était contenu et dont il sera fait une copie pour la remise ultérieure à don Carlos en 1895 ! …

Et sous la menace du rasoir d’Occam, nous oserons donc enrichir nos conclusions précédentes de nouvelles hypothèses inédites !

Selon toute vraisemblance, c’est cette  » copie  » reconstituée du vase de cristal décrit par Beauchesne qui a oublié de nous dire où il l’avait vu, que nous allons retrouver en 1892  dans une vente aux enchères de Drouot selon les divers articles de la presse américaine découverts il y a plusieurs années par notre consultant international Claude Bertin en Amérique et tout récemment par Philippe ! …

Mais avant cet avatar du coeur « Louis XVII »,  conservé un moment par Gabriel Pelletan et qui va finalement être remis à don Carlos à Venise en 1895, ce coeur a été refusé par le Comte de Chambord, à qui il avait été proposé, via le Dr Carrière, médecin personnel de la Comtesse de Chambord !

En l’état actuel de nos informations, il nous semble permis de faire l’hypothèse que le coeur « Louis XVII » récupéré en juillet 1830 dans un coffret de bois, ( et non plus dans un vase de cristal ) , par Pierre Pelletan, a été remis via le Dr Bourdon, collègue du Dr Jules Pelletan de Kinkelin à Frohsdorf, avant la mort du Comte de Chambord le 24 août 1883 … 

Il s’agit là d’une première esquisse, que nous complèterons et justifierons ultérieurement en détail, destinée dans l’immédiat à passer non plus sous le rasoir national, mais à répondre aux exigences de principes du rasoir d’Occam …

En attendant feu tous azimuts, en ayant à l’esprit cette ode de Boileau :  

 

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
(De
L’Art poétique (1674)  – Chant I Nicolas Boileau )

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