Voici avec beaucoup de retard ( que nous prions Me Hugues Trousset de bien vouloir nous pardonner ) , un premier commentaire sur sa récente intervention dans le débat, d’où nous extrayons cette information particulièrement judicieuse et sur laquelle nous nous proposons de faire un arrêt sur image :
» Dans ce contexte, sera rappelé l’étrange silence d’Alcide de Beauschesne dans son livre édité en 1852 sur les exhumations de 1846 et leurs analyses. »
Ce qui nous invite à faire aussitôt un rapprochement avec d’autres informations dont le caractère est aussi étrange que cette juste remarque de Me Trousset :
Dans notre étude précédente, nous avons écrit :
1852 Alcide de Beauchesne
” Louis XVII: sa vie, son agonie, sa mort, captivité de la famille …,” ( Alcide Beauchesne , Plon, Vol.2 )
” Le cœur conservé par M Pelletan fut renfermé dans un vase de cristal sur lequel étaient gravées les lettres LC monogramme de Louis Charles, dix sept étoiles aussi gravées sur le couvercle formaient une couronne surmontée d une fleur de lis dorée.
Ce vase demeura en dépôt à l archevêché de Paris d où il disparut lors du pillage de cet édifice le 29 juillet 1830.
M Gabriel Pelletan fit rechercher le cœur qui est aujourd hui en sa possession “
Ce faisant de Beauchesne reprend en partie l’information donnée par Laurentie en 1845, mais sans préciser à quelle date et dans quelles conditions le coeur a été déposé à l’archevêché de Paris !
Serait-ce en raison des doutes exprimés par Laurentie et à cause des graves questions provoquées par le refus d’accepter ce coeur de la duchesse d’Angoulême, qui était décédée le 19 octobre 1851 ?
En outre, sauf erreur grave ou confusion de notre part, Alcide de Beauchesne est le PREMIER HISTORIEN qui nous révèle ( 30 ans après, si on accepte le témoignage de l’historien Laurentie ) que le coeur » Louis XVII-Pelletan » qui aurait été remis à Mgr de Quelen dans un vase de cristal, portant le monogramme LC et dix-sept étoiles !…
*** 1845 *** Pierre Sébastien Laurentie
” Histoire de France” Pierre Sébastien Laurentie ( Lagny frères ) (p 587 – merci Philippe )
” Quant aux restes de l enfant j ai su de la bouche de Mgr de Quélen le vénéré et toujours regretté pontife que tout n avait pas alors disparu. Le coeur avait été conservé par le docteur Pelletan dans une boite de plomb scellée de son sceau et cette relique avait été remise vers 1821 à M de Quélen alors coadjuteur de Paris. En 1830 cette boîte fut jetée dans la Seine par les démolisseurs de l archevêché. ”
Est-ce que par hasard, avec la mort de la duchesse d’Angoulême, le 19 octobre 1851 – requiescat in pace !… - nous ne serions pas à un carrefour crucial pour l’étude de la traçabilité historique du coeur » Louis XVII – Pelletan » ?…
Or c’est en 1854 que Gabriel Pelletan a rédigé sa note sur la découverte faite par Lescroart en août 1830 ( 1ere version ) corrigé ensuite par février 1831 ( seconde version donnée en 1894 par la Revue Rétrospective !… ) juste un an après avoir récupéré le coeur qu’il avait laissé en dépôt chez sa mère, dont on n’est pas tout à fait certain de son identité !
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, quand cela était devenu vital pour lui, Gabriel Pelletan n’a pas pu retrouver cette note qu’il avait trop bien caché …
Et aujourd’hui encore, on ignore donc – aux dires mêmes de l’historien mondialement connu pour avoir résolu l’énigme Louis XVII … – où sont conservés ces si précieux certificats attestant l’irréfutable traçabilité historique du » coeur Louis XVII » inhumé à saint-Denis depuis le 8 juin 2004 !…